Bourgeonnement de saison et odeur de printemps

Bourgeonnement

3 commentaires pour "Bourgeonnement de saison et odeur de printemps"

  1. nanou dit :

    Le printemps

    Déjà les nuits d’hiver, moins tristes et moins sombres,
    Par degré de la terre ont éloigné leurs ombres,
    Et l’astre des saisons, marchant d’un pas égal,
    Rend au jour moins tardif son éclat matinal.

    Avril a réveillé l’aurore paresseuse ;
    Et les enfants du nord, dans leur fuite orageuse,
    Sur la cime des monts ont porté les frimas.
    Le beau soleil de mai, levé sur nos climats,

    Féconde les sillons, rajeunit les bocages,
    Et de l’hiver oisif affranchit ces rivages.
    La sève emprisonnée en ses étroits canaux,
    S’élève, se déploie, et s’allonge en rameaux ;

    La colline a repris sa robe de verdure ;
    J’y cherche le ruisseau, dont j’entends le murmure ;
    Dans ces buissons épais, sous ces arbres touffus,
    J’écoute les oiseaux, mais je ne les vois plus.

    Des pâles peupliers la famille nombreuse,
    Le saule ami de l’onde, et la ronce épineuse,
    Croissent au bord du fleuve, en longs groupes rangés :
    Dans leur feuillage épais les zéphyrs engagés

    Soulèvent les rameaux, et leur troupe captive
    D’un doux frémissement fait retentir la rive.
    Le serpolet fleurit sur les monts odorants ;
    Le jardin voit blanchir le lis, roi du printemps ;

    L’or brillant du genêt couvre l’humble bruyère ;
    Le pavot, dans les champs, lève sa tête altière ;
    L’épi cher à Cérès, sur sa tige élancé,
    Cache l’or des moissons dans son sein hérissé ;

    Et l’aimable espérance, à la terre rendue,
    Sur un trône de fleurs du ciel est descendue.

    Joseph MICHAUD

  2. BlueValentine dit :

    Ces petites fleurs me rappellent le jardin de mes grands parents… Parfum de printemps.

Un truc à dire ?