Art contemporain, art imposture?

Art contemporain

Voyez-vous de l’art sur cette photo ? Où est le savoir faire ? Où est la beauté ?

Il est temps de dénoncer  cette pratique qui vise à faire passer pour de l’Art ces installations provisoires sans histoire ni harmonie !

Nous sommes passés du savoir-faire au faire-savoir

Nos artistes d’hier, et encore célèbres aujourd’hui, qui possédaient un réel savoir-faire. Ils étaient sculpteurs, dessinateurs, peintres et sortaient des meilleurs ateliers d’art de leur époque (comme Michel Ange ou Léonard de Vinci pour ne citer que les plus célèbres). Ils parvenaient à faire passer des idées et des émotions à travers des formes ou des matières.

La nouvelle conception de l’Art est apparue avec La Fontaine (l’urinoir) de Marcel Duchamp de 1917 à New York. Elle repose essentiellement sur des ready-made. Pour cela, nul besoin de savoir-faire, c’est un objet appartenant à la vie quotidienne, détourné de sa fonction utilitaire et qui devient une œuvre d’art par la seule volonté de l’artiste. La forme n’est plus mise au service de l’idée, mais c’est l’idée qui prime sur la forme. Avec le ready-made, tout peut devenir « Art Contemporain » : des excréments comme ceux de Manzoni ou des bulles en plastiques exposées au Grand Palais lors de la série « Monumenta. »

L’important est alors de faire-savoir, le coup médiatique, la com’, « l’artketing », « le happening »

Œuvre d’Anish Kapoor au Grand Palais  à l’occasion de l’exposition Monumenta

 Le Grand Palais, ne sachant que faire de ces énormes locaux et en mal de capitaux, a lancé l’exposition Monumenta  dont le seul but est  de vendre des tickets d’entrée à 5 euros à un public d’amateurs d’art naïfs qui rempliront les caisses du musée. Si cela permet de restaurer et d’entretenir la grande verrerie, l’intention est louable, mais le mensonge est dans la promotion de « l’œuvre d’art ».

De telles pratiques feront dire à Xavier Greffe, dans l’Artiste-Entreprise :

« Si dans l’Art contemporain, le discours sur l’œuvre importe plus  que l’œuvre en elle même, l’amateur est en droit de se demander pourquoi on encombre les espaces d’expositions avec des œuvres qui auraient plutôt leur place au rayon publication »

Les milieux financiers sont devenus des acteurs incontournables

Mais attention si n’importe quoi peut devenir de l’Art Contemporain, ce n’est pas n’importe comment. Cette démarche implique l’existence d’un réseau qui valide que : « c’est bien de l’Art ». Sans le musée qui accepte d’exposer de telles horreurs, l’urinoir redevient un débris ménager.

Mais, alors pourquoi ces musées acceptent-ils de les exposer ? La réponse est assez simple : derrière de telles méthodes, se cache un réseau de financiers et collectionneurs, qui parlent peu d’art, et beaucoup d’affaires ! Il y a toujours eu de l’argent autour de l’Art,  mais le milieu était encore centré autour de l’artiste, alors qu’aujourd’hui, les marchands sont au centre et l’artiste en périphérie. L’Art est devenu un lieu d’investissement, au même titre que l’immobilier ou l’or. Il est une façon de protéger son argent. C’est d’ailleurs une niche fiscale très intéressante puisque les œuvres d’Art ne sont pas soumises à l’impôt.

Le patrimoine historique a même été mis à contribution. Des expositions d’art contemporain à Versailles comme Koons ont permis de donner une visibilité et une valorisation médiatique à des œuvres qui ont du mal à exister seules. Vous pensez que certaines personnes auraient regardé ce homard s’il n’avait pas été exposé à Versailles ?