Aujourd’hui Diane remet les écologistes à leur place, c’est à dire dehors!

Ecolos

Croissance verte, développement durable, capitalisme vert, taux de CO2, est-ce bien une façon de parler pour un écologiste ? Ce qu’on nous dit…

Tout un courant de pensée qui se dit progressistes, « ouverts », et post-modernes rejette la pensée écologiste, jugée naïve, qui met l’accent sur les limites de la planète et sur la transformation sociale. Les nouvelles technologies et le capitalisme mondial ne sont pas le problème, mais LA SOLUTION. L’avenir réside dans une adhésion sans frein aux biotechnologies, à la biologie synthétique, aux nanotechnologies, et à la géo-ingénierie…

Selon eux, il n’y a pas de limites à la croissance. L’homme est un dieu qui doit gérer la planète rationnellement avec des techniques puissantes. Le monde sauvage n’existe pas, la nature est une construction humaine et tout ce qui importe vraiment peut être mesuré par la science et avoir un prix sur le marché. La valeur de la nature est évaluée qu’à l’aune de ce qu’on peut en faire. Et ceux qui pensent différemment sont des romantiques. Ce message permet au gens de déculpabiliser aux sujets de leurs déplacements en avion, de leurs Ipads et de leur gaspillage quotidien. La science et le business s’occupent de tout, la nature n’aura qu’à s’y adapter.

La nature n’est plus un lieu propice au rêve, mais un champs d’action. C’est l’écologie dissoute dans la politique, l’administration et l’économie. Etre écologiste, c’est loin d’avoir une idée fixe sur le réchauffement climatique et les solutions technologiques à y apporter. Le langage de l’écologie est devenu technocratique et scientiste. Bien des gens aiment la nature, mais peu aimeraient débattre de la question de savoir si le nucléaire est mieux ou pire que le pétrole.

S’engager pour la nature à l’échelle humaine

Ce qui marche, c’est s’engager pour la nature à l’échelle humaine. Pourquoi ne pas aller explorer ce qui pousse près de chez nous et voir si c’est comestible ? Sauvegarder les abeilles et les papillons, les près humides, les bois et les parcs que nous aimons. Parcourir les collines, le bord du canal, les terrains vagues du coin, et observer comment la nature s’organise.  Il serait bon de nous salir un peu les mains, de nous mouiller les pieds, d’humer l’odeur de la pluie, et de nous attacher là où nous sommes, sur cette Terre, pour voir ce que nous pouvons faire d’utile.

Etre écologiste, ce n’est pas politique, encore moins une science, c’est un état d’esprit !

Diane Prullé-Rousseau

1 commentaire pour "Aujourd’hui Diane remet les écologistes à leur place, c’est à dire dehors!"

  1. Solenn dit :

    Votre argumentation, Diane, semble opposer l’amour de la nature et la science d’une façon un peu mortifère. C’est très joli de marcher dans le bois et ramasser des champignons, de méditer près d’un ruisseau, de participer à la sauvegarde de nos insectes (indispensables à notre survie). Si c’est pour ensuite pour retourner en 4×4 au chaud dans une maison mal isolée qui gaspille de l’énergie (que ce soit par un bon feu de bois ou du chauffage électrique), consommer des tomates au mois de janvier (fruit importé, au détriment des producteurs locaux ou nationaux qui en cette saison vous vendrait leurs patates et leurs navets).
    Alors oui, l’écologie c’est pas seulement “être copains avec les zoizos”, c’est adapter un système de production à des nécessités. Développer des véhicules hybrides, des carburants moins polluants, des panneaux solaires plus performants. C’est des bio-technologies, s’inspirer de ce que la nature fait de mieux pour s’adapter à ses contraintes.

    “Bien des gens aiment la nature” dites vous “mais peu aimeraient débattre de la question de savoir si le nucléaire est mieux ou pire que le pétrole”. Le problème c’est que ces gens ne peuvent pas ignorer que changer de voiture tous les quatre ans pollue, que leur électricité vient d’une centrale nucléaire dont les déchets posent encore problème pour être retraités. Pas besoin d’être morne et sans rêve pour vouloir agir d’un point de vu écologique.

    Au lieu de déresponsabiliser les gens, l’incursion d’une certaine science dans l’écologie responsabilité : vous pouvez et devez faire quelque chose, vous n’avez plus le droit d’ignorer, vous avez les moyens et le devoir de vous informer, vous avez du pouvoir (dans vos actions de tous les jours, dans vos achats, dans vos choix politiques), employez-le.

Un truc à dire ?