Peut-on ne pas être féministe aujourd’hui ?

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Peut-on ne pas être féministe aujourd’hui ? Quel que soit le milieu dont elles sont issues, les femmes peinent à se définir autrement qu’à travers cette idéologie ; les plus conservatrices se réclameront de la femme idéalisée du moyen-âge. Celle qui pouvait selon les circonstances prendre part à la politique voir carrément diriger le royaume en temps de régence, et le plus souvent gérer le domaine abandonné par les hommes en temps de guerre. Les plus progressistes se définiront en opposition la plus radicale possible à ce qu’était la femme d’avant, qui dans leurs fantasmes était fatalement soumise, illettrée, et sans droits.                  

 En dehors de la noblesse la femme faisait le plus souvent le même métier que son mari ou travaillait aux champs. Le travail épuisait donc tout le monde, homme et femme, et si on avait dit à ces gens-là qu’un jour le travail libérerait qui que soit, croyez-moi, ils n’auraient même pas trouvé ça drôle ! Pour employer les termes justes il faudrait dire que ce n’est pas le travail, mais le salariat qui « libéra » la femme, et seulement la femme bourgeoise, sorte de catégorie paresseuse qui seule pouvait se passer de travailler.

 Que réclame donc le féminisme ? Le droit à l’éducation ? D’où vient donc cette légende prétendant que les filles n’apprenaient pas à lire et écrire ? Le stupide XIXe siècle a certes enfermé la bourgeoise dans une oisiveté inutile où l’argent permettait non seulement de ne pas travailler mais aussi de faire éduquer par d’autres ses enfants. N’ayant plus aucune fonction dans la société, même pas celle de contenter son époux qui allait voir ailleurs dès que sa descendance était assurée, la femme se mit dans la  tête que le vote lui redonnerait de nouveau
l’impression d’exister !
     Alors, qui au final va gagner ce concours de décadence entre l’homme et la femme ? Le bourgeois pacifiste et bedonnant a pris à cette époque le pouvoir à travers la domination de l’argent ; être un homme c’est réussir financièrement, c’est écrire, faire des discours, briller en société et ce n’est plus que ça ! Ce n’est plus défendre sa maison et son pays les armes à la main, bâtir des cathédrales, labourer la terre.   Le bourgeois a mis la femme en quarantaine parce que la différence des sexes commençait déjà à s’estomper de par sa perte de virilité. De ce fait, il fallut construire artificiellement une nette séparation des genres. Qu’a fait le siècle suivant et qu’a fait notre siècle ? Les femmes ont voulu être comme les hommes, puis elles ont voulu que les hommes soient comme les femmes ! Elles ont voulu comme les hommes profiter de ce que lamodernité offrait pour jouir sans entraves, multiplier les conquêtes ; mais finalement le besoin de sécurité, de stabilité, la nécessité d’aimer et d’être aimés dans une relation la poussèrent à se réviser. Elles cherchèrent alors à transformer un peu plus les hommes en femmes : égalité dans les taches ménagères et papa-poussettes chers à Zemmour ! Pas étonnant qu’on en arrive à la théorie du gender !

La faute aux féministes ou la faute aux hommes mous qui ont laissé faire, voir encouragées ? En soi le féminisme n’a rien de révolutionnaire. Il n’est jamais allé à contre courant de quoi que ce soit. Il s’est contenté de donner quelques coups de rames spectaculaires dans le fleuve tranquille de l’idéologie progressiste, individualiste, républicaine.
 
Alors non, décidément je ne suis pas féministe ! Et je ne vois pas ce que pourrait être un féminisme de droite, un féminisme chrétien !
 
Je ne suis pas féministe parce que je me fous de savoir si mon cerveau a la capacité de créer la fusée Ariane, d’inventer une technique chirurgicale, d’inventer le prochain machin technologique mieux que le Smartphone et la tablette androïde. Je ne suis pas féministe parce que si la guerre éclate je ne me vois  pas confier mes gosses à un homme-nounou pour me faire sauter (sans mauvais jeu de mots) sur la mine d’un quelconque champ de bataille !Je ne suis pas féministe parce que me poser cette question c’est admettre que je dois me définir à travers un concept, un modèle de femme ; je me définis d’abord selon ma nature, et je tente ensuite d’en  parfaire les vertus.

 On ne peut être féministe et femme, parce qu’être femme c’est être soumise, et tout d’abord à la nature qui a faitque comme les saisons, elle est soumise aux changement d’un cycle ordonné à la fécondité; c’est être soumise àla nature qui la rend mère…

  On ne peut être féministe et identitaire, parce qu’être identitaire c’est renoncer aux idéologies, aux concepts mous,  pour revenir aux racines, faire confiance à la nature ; nature des peuples, nature des hommes, nature des genres ;
 
Je ne suis pas nationaliste, je suis Française et j’aime mon pays ;
Je ne suis pas raciste, je suis européenne et fière de mes racines ;
Je ne suis pas féministe, je suis femme et j’en assume le destin.
 
 
  En fait, et c’est là que je risque de paraître rétrograde aux yeux de beaucoup, je ne pense pas la femme autrement qu’épouse et mère. Parce que comme le dit la Genèse, la femme est créée pour le don d’elle-même, et c’est en donnant qu’elle se réalise « il n’est pas bon que l’homme soit seul, faisons lui une aide qui lui corresponde » ; par le mariage elle se donne à l’époux, et par ce don d’elle-même elle donne la vie. C’est cette femme là : généreuse, patiente, forte, courageuse qui force l’admiration. La femme qui réclame son petit plaisir égocentrique et égalitaire, qui veut « exister » en dehors du foyer sous prétexte qu’il est injuste qu’elle n’y aurait pas les même droits que les hommes n’a rien compris.

  Elle pense avoir progressé la femme du XXIe siècle ? Elle est plus seule que jamais, elle a perdu toute la profondeur qui était sienne, tout mystère. Elle a perdu le regard tendre et fasciné de l’homme sur elle, qui n’y voit plus qu’une partenaire, tellement castratrice qu’il se sent obligé de la rabaisser pour se sentir plus homme. La guerre des sexes est une guerre à mort dans laquelle tout le monde perd. 
 
Dans un monde d’homme les femmes parlaient peu, du coup leurs paroles étaient sages et dignes d’intérêt; les femmes d’aujourd’hui parlent sans arrêt, en répétant de manière déformée et sans aucun recul tout ce qu’elles entendent, parce qu’elles ne savent plus écouter, faire silence pour méditer ! Combien de fois me suis- je  retrouvée dans des conversations avec des filles qui au bout d’une heure de débat pour défendre une opinion, avouaient au final : « ah bah non, j’ai rien lu sur la question, mais ça m’empêche pas d’avoir un avis hein ! » tais- toi donc idiote, tu fais honte à mon sexe.

Jeanne Martin

 

11 commentaires pour "Peut-on ne pas être féministe aujourd’hui ?"

  1. Comme souvent je suis entièrement en accord avec ce qui est dit ici. Etre une femme (que je ne suis pas), ce n’est pas être un sous-homme. Il faut simplement accepter qui nous sommes, ce pour quoi nous sommes fait et arrêter de croire en l’individualisme tant promu par notre “chère” société.

    Acceptons nos différences et acceptons que chacun puisse faire le travail de l’autre en même temps.

    Le problème du féminisme réside dans le fait qu’ils/elles veulent une égalité parfaite, hors, ma femme saura toujours mieux réconforter mon enfant que moi-même et je saurai toujours mieux allumer le barbecue. Ok c’est cliché, mais tellement vrai.

  2. carlin dit :

    Texte magnifique. Tout est dit. Superbe démonstration ! En tant qu’homme qui aime et respecte les femmes, c’est très précisément ma vision du féminisme.

  3. DEREGNAUCOURT dit :

    Je tiens pour certain que le rapport entre deux personnes, quel qu’elles soient, est toujours un rapport de force. Mesdames, nous n’avons pas la force physique de l’ours, ayons la ruse de la renarde !

    Le Féminisme est un parti politique comme un autre ; il n’est pas constitué comme tel et il vaut mieux qu’il reste ainsi. Et le Féminisme, si vous votez bien, c’est à dire sans trahir votre sexe, c’est 50 % de l’électorat qui est concerné !

    Seul l’indépendance financière nous confère une liberté possible Si vous étiez tentées d’abandonner vos jobs pour “la douceur du foyer” (et la bonne volonté fluctuante de vos compagnons !), ces places seront vacantes pour les innombrables migrants musulmans et leurs familles nombreuses qui revendiquent de l’emploi, des logements, des allocations et la prétention d’être aussi français que vous alors qu’on sait aujourd’hui que seul l’Islam dictera leur conduite. Vous oeuvrieriez au Grand Remplacement déjà bien entamée.

    Les Occidentaux chrétiens et chrétiennes, athées ou laïques n’ont pas de pire ennemi que l’ISLAM. Faisons bien comprendre aux candidats à la direction du pays qu’un signe amical aux Mahométans pour gonfler leur électorat et TOUTES nous voterIons pour l’autre candidat. Or les gauches les ont adoptés, l’UMP, pragmatisme oblige, s’y essaierait bien. Que reste-t-il ?

    ATTENTION ! l’Islam aidant, les bigots de tout poil vont à nouveau vouloir vous dicter le rôle de la
    Femme dans la Société parce que : les religions n’ont rien d’autres à offrir en récompense à leurs adhérents que… l’accès à des femmes soumises par leur soin.
    .
    (Aussi parce que des nonchalantes sans talent particulier trouvent normal d’être prises en charge en rêvassant au statut des bourgeoises et aristocrates d’autrefois et ceci bien qu’elles ne puissent justifier de leur métier de “mère chargée de famille” que pendant une courte période de leur longue vie.)

  4. DEREGNAUCOURT dit :

    Réponse à Jeanne Martin

    . La non-éducation des filles au 19ème n’est pas une légende. Il suffit de feuilleter les actes
    d’état-civil pour constater que les femmes sachant signer sont rarissimes.

    . “Les bourgeoises n’ayant plus aucune fonction – même pas celle de contenter leur époux
    qui allaient voir ailleurs”
    Bigre ! Qu’en savez-vous, vous teniez la chandelle ? De mauvaises lectures peut-être…

    . “La femme s’est mise dans la tête que voter lui donnerait l’impression d’exister”
    … Vous rendez-vous compte des énormités méprisantes que vous nous sortez là !

    . “Etre femme c’est être soumise” : c’est vous qui le dites !
    Et le démentez fort bien en nous assenant ici vos discutables vérités…

    . Quant aux hommes-soldats, ils sont toujours là !
    Vous a-t-on demandé “d’aller vous faire sauter sur le champ de bataille” saharien ?
    Non hein ? Coquine !

    La description que vous faites de vous-même n’est guère flatteuse ma pauvre amie, mais s’il vous plait, parlez en votre nom propre, sans généraliser. Une Nation qui se priverait de la moitié de ses forces vives sous prétexte de leur appartenance à un sexe plutôt qu’à un autre ressemblerait aux pays d’Arabie… mais sans pétrole ! Il y a chez les hommes des êtres peu doués et chez les femmes des têtes bien pleines. Que chacun soit employé en fonction de ses compétences

  5. LesPtitsCochons dit :

    Merci pour cette belle réflexion!

    Soyons nous-même, en toute simplicité. Je suis devenue maman, “sans faire exprès”, à un âge où mes copines couraient les soirées étudiantes. Elles n’ont pas compris ma décision d’accepter ce cadeau du destin, elles n’ont pas compris mon choix rétrograde d’allaiter, elles ne comprennent pas mon choix d’être maman à temps plein et ce qu’elles comprennent encore moins c’est que j’ai trouvé dans la maternité mon bonheur. J’ai trouvé ma place et ma raison d’être et j’en suis comblée.
    Et mon homme est un homme heureux, comblé lui aussi, sans souci existentiel parce qu’en accord avec sa nature.

    • Mlle Jeanne dit :

      Je ne vois pas en quoi ce serait un choix rétrograde. Si cela vous comble vous avez fait le meilleur choix possible :) . Mais n’oubliez pas qu’il ne s’agit pas d’une loi de la nature. Ou alors je suis un être artificiel

  6. Femme sans haine dit :

    Hum. Je suis un peu partagée. :-/

    D’un côté, j’adore ce style enflammé, révolutionnaire qui soulève mon coeur par le souffle de force et d’enthousiasme qu’il inspire… mais de l’autre je déteste les généralités qu’on utilise pour servir un discours et qui témoigne d’un manque de prudence et d’objectivité.
    (Certains détails ont été soulignés plus haut par “DEREGNAUCOURT”).

    “LES femmes”, “LES hommes”, “au XIXe siècle”…

    Le XIXe est d’ailleurs l’un des siècles les plus complexes qui soient tant il a été bouleversé sur tous les plans :
    – politique (directoire, empire, retour de la royauté, république etc.),
    – économique (révolution industrielle),
    – sociologique (et notamment à travers la mode si l’on s’intéresse aux messages des vêtement)
    –> style directoire, très lourd encore en 1800 ;
    –> puis le style empire sous Napoléon avec ses tenues hyper légères, fluides, presque transparentes en été. On a coutume de dire que c’est Poiret qui a libéré les femmes du corset au début du 20e siècle mais on oublie bien vite ce style emblématique de l’époque Napoléonienne ;
    –> l’apparition des crinolines au milieu du siècle puis celle des “tournures” vers 1880 (souvenez-vous du style des robes dans l’adaptation Disney de Cendrillon… ^^)

  7. Folle-quiche ♫♪ dit :

    “parce qu’être femme c’est être SOUMISE”

    Rhaaaah je vous adore mais je ne suis pas d’accord! Et je le dis en rimes!

    Sans vouloir me contenter de l’effet loupe -car j’ai consciente que ma coupe sèche dans votre texte est désagréable-, qu’y a-t-il après le “tout d’abord à la nature” où, jusque là je suis à peu près d’accord ?

    Est-ce qu’implicitement (ou inconsciemment je ne sais pas), vous vous estimez SOUMISE à l’homme ???

    Car je suis désolée, mais j’ai une sévère allergie à ce mot… Je ne puis oublier que c’est la traduction littérale de “islam” et je lui préfère clairement son opposé, à savoir “REBELLE”.

    Même s’il y a plus à la mode comme concept, je préfère à la relation “dominant/dominé” la relation COMPLÉMENTAIRE, telle qu’on la retrouve dans ce symbole malheureusement un peu trop galvaudé qu’est le Yin-Yang…

    D’ailleurs, je ne suis pas exactement SOUMISE à la nature, parce que j’en fais partie.

    Enfin je crois, pas vous?

  8. Une autre belle victoire du féminisme qui, pour le coup, va permettre aux immigrés de prendre notre place (et permettre à la France de rester dans le lot de tête de la fécondité… d’origine étrangère) :

    “L’avortement remboursé intégralement à partir du 1er avril”
    “Trente-huit ans après sa dépénalisation, l’avortement est remboursé intégralement à compter de ce lundi 1er avril pour toutes les femmes qui y auront recours…”

    Seul bémol : “L’interruption volontaire de grossesse chirurgicale est une activité déficitaire pour les établissements de santé, ce qui conduit certains à se désengager de cet acte”… Prochaine étape : créer une prime à l’avortement pour rentabiliser cette activité. ça tombe pile pour Jérôme Cahuzac, qui va sans doute devoir retourner à la médecine.

  9. Midi dit :

    C’est plutôt ton texte qui fait honte à mon sexe ;)

  10. Mlle Jeanne dit :

    Si vous ne voulez pas contribuer à la science c’est votre problème. Ne laissez pas d’autres génies féminins gâcher leur potentiel.

Un truc à dire ?