Bon Chic, Mauvais Genre

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Genre, du latin « genus » qui signifie « catégorie, type, espèce » puis ensuite « sexe ».
Le concept de genre sert en sciences sociales pour les théoriciens du genre, à distinguer les différences non-biologiques entre hommes/femmes…Initié par Money, il est ensuite repris par Zimmerman et Judith Butler. Le principe de la théorie du genre est de prouver qu’une identité sexuelle ne se forge pas à partir de la nature biologique d’un individu, preuve en est la transsexualité, l’hermaphrodisme. Les conséquences d’une telle affirmation reviennent à passer outre notre nature initiale, établie biologiquement.

??? Euh pardon ?


Ok. Encore un article de socio-philo-intello-facho-bobo-catho-et d’autres trucs en O me direz- vous, contre la théorie du genre, arriérée et passéiste qui pense que l’homme est supérieur à la femme, que les homosexuels/transsexuels/bisexuels sont des malades mentaux…
Non, Belle & Rebelle, c’est aussi l’honnêteté intellectuelle. Bien sur, je ne vais pas vous ressortir mes cours de socio ni faire une dissertation historico-philosophique sur le genre. On n’est pas là pour ça, mais je vous propose simplement d’analyser l’expérience Reimer du docteur John Money. Cette expérience fut le début des réflexions sur le genre.

1960 : le cas Reimer

Petit résumé rapide. David Reimer est un petit américain, des années 60, dont la circoncision a échoué, lui laissant une verge calcinée. Dépourvu de son attribut masculin, le docteur Money psychologue néo-zélandais spécialiste de l’hermaphrodisme propose alors à ses parents de lui donner un prénom de fille –Brenda-, et de l’éduquer comme une fille, afin de prouver qu’il pourra quand même s’épanouir avec une identité sexuelle qui n’est pas celle biologique. Or, l’expérience est un échec : à 8 ans, David-Brenda se voit retirer ses testicules, à 13 ans, il menace ses parents de se suicider s’ils l’obligent encore à consulter le docteur Money. Je vous passe les détails des épreuves abominables qu’a du traverser David-Brenda, pour entrer dans la peau d’une fille (simulation de relations sexuelles avec son frère jumeau pour éveiller le désir, prise de médicaments à outrance…). A 15 ans, il se révolte, arrête les traitements hormonaux du docteur et prend de la testostérone. Inutile de vous cacher l’état de dépression, on le serait pour moins que cela. Il finit par se suicider, perturbé et détruit par ces problèmes d’identité.

Un détail important : les parents de David lui avaient caché son identité biologique, qui était masculine, malgré son accident de circoncision. Néanmoins, persuadé qu’il était une fille, l’enfant a très mal grandi, rattrapé par sa nature biologique. Sa voix a mué à l’adolescence, il était attiré par les filles… Conclusion : Il ne suffit pas de se persuader par la pensée, que l’on est une fille/un garçon, pour en devenir une/un. Echec pour Simone de Beauvoir, mère du célèbre « On ne naît pas femme, on le devient ».

« Chassez le naturel, il revient au galop »

A cette réflexion, une question s’ensuit : Peut-on vraiment et honnêtement (j’insiste sur l’honnêtement !) être épanoui dans un corps qui n’est pas le nôtre initialement, quand bien même on l’a choisi ? ex : Je choisis de devenir un garçon, je me fais greffer un appareil génital adéquat (c’est beau la science) et suis un traitement hormonal. Ma pensée sera-t-elle plus forte que la nature ? « Je suis un garçon, je suis un garçon, je suis un garçon » et hop je le deviendrais ? Nul besoin de sortir de normal sup’ ou Science Po pour constater qu’une graine de céleri ne donne pas de tomate ! L’expérience du petit David (et ce n’est pas la seule !) le prouve très clairement, au mépris des affirmations fumeuses du docteur Money.

Gen-reviens pas !

Certaines personnes se sentent mal dans leur corps, qu’à cela ne tienne. On les comprend, leur vie ne doit pas être facile tous les jours. Mais doit-on par conséquent, faire douter tous les autres qui eux, se sentent bien avec leur sexe, ne se posent pas de questions, voire n’ont même pas encore conscience de ce genre de chose ? (les enfants pour ne pas les citer)

Eh bien oui, le ministère de l’Education Nationale a jugé bon, -coupant l’herbe sous les pieds au libre-arbitre des parents dont c’est le rôle- d’inciter les enfants à la réflexion, et ce dès leur plus jeune âge, période de leur vie où leur défense intellectuelle est plus faible qu’à l’âge adulte. Les enfants ne sont pas encore armés pour réfléchir à la sexualité. Il faut les protéger de cette institution qui tente de les pousser trop vite dans le monde des adultes, et de construire une société transgenre.

« Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? » et « Tous à poil » ? Un peu d’honnêteté et de bon sens, il est ridicule de proposer ces « livres » à des enfants !

Belle& Rebelle est allée écouter Farida Belghoul il y a 2 semaines à Paris, qui livre une lutte acharnée et admirable contre le système. Elle fait de la pudeur et l’intégrité des enfants son cheval de bataille. Sa solution ? La JRE, c’est par ici : http://www.jre2014.fr/mot-clef/farida-belghoul/

Mais en fin de compte, pourquoi une telle précipitation autour des programmes ? Que veut l’Education Nationale ? Déboussoler la société de demain ? Façonner des futurs adultes perturbés par des problèmes identitaires qui changeront de sexe tous les ans ? Les voilà bien partis.

Qui sème le vent récolte la tempête..

Hanna Karente-nine

 

Plus d’info par ici:

Site de l’Observatoire de la théorie du Genre

Chronique de Michel Onfray  (détails sur le cas Reimer)

6 commentaires pour "Bon Chic, Mauvais Genre"

  1. nanou dit :

    Excellent, juste en lisant le titre, le nom de Farida Belghoul m’est venu à l’esprit. Apparemment nous avons les mêmes références !!!!

  2. carlin dit :

    Merci pour ces informations concernant le “Dr” Money (le bien monné, pardon : nommé, car j’imagine qu’il a fait pas mal de fric en détruisant la vie d’un grand nombre d’enfants, il aurait peut-être pu s’appeler aussi Dr Folamour) et Farida Belghoul. Pour la théorie du genre, comme pour l’adoption d’enfants par des couples unisexes (je crois que c’est le terme politiquement correct) et sans doute bientôt la GPA, la PMA et peut-être la pédophilie, le nature reprendra ses droits après qu’une partie d’une génération aura été sacrifiée sur l’autel du ” progressisme éclairé “. En attendant, protégeons déjà les nôtres.

  3. lucie dit :

    moi aussi je vais te raconter une histoire.
    c’est l’histoire d’un petit garçon canadien, avec un papa et une maman. on est donc chez les blancs hétéros cis-genre, tout va bien.
    à l’âge de 3 ans, il ne veut plus que ses parents lui coupent les cheveux “comme un garçon”.
    quelques mois plus tard, il leur dit : “j’aimerais que toute la famille meure comme ça je pourrai ne plus être un garçon”. (on connaît les enfants, c’est pas bien grave qu’il dise “que toute la famille meure”…)
    à l’âge de 5 ans, ses parents le voyant de plus en plus se dégrader, ils lui disent : “ok, tu seras une fille”.
    elle est super heureuse maintenant.
    sûrement parce qu’elle a de super parents.

    ses parents en ont fait une vidéo, pour raconter l’histoire, aider les autres parents à qui ça peut arriver. je te l’enverrai, si tu te sens capable de la regarder.

    pour finir, un petit chiffre du ministère de la santé : 8000 bébés par an naissent en france avec un organe génital considéré comme “ambigu”. autrement dit : 8000 bébés en france par an que les médecins ne savent pas “genrer”.
    alors ton genre, il me fait marrer, tu vois.

    • Ces enfants sont stériles! Résultats d’un brassage chromosomique malheureux, ils n’ont pas de pérennité.
      Ici on assure notre continuité… Et non, on ne rapporte pas tout à la maternité, seulement au bon sens!

Un truc à dire ?