Le trône de fer, en France depuis le 11 janvier

Le trone de fer

Ce qu’on pense de la série de HBO enfin sur nos écrans français!

 Et bien on l’aime !

Car elle va dans le droit fil de cet engouement grandissant de nos contemporains pour un imaginaire tourné vers le passé.

Dans le style de Tolkien, l’univers médiéval-fantastique est ici revisité par George R. R. Martin. Nous aimons tous, de temps à autres – dans le tourbillon incessant de nos vies trop rapides -, nous évader quelques temps pour rêver. Pour nourrir ces rêveries, exit la science-fiction et l’imaginaire du progrès. Bienvenue à l’univers fantastique des elfes, des dragons, et des magiciennes au maléfices ensorcelants !

Le trône de fer nous plonge dans un monde dur, où l’hiver peut durer des années. Un monde qui a perdu les valeurs ancestrales et les anciennes croyances. Les personnages, au caractère changeant et ô combien réel, sont prêts à toutes les bassesses et tromperies, pour servir leurs intérêts, combler leurs plaisirs ou assouvir leur soif de pouvoir. L’auteur nous montre sans complaisance un monde pourri qui dégoûte. Et pourtant, au beau milieu de tant de noirceur, des hommes et des femmes hors du commun restent fidèles aux anciens principes. Au fil des épisodes, ce monde sans foi ni loi se retrouve absorbé par les anciennes spiritualités, et peu à peu des mots tels que honneur, fidélité, engagement reprennent du sens.

Parmi ces grands hommes – qui ne sont pas tous des héros – des femmes marquent par leur grandeur et leur courage.

Catelyn Stark incarne l’idéal de la châtelaine médiévale. Son mari absent, elle prend en main le domaine avec dignité, prête à tout sacrifier pour défendre sa famille, ses fils, à qui elle inculque les valeurs ancestrales, l’amour de leur terre, la justice envers les sujets.

Quant à Daenerys Targaryen, jeune orpheline dont la famille autrefois régnait sur le trône de fer, elle est dépouillée de tous ses biens, chassée de sa terre. Pour la protéger : un frère tyrannique. Cependant, cette fille, apparemment innocente et effacée, prend peu à peu forme sous nos yeux, et bientôt sa force d’âme étonne. Un amour croissant pour son peuple, une conscience de son destin la guideront pour affronter tous les périls, et la dépouilleront de sa fragilité.

Un bel exemple de noblesse pour notre XXIe siècle !

Marie Vermande

5 commentaires pour "Le trône de fer, en France depuis le 11 janvier"

  1. S dit :

    Cette série est une tuerie, dans tous les sens du terme !

    Des personnages jamais ni tout blancs, ni tout noirs ; la famille à l’honneur ; la défense de sa terre et de ses traditions, un bel exemple pour notre jeunesse, voire notre vieillesse.

  2. Coco dit :

    J’adore le personnage d’Arya… Jeune fille déterminée, le coeur pur…
    Ça me gonfle le coeur d’espoir quand je vois la force qui émane des enfants : leur volonté à toute épreuve…

    Excellente série ! Faut que je m’attèle aux bouquins ! ;-)

  3. Folle-quiche ♫♪ dit :

    Eddard Stark aussi… Ned.
    L’Homme, avec une majuscule. Dans toute sa splendeur.

    Il est l’incarnation du courage, de l’honnêteté, de la droiture, de la loyauté…
    Impressionnant !

  4. Torcos dit :

    Bonjour.
    Je me permets de faire du déterrage de sujet, parce qu’il y a deux choses qui me vont réagir dans votre article.
    Tout d’abord, je ne pense pas que le monde de Martin ait grand chose à voir avec celui de Tolkien, mis à part le genre (merveilleux), que ce soit le style de l’écriture ou l’histoire.
    Ensuite, vous parlez d’un monde pourri et qui dégoûte. Il s’agit, je pense, ni plus ni moins que de notre monde, avec toutes les grandeurs et bassesses de l’humanité. On le voit clairement dans la complexité des personnages, des motivations, les bons peuvent être mauvais, des actes mauvais peuvent être accomplis pour de bonnes raisons, etc. Il n’y a rien de manichéen dans l’œuvre de Martin, c’est ce qui fait que nous arrivons à nous y identifier avec autant de facilité. Il s’agit de l’histoire de l’humanité, ou peut-être d’une histoire avec des êtres humains. Pas, ou peu, de chevaliers sans peur, de mauvais sans raison. Comme la vraie vie…
    Je ne peux que vous conseiller, si vous avez aimé la série, de vous attaquer aux romans, si ce n’est déjà fait. C’est là que toute la richesse de l’univers, la profondeur des protagonistes peut s’exprimer à loisir, bien plus que dans des épisodes de 40 minutes.

  5. Game Of Thrones : mauvais début. dit :

    Je débute la série, ai entendu un usage fréquent aux mots pute, putain, baise, bite, pisser, le tout habillé d’un porno soft affligeant avec sa petite touche homo pour garantir le buzz. Le côté hémoglobine pourrait faire croire à du Tarantino avec des zombies (les marcheurs blancs) mais sans le sens de la dérision, ni Uma Thurman (pathétique Emilia Clarke) , ni pizza. Sauf à présenter sodome et Gomorrhe (auquel cas c’est réussi) avant le renouveau chevaleresque, j’avoue avoir du mal à digérer cette saga ! Dois-je persévérer pour trouver honneur, fidélité, valeurs ancestrales, amour de la terre ou justice ?

    Tiens, je vois un lien en dessous de ce champ ‘truc à dire” : ‘rendez-nous l’amour courtois”… deux superbes mots Amour et Courtois.

Un truc à dire ?