Alors on danse!

Alors on danse

Ca y est, on est samedi soir. Rien de tel qu’une sortie entre copines pour terminer cette semaine métro, boulot, dodo. Alors ce soir, je me lâche, je danse toute la nuit. En plus je vais pouvoir étrenner cette petite robe  à fleurs qui n’a jamais vu l’ombre d’une piste de danse.

Pile.

Direction Paris, ses rues illuminées, ses bars ouverts toute la nuit. A la deuxième tentative, nous entrons gratuitement dans une boîte. Pas très agréable de draguer le videur, mais ça vaut bien ça ! Mes copines, ma petite robe à fleurs et moi nous retrouvons sur la piste de danse.

Pour vous décrire cet écosystème, se retrouvent des militaires coiffés court déjà éméchés, une bande vraisemblablement du quartier populaire voisin d’après leurs tee-shirts tagués, leurs casquettes taguées, leurs chaussures taguées, des filles en manque de tissus d’après la surface qui protège leur corps… et moultes autres personnes !

Le DJ envoie le son, caché dans sa cage en plastique. Avec son casque, c’est Mickey en crise d’épilepsie ou en manque de coke ou les deux. Mais peu importe, on est là pour s’amuser ! D’ailleurs, elle est bien cette chanson, on l’entend sur toutes les radios. C’est Rihanna, Lady Gaga, Shakira ? De toute façon, elles se ressemblent toutes, comme les danses qui les accompagnent !

Et nous enchaînons les danses, quand une petite frappe se colle à moi, comme ça ! Je le repousse et hop, ça ne traine pas, me voilà une salope car « je l’allumai ». Maudite robe à fleurs et maudite Rihanna-Lady Gaga-Shakira…

Ah, voilà le beau brun repéré en début de soirée, mais qui se frotte contre deux filles dont les prénoms finissent sûrement en a. Je m’attendais à quoi ? Au prince charmant ?

C’est sûr, nous ne retournerons pas en boîte…

Face.

Direction Montreuil pour le Carambal ! Me voilà à mon deuxième bal « trad » comme on dit là-bas.

Pour vous décrire cet écosystème, se retrouvent sur la piste de danse des bretons exilés arborant des pins’s « menhirs libres », des bobos à veste en poil de lama de Colombie (mais provenant du commerce équitable), des habitués des festivals trad emmenant femme, enfants et grand-père à l’assaut du dance floor et moultes autres personnes !

Belle soirée en perspective. Les six musiciens du groupe commencent à jouer. Ils ont la pêche ! Leur musique nous entraîne dans une danse en cercle où le changement de partenaire est de mise. Ça me permet de repérer quelques spécimens intéressants et qui semblent intéressés par ma petite robe à fleurs.

Et nous enchainons les danses, en groupe, en couple, invitées par de charmants jeunes hommes mais aussi par des grands-pères dynamiques, connaissant certaines variantes de l’arrière pays bigoudens. Et même si certaines n’ont jamais dansé du trad, les autres danseurs n’hésitent pas à montrer les pas.

Ah, voilà le beau brun repéré en début de soirée. Il m’invite pour une mazurka ; c’est mon choix d’accepter ou pas, de me rapprocher de lui ou pas. Cette mazurka et ma robe à fleurs semblent opérer de concert…

C’est sûr, nous retournerons à un bal « trad » !

Où apprendre à danser le “trad” ? Les grands bals de l’Europe

Agathe M.

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