Nos lectures :: Inégalité des sexes

Inégalité des sexes

Les femmes ne sont pas les égales des hommes. Elles sont beaucoup plus précieuses. Le mouvement d’émancipation des femmes et maintenant le mouvement féministe, visent à abolir les différences entre les sexes. Il est évident que pour un même travail le salaire devrait être le même.

Cependant tout directeur ou DRH de n’importe quelle entreprise sait que les hommes et les femmes conviennent à des genres de travail différents. Il existe des prédispositions psychologiques différentes et des limitations biologiques différentes.

Comme Chesterton le disait pour rire, les chantres de l’émancipation avaient un slogan : “on ne nous dictera rien”… puis elles devinrent toutes rapidement sténodactylos ! Il s’avérait qu’elles conviennent parfaitement au travail de secrétaire. Elles savent s’occuper des détails, elles peuvent penser à plusieurs questions en même temps et s’en souvenir, elles peuvent pressentir l’humeur du patron et elles peuvent apaiser les tensions.

D’un autre côté, elles ont généralement moins de succès dans les postes de direction. Elles prennent leurs décisions en suivant leurs sentiments plutôt que la raison, en cas de crise elles s’effondrent plus facilement, elles prennent moins d’initiatives et elles sont moins portées à prendre des risques.

Évidemment il y a des exceptions. Il existe des femmes plus sûres d’elles-mêmes, plus assidues et dures. Nous disons qu’elles se comportent en hommes. Tous ces traits sont élogieux, flatteurs, ils augmentent leur valeur. L’existence de ces femmes est à la base des programmes d’émancipation et du féminisme. Ils prétendent qu’il s’agit là de traits acquis, que toute femme pourrait donc acquérir et que, si ce n’est pas le cas, c’est parce qu’elles ont été reléguées à des rôles subalternes.

Les féministes, ces anti-femmes!

Il y a aussi des exceptions en sens inverse. Il existe des hommes avec des caractères féminins, se comportant comme des femmes, efféminés. Ce ne sont pas là des compliments et personne n’éduque consciemment dans cette voie.

Cependant, le prétendu “mouvement féministe” conduit à une perte des traits féminins chez les femmes. C’est donc, en réalité, un mouvement antiféministe. Jean-Paul II a parlé dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem du “génie qui appartient aux femmes”, de l’ensemble des caractères exclusivement féminins qui définissent la valeur spécifique et exceptionnelle des femmes.

Et pourtant, dans le monde actuel, les femmes cherchent à perdre ces traits spécifiquement féminins et veulent agir en égales des hommes. Peut-être que le mot “veulent” est inapproprié ici : on les pousse à croire que c’est ce qu’elles veulent, que c’est ainsi qu’elles devraient se comporter. Mais tout cela est fondé sur un mensonge. Elles sont différentes ; elles possèdent un génie spécifiquement féminin, ce petit extra que les hommes n’ont pas et qui détermine leur vocation spécifique.

Uniformisation, asexualisation!

L’objectif d’élever chacun dans la même direction, celle de la masculinité, est en fait une insulte aux femmes. Il dégrade la féminité, il la traite comme une valeur inférieure, comme un état dont on doit essayer de se libérer. De plus en plus fréquemment, le respect traditionnel pour les femmes disparaît. Elles ne sont plus traitées comme le sexe faible méritant une considération spéciale.

Les délicatesses telles que laisser passer une femme d’abord, l’aider, lui céder sa place dans le bus, la servir la première à table, etc., ces éléments de respect spécial pour le sexe faible disparaissent. Le travail ménager est traité avec mépris comme le prouve l’expression “femme sans emploi”. C’est très insultant, car les ménagères sont des femmes qui travaillent beaucoup.

Visant l’égalité avec les hommes, les femmes ont décidé d’abandonner le fardeau de la féminité qui entrave leurs carrières. Nous observons que de plus en plus souvent la femme qui a réussi, qui est indépendante, vit avec une approche désinvolte de la vie sexuelle, tout à fait séparée de l’engendrement des enfants. Cela signifie l’abandon de tout ce qui touche à la maternité. Et de maternité nous en avons de moins en moins.

Maciej Giertych – Inégalité des sexes (2008)

4 commentaires pour "Nos lectures :: Inégalité des sexes"

  1. Pirouette dit :

    Très bon article, qui sonne tellement juste.

    Le féminisme est le mouvement le plus misogyne qui soit; il a distillé lentement mais sûrement dans la tête des femmes le mépris d’elles-même, la haine de leur genre. Parallèlement à ça, le féminisme a éduqué les filles dans le mépris de la virilité. Nous sommes ici dans la suite logique de cette politique qui vise à inspirer la haine de soi aux européens pour mieux les faire disparaître…

    Mais il paraît que c’est une paranoÏa un brin raciste…

  2. nanou dit :

    Et si nous étions tout simplement complémentaires !!!
    Les femmes sont douées pour certaines choses, les hommes pour d’autres.
    Arrêtons avec ce féminisme de M…. !!

    • maxi-mode dit :

      Je suis tout à fait d’accords avec vous nanou, il faut arrêter tout ça ! La différence entre l’homme et la femme sera toujours là, mais cette différence est plus une complémentarité et non pas une opposition.

  3. Solenn dit :

    Il me semble que vous visez ici un féminisme fantasmé, castrateur, rempli de harpies lesbiennes qui brûlent leur soutien gorges et ne rêvent que de lobotomiser les hommes pour en faire des esclaves dans un monde dominé par une horde d’amazones sauvages.
    J’aimerais nuancer cela. Prenez Chesterton. A son époque, il est inconcevables que certaines professions soient exercées par des femmes : professeur d’université, médecin, journaliste, écrivain, chef d’orchestre (et un grand nombre de profession artistiques d’ailleurs). Aujourd’hui, lorsque vous emmenez votre fille chez la pédiatre, pensez-vous immédiatement “quelle affreuse féministe qui renie sa féminité pour exercer une profession taillée pour des qualités masculines ” ?
    Pensez-y lorsque vous qualifiez certaines fonctions ou certains métiers de “féminins” ou de “masculins”.

    Allez, un autre exemple pour la route. Attribuer le rose aux filles et le bleu aux garçon est une mode récente. Jusqu’au premier tiers du XXeme siècle, le rose était attribué au garçon, car dérivé du rouge, couleur violente, énergique et guerrière s’il en est. Le bleu, couleur mariale, était préférée pour les petites filles. Aujourd’hui si vous allez acheter un petit pull pour le dernier de votre meilleure amie : bleu ou rose ?

Un truc à dire ?