Les hommen ? On vous aime !

Hommen

Lorsque j’ai vu votre première vidéo tourner sur le net, j’ai tout d’abord pris ça pour une vaste blague. Le coup des hommes armés de doudous, et marqués du symbole peace and love, cela m’a fait bien rire, mais je n’étais pas convaincue.

Et puis au fur et à mesure, on a vu votre combat se transformer. Votre engagement est devenu plus profond, plus réel sans pour autant se départir de cette auto-dérision et de cette humilité, si rares sur le terrain médiatique. Et là, je suis devenue votre fan numéro un!

Sans doute, ça fait un peu cliché, la nana qui ne se sent plus devant les beaux mâles torse-nus (bon plus ou moins beaux tout de même) et aux vertus chevaleresques qui s’en vont porter secours au plus faible. Mais c’est qu’on a perdu l’habitude de voir des hommes fiers et qui se revendiquent comme tels, sans mettre en avant un pseudo-féminisme de surface qui ne représente rien de réel, et cela juste pour éviter l’insulte suprême : sale macho !

Macho… Si dans notre société c’est synonyme de virilité, dans ce cas n’ayez pas honte de l’être, machos !

Et après tout, qu’importe ce que peuvent dire les médias, ce qui compte c’est que vous faites désormais partie du paysage, et que l’on attend toujours avec le même entrain vos fumigènes et vos banderoles, vos revendications fièrement inscrites sur vos corps et vos visages masqués. Et vous avez mis toutes les chances de votre côté pour marquer les esprits et en même temps leur déplaire, à eux, derrière leurs caméras et sur leurs plateaux télés !

Tandis que l’homme « normal » (décidément je n’aime pas beaucoup ce mot) du XXIème siècle se doit d’être seul, isolé, individualiste et donc combien plus manipulable, vous avez décidé de former une petite communauté d’hommes fiers, vous êtes un groupe constitué, organisé, solidaire sans doute ! Tandis que l’individu contemporain est invariablement vêtu de son jean et de ses baskets, qu’il ne se distingue en rien d’une masse globale et sans caractère, vous avez opté pour des codes vestimentaires et corporels en rupture totale. Vos pantalons colorés, vos peinture presque tribales et vos masques sont un signe d’appartenance à un groupe défini et solide, aux allures devenues peu à peu presque guerrières, et qui ravivent dans notre imaginaire collectif la culture européenne lointaine. Vous avez peu à peu troqué les images un peu niaises pour des symboles plus virils, lâchés les doudous pour les fumigènes, vous vous êtes aguerris au fil des gardes à vue, des affrontements contre les forces de l’ordre, vous avez abandonné vos mises en scènes enfantines et sans prise de risque pour des actions audacieuses et spectaculaires.

Et que peuvent faire les médias face à cela ? Dés que vous remuez le petit doigt, vous les attirez autour de vous, comme une horde de fourmis sur la moindre trace de sucre. Lorsqu’ils vous voient arriver, ils sont heureux, ils vont avoir quelque chose à se mettre sous la dent, à critiquer et à insulter, mais en faisant cela ils vous servent, ils vous rendent presque populaires, car votre audace fait rire ou force l’admiration. Et puis au final ils n’ont pas grand chose à dire à votre sujet, car vos masques entretiennent le mystère. Ces masques, brandis comme une revendication anonyme contre le système, comme un bouclier contre les foudres de l’autorité politique : comment s’attaquer à un ennemi qu’on ne connaît pas ? Et les journalistes, qui ont l’habitude de tout déballer sur la place publique, de tout disséquer pour mieux diffamer, se retrouvent alors sans moyen.

Enfin, à nous les filles, vous nous vendez du rêve ! C’est vrai, nous l’indifférenciation hommes-femmes, les théories du genre, on était presque forcées d’y croire malgré nous : tandis que les magazines féminins nous présentent l’homme idéal comme celui qui nous emmènera faire du shopping, celui qui s’épile et se disputera nos produits de beauté, tandis que nos potes nous appellent pour nous raconter leurs dernières histoires de cœur, comme nos copines, vous êtes là pour nous redonner un peu d’espoir, et nous dire que les vrais hommes existent, et que ce ne sont pas pour autant des grosses brutes sans humour et sans panache.

Bref, que vous dire d’autre sinon de continuer… car on vous aime !

 Marie Vermande

4 commentaires pour "Les hommen ? On vous aime !"

  1. P!erre dit :

    Je me souviens qu’on nous avait dit ça le 26 mai, le jour où nous avions tenté de dévier la foule sur les Champs à partir de l’itinéraire partant de Dauphine… “Continuez, on vous aime !”.
    Et les gens continuaient à suivre le flot, sans aucune volonté de se démarquer finalement, par peur de l’inconnu, de l’imprévu. “On vous soutient, mais vous comprenez…”
    Alors, de quoi êtes-vous capables ?

    • Marie Vermande dit :

      Le 26 mai les Belles et Rebelles étaient aux Invalides le soir, certaines ce sont aussi retrouvées sur le toit de Solférino avec une banderole Hollande Démission, et la plupart sont encore engagées dans divers mouvements, alors… ;)

  2. legourviere dit :

    très beau texte! c’est vrai que ca suffit les représentations de l’homme comme androgyne partout dans les pubs, les médias etc..!

  3. Luc dit :

    que ne ferait-on pas pour qu’un enfant puisse naître avec un père et une mère ! Mais où sont les médecins, psychologues et psychiatres ?

    En Afghanistan, des enfants sont élevés pour servir de chaire fraîche à des hommes :
    http://www.youtube.com/watch?v=cKp5-9a5CQg&feature=player_embedded
    Devenus adultes, ils sont incapables d’avoir une relation avec une femme !

    En Amérique du nord, deux lesbiennes encouragent un garçon adopté à devenir une fille ! il parait qu’il n’ a pas eu d’exemple masculin dans sa jeune vie :
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-2043345/The-California-boy-11-undergoing-hormone-blocking-treatment.html

    source : http://effondrements.wordpress.com/2012/08/04/perversite-sexuelle-des-mondialistes-sionistes/

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