Vu sur le net :: PERSONNES ÂGÉES, LA MALTRAITANCE AUTORISÉE EN TOUTE LÉGALITÉ !

personnes agées

Quand j’étais plus jeune, j’allais souvent rendre visite à ma vieille marraine dans sa maison de retraite. C’était une corvée je l’avoue, et cela même si j’adorais ma marraine, car l’endroit était sinistre et faisait peur à mes enfants. Tout était propre dans cette maison et les chambres étaient très bien tenues, le réfectoire impeccable et la directrice souriante. Aucune maltraitance, rien… mais les retraités qui y séjournaient étaient sans vie, hébétés devant la télévision ou devant une fenêtre. Une sorte de torpeur malsaine envahissait les lieux, un silence feutré qui m’a toujours mise mal à l’aise. Ce que j’ignorais, c’est que tous ces petits grands-pères et grands-mères semblaient sans vie non parce qu’ils étaient vieux et séniles, mais parce qu’ils étaient, pour la plupart, assommés de médicaments de toutes sortes.

Une personne âgée en maison de retraite prend, en moyenne, huit médicaments par jour
La France est un peu la mauvaise élève de l’Europe en matière de consommation de somnifères, hypnotiques, tranquillisants, anxiolytiques et antidépresseurs. Nous prenons deux fois plus de psychotropes que nos voisins et ce sont les personnes âgées, à qui l’on en prescrit à tire-larigot, qui en utilisent le plus. Et en plus, mauvaise nouvelle mesdames, les femmes sont deux fois plus nombreuses à en consommer que les hommes. La Haute Autorité de Santé (HAS) reconnait que le système médical pousse les personnes âgées à prendre beaucoup trop de psychotropes.

Ils sont plus vulnérables parce que surmédicamentés !

Le problème avec les psychotropes, c’est qu’ils ont des effets secondaires dévastateurs. Accoutumance, abrutissement, confusion permanente. Une personne âgée qui est assommée de psychotropes est plus vulnérable, car la confusion ou l’abrutissement peuvent entraîner des chutes et des fractures.
Au début de l’année 2012, une étude, publiée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), révèle que les recommandations concernant la prescription de médicaments, surtout les benzodiazépines (tranquillisants mineurs), sont régulièrement dépassées. Le professeur Claude Jeandel, gériatre au CHU de Montpellier, souligne que “la iatrogénie, c’est-à-dire la prise de médicaments incompatibles entre eux, est le résultat de prescriptions inadaptées et entraîne 20 % des hospitalisations des plus de 75 ans”.

Les personnes âgées n’ont même plus envie 
de se soigner autrement

En décembre 2010, Jehan Monflier, infirmier de son état, a mené une enquête sur sa patientèle âgée de plus de 75 ans et, même s’il ne l’a pas faite à grande échelle, ses conclusions sont pour le moins intéressantes.

• Les personnes âgées en institution préfèrent désormais les médicaments allopathiques aux plantes médicinales. Réfléchissons… Nés dans les années 30, il ont véuc un un peu la guerre et beaucoup les trente glorieuses et la joie du progrès. Les traitements du début du 20ème siècle leur sont presque inconnus.

• Les formes d’absorption demandant le moins d’effort sont les plus prisées.

• Certains traitements naturels du passé ont encore bonne réputation auprès des personnes âgées, mais très peu de personnes sauraient trouver un professionnel pour leur prescrire un traitement de ce type.

• Les personnes âgées préfèrent les médicaments remboursés aux compléments alimentaires non-remboursés.
Bref, les médecins prescrivent, les infirmiers administrent, les patients avalent, la sécu rembourse… Tout va bien.

Les médicaments sont bourrés de sel ou de sucre, ça les tue à petit feu

Une patiente âgée s’étonnait de ne plus manger de sel et pourtant d’avoir toujours de l’hypertension. Sa naturopathe lui dit « Regardez la notice de vos médicaments et voyez le sodium qu’ils contiennent. Comme vous en prenez 25 par jour, imaginez un peu ce que vous prenez comme sodium, seulement dans vos prescriptions médicales ! ». L’excès de sel est un danger pour la santé et pourtant, on en administre à profusion, ne serait-ce que sous forme de paracétamol. Regardez vous-mêmes ! Même chose avec l’aspartame qui est un danger pour la santé, ce qui n’empêche pas les diabétiques d’en prendre dans leurs médicaments. Vous n’avez pas l’impression qu’il y a quelque chose qui cloche ?

Stopper la surmédication en maison de retraite

La vieillesse est un naufrage, déclarait Châteaubriant (repris par de Gaulle) . Sans doute le serait-elle moins si l’on changeait de façon de procéder. C’est en tout cas ce que pense Linda Leininger, qui est naturopathe et sophrorelaxologue. Elle se bat et milite depuis 2005 pour la bientraitance par des méthodes naturelles.

Profondément choquée par le décès de sa grand-mère à 93 ans pour « intoxication médicamenteuse », elle lance, en novembre dernier, un appel – sous forme de pétition – à la Ministre chargée des aînés, Michelle Delaunay, lui demandant instamment de bien vouloir faire cesser la maltraitance et de reconnaître le caractère bien-traitant des méthodes naturelles. Outre la demande d’un véritable soutien de la Ministre, Linda Leininger, lui soumet un programme pour mettre en place la bien-traitance des personnes âgées par des méthodes naturelles.

Et je ne vous parle même pas de leur alimentation

Seules les maisons de retraite “chic” ont créé de vrais programmes nutritionnels pour leurs clients. Mais dans une maison de retraite lambda – et bien que l’on assure aux familles le contraire – les repas proviennent en général des sociétés de restauration collective, genre Sodexo. Bien entendu, on explique aux proches que ce sont des nutritionnistes diplômés qui élaborent les menus. Si c’est comme à la cantine, j’en doute ! Ce sont les mêmes nutritionnistes qui insistent pour proposer de la viande et un produit laitier à chaque repas… Inutile de préciser que les ingrédients sont rarement bio et que les quelques fruits et légumes sont lavés et relavés, cuits et recuits, pour éviter tout problème d’inoxication. En clair, il ne reste aucun nutriment dans la nourriture quotidienne de nos aînés quand ils sont en maison de retraite !

Mais alors, la bientraitance ce serait quoi ?

La Bientraitance est une attitude qui a pour particularité de partir des besoins et des désirs de l’autre dont on s’occupe et qui est en position de vulnérabilité. La bientraitance de nos aînés, c’est le respect de l’humain, c’est être à l’écoute des personnes âgées que ce soit à la maison, en institution ou en hôpital. C’est un mélange, une collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine naturelle qui participe au bien être des personnes âgées qu’il faut contenter sans blesser et à qui il faut apporter sans nuire. Préconisée par Linda Leininger, entre autres, la bientraitance consiste à fournir des soins de confort par des méthodes douces qui augmentent la relaxation, le bien-être et la sérénité de nos aînés.

Quelles méthodes naturelles conviennent aux personnes âgées ?

J’ai interrogé Linda Leininger sur le programme qu’elle a soumis à la Ministre. Linda connaît bien la gérontologie et elle suggère nombre de méthodes naturelles qui peuvent aider à la bientraitance des personnes âgées. Voici en quelques lignes ce qu’elle recommande :

• La sophrologie est une thérapie naturelle qui développe la conscience de façon à activer de façon harmonieuse le corps et l’esprit en chassant peurs, stress, angoisses et tensions. La sophrologie vous apprend à mieux respirer, à reprendre confiance, à vous aimer à nouveau, à combattre bien des maux de notre société.

• La réflexologie plantaire est un massage doux des pieds réalisé avec les doigts par pression des zones réflexes de la voûte plantaire. A chaque zone réflexe correspond une partie du corps, un organe. Considéré comme une médecine douce, la réflexologie plantaire permet donc de localiser les tensions du corps et autres dysfonctionnements et de les faire disparaître. Non invasive, simple à mettre en oeuvre, elle est particulièrement adaptée aux personnes âgées.

• L’ergothérapie, quant à elle, permet de maintenir, de restaurer et de permettre les activités humaines de manière sécurisée, autonome et efficace. Elle prévient, réduit ou supprime les situations de handicap en tenant compte des habitudes de vie des personnes et de leur environnement. L’ergothérapeute est l’intermédiaire entre les besoins d’adaptation de la personne et les exigences de la vie quotidienne en société.

• L’iridologie est une méthode d’examen de la partie colorée de l’iris permettant d’analyser le terrain de la personne et ses déviations métaboliques. En France et en Norvège, l’iridologie se classe au 8ème rang des thérapies alternatives les plus utilisées. L’iridologie s’intéresse à la vitalité de la personne, aux dispositions morbides héritées et acquises, aux dysfonctionnements et aux troubles qui petit à petit mènent aux pathologies. L’iridologie peut dépister des signes avant-coureurs, et ce quelquefois bien des années à l’avance, sans qu’aucun symptôme ne se soit manifesté. Ici encore, il n’y a aucun examen difficile à supporter pour une personne âgée.

• La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle imitant celle du soleil. En maison de retraite, on voit rarement le soelil, et on ne s’expose pas en bikini dans le parc (quand il y en a un). Les effets bénéfiques de la luminothérapie peuvent se faire sentir dans certaines affections comme les maladies de la peau, les troubles du sommeil ou les problèmes de dépression.

• La thanatothérapie permet d’accompagner ceux qui sont en fin de vie, en utilisant la sensibilité des mots pour les apaiser. Rappel de souvenirs, mise en place d’un cadre apaisant, réconfortant, sécurisant et qui permet un bel accompagnement à ceux qui sont en train de partir. Il s’agit là d’offrir un cadre qui convienne au respect de la personne qui s’en va.

Si j’étais à votre place

Vous l’avez compris, si l’un(e) de vos proches est en maison de retraite, vous ne pouvez pas l’abandonner aux bons soins de la médecine… mais vous ne pouvez pas faire grand’chose pour l’aider car toutes ces pratiques thérapeutiques sont un peu répréhensibles aux yeux du corps médical ou paramédical. Ce n’est pas le cas partout et si vous avez la chance d’avoir un personnel compréhensif, c’est formidable. Mais sachez tout de même qu’à tout moment, l’institution peut intervenir pour vous causer des ennuis.

Donc, si j’étais à votre place

•    Pour les carences en nutriments. Je me produrerais de la poudre de baobab. Il faut en saupoudrer sur sa nourriture, ça n’a pas de goût particulier. Présentez là dans un pot d’épices ou une boîte de sucre pour ne pas attirer l’attention, c’est blanc… Il y a là dedans des centaines de nutriments. Je vous renvoie à la lecture de notre précédent article sur cette poudre ici.

•    Pour la mémoire et contre la douleur : l’huile de Périlla. Là encore, présentée en bouteille d’huile alimentaire, c’est mieux. Ce sont des oméga 3 végétaux, ça n’a pas de goût, on en met un peu partout dans la cuisine. Là encore, nous avons publié de nombreux articles sur cette huile, la plus riche dans cette catégorie, et sur les oméga 3. Je vous renvoie par exemple à celui-ci.

•    Contre le manque d’exposition au soleil : la vitamine D3. Vendue maintenant sous forme d’émulsion, on peut presque en mettre sur son dessert comme si c’était de la crème fraîche. C’est un peu cher, et nous avons trouvé le meilleur tarif du marché ici.

•    Pour assainir son environnement : mettez un diffuseur dans sa chambre. Linda Leininger m’a suggéré un mélange d’Eucalyptus radiata, de romarin, sapin de Sibérie à diffuser tout au long de la période hivernale.

•    Pour rencontrer un thérapeute pratiquant une ou plusieurs des disciplines citées plus haut : trouvez-en un en consultant les annuaires sur internet. Il y en a un peu partout, ils se déplacent, c’est facile. Organisez vous-même le rendez-vous et les rappels automatiques, vous n’êtes pas obligé de dire la raison de cette sortie qui peut être mensuelle seulement.

Et pour finir, une petite tisane le soir, différente selon les petits problèmes de santé qu’on a. Le personnel n’y verra qu’une lubie de grand-mère. Ce petit moment de douceur sucrée qui accompagne un bienfait, c’est aussi cela la bientraitance je crois. Je vous en livre quelques-unes qui me semblent bien utiles pour les personnes âgées, mais la liste est bien plus longue.

•    La camomille matricaire combat la fatigue, facilite la digestion, calme les douleurs de l’estomac, active les fonctions du foie. Calmante et antalgique, elle soulage les migraines, les douleurs articulaires et de rhumatismes.

•    L’infusion de clou de girofle est antiseptique et antalgique. Elle calme la douleur dentaire, aide à la digestion et évite la grippe.

•    Une tisane de feuilles de l’oranger Bigaradier favorise le sommeil, calme les angoissés, facilite la vie des stressés.

Certains diraient que s’occuper du bien-être de nos aînés, c’est aussi préparer notre vieillesse. Non… S’occuper d’eux, c’est avoir du respect pour leur capacité à rester dans un état digne malgré leur âge. C’est aussi les sauver du piège dans lequel nous les avons fourrés parce que nous ne savions pas…

Portez-vous mieux.

Caroline Morel

2 commentaires pour "Vu sur le net :: PERSONNES ÂGÉES, LA MALTRAITANCE AUTORISÉE EN TOUTE LÉGALITÉ !"

  1. ROSSEL dit :

    A la base du problème ,il y a un manque criant de personnel affecté aux soins. Le quota réglementaire en EHPAD est de 1 aide-soignant pour 16 résidents quelles que soient les pathologies dont sont affectés les intéressés. La nuit il est fréquent qu’un seul personnel ait en charge 80 personnes agées sans pouvoir compter sur la présence d’une infirmière en cas de besoin. Il y a un décalage énorme entre le discours convenu (“humanitude” ,”bien-traitance” et autres fumisteries issues du vocabulaire politiquement correct) et la réalité. La charge de travail des soignants ne leur permet pas de s’occuper de façon satisfaisante de personnes fragiles et ,il faut bien le dire ,pas toujours faciles à vivre. Cette situation ,connue des décideurs mais soigneusement ignorée ,est la porte ouverte aux dérives les plus scandaleuses. Comme toujours ,quoi qu’on en dise ,c’est la logique comptable qui prime au détriment de l’humain.

  2. Propagandevelour dit :

    “vous ne pouvez pas faire grand’chose pour l’aider car toutes ces pratiques thérapeutiques sont un peu répréhensibles aux yeux du corps médical ou paramédical”.
    Pour avoir travaillé en maison de retraite je peux vous affirmer que ce salopard de corps médical et ces ordures de professions paramédicales n’attendent que ça: des familles impliquées dans la prise en charge de leurs ainées.Personne ne vous empêchera de donner un bain de confort à votre grand mère ou d’aider votre père au moment de son repas.Malheureusement ce genre de choses n’arrivent jamais;pas par une volonté de blocage de la part des équipes qui font leur possible avec les moyens alloués mais par abandon familial.Il est toujours plus simple de distiller des bons conseils à base de cristaux et de poudre de perlinpinpin derrière un ordinateur,plutôt que de se déplacer en personne et participer de manière simple et concrète au bien être de ses proches.De plus,si la prise en charge des seniors vous révolte, rien ne vous empêche de trouver un emploi en maison de retraite et de changer le monde.C’est curieux,personne ne se bat pour y travailler.

Un truc à dire ?