Jeudi vous êtes prises! Retrouvez Les Belles et Rebelles en réalité et en expo!

Des photos chocs aux plus banales, mais pour le moins saisissantes, Louis se débarrasse le temps d’une manifestation de ses opinions. Il se transforme en observateur, guidé par son objectif et son objectivité face aux événements.

Il suffit d’un geste.

D’un geste pour capturer l’instant. Tel un doigt sur une détente de revolver.

Un geste pour sauver les images, les souvenirs, tout ce qui peuple notre nostalgie, et qui nous montre l’envers du décor. Un sourire. Un exploit, une larme, tout ce qui est soumis à la lumière.

C’est le travail de Louis. Plus qu’un labeur, c’est une passion depuis petit. Il est celui qui vit pour la photographie. Qui ne sort sans son précieux objet. Comme nu sans sa boite à lumière. Parfois accusateur, parfois simplement informateur, il décrit par les images ce que d’autres décrivent par les mots. Savoir rester neutre, photographier des causes qu’on ne défend pas, est un travail de tous les instants.

Des photos chocs aux plus banales, mais pour le moins saisissantes, Louis se débarrasse le temps d’une manifestation de ses opinions. Il se transforme en observateur, guidé par son objectif et son objectivité face aux événements.

Louis a su nous montrer, au travers de ses reportages, les dessous des manifestations pour et contre mariage pour tous.

A travers la photographie, Louis nous plonge dans cet univers, réel, qu’est la contestation, le rassemblement, l’unité de personnes partageant les mêmes convictions. Il préfère garder pour soi ses opinions et ne faire que son travail, son devoir en quelque sorte, quelque soit la cause défendue par les manifestants. Son objectif ? Faire tomber les clichés, et comprendre.

Tacler les préjugés pour ne faire prévaloir que la vérité. Toute la vérité.

Les drapeaux flottant au dessus de la foule, les pavés jaillissant dans les airs, les visages crispés, abattus, révoltés. Les fumées inondant les rues parisiennes, les sirènes de la révolte, les mots chocs, les poings levés haut vers le ciel.

Deux camps défendant deux causes antagonistes, un troisième essayant de faire régner l’ordre. La violence, le sang et la haine, voilà ce qui a souillé les rues de la capitale. Louis en premier spectateur pour nous montrer la réalité. Celle que l’on ne montre pas dans les médias. Celle que l’on n’affiche pas dans les journaux.

La rue qui se lève, la rébellion qui sort de sa tanière, les opinions qui l’emportent sur la raison, toutes ces choses qui entraînent la foule, qui dictent le pas des manifestants et entretiennent le sentiment de révolte.

La jeunesse prend d’assaut les rues.Les foules déferlent dans Paris, les chants raisonnent dans toute la ville tandis que l’appareil vole ces instants, pour ne pas oublier. Ne pas oublier ces moments de frénésie, de sueurs froides, ne pas oublier ces personnes, là, luttant pour une cause qui les soulève tous.

Il suffit d’un geste. Pour toucher du doigt la vérité. Un geste, pour tutoyer l’authenticité. Le réel. Un geste, pour dénoncer la société, condamner des faits.

Un geste, pour garder vivant à jamais ces instants, ineffaçables.

Il suffit d’un geste.   

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