Mens sana in corpore sano #3

Course chic

 Et vous ? Aujourd’hui, comment aimez-vous courir ? Courir ne demande pas de connaître de technique complexe pour débuter : c’est avec le temps et la pratique que le souffle se régule, que la foulée s’allonge, que les efforts deviennent plaisants.

Courir est accessible à toutes, car nous sommes les seules maitresses de notre foulée.

Pour commencer :

Choisir son matériel : surtout si l’on court sur un sol dur et peu amortissant, le choix des chaussures est primordial : choisir des baskets réservées à la course et avec un bon amortissant. Avec le temps, les matériaux des baskets s’altèrent, il faut donc en changer régulièrement (tous les 2 ans pour une coureuse amateur).
Ensuite, un short souple en coton ainsi qu’un maillot, en coton lui aussi, conviennent parfaitement. En hiver, on peut opter pour un fuseau afin d’aider les muscles à s’échauffer.

L’échauffement :

Pour une course d’entretien, il n’est pas nécessaire de faire un échauffement poussif. Il suffit de partir en douceur pour que le corps fasse son travail d’adaptation seul. En hiver, quelques flexions (se baisser sur ses jambes dos droit et bras tendus devant soi) suffisent.

Le choix du parcours :

Que l’on soit débutante ou expérimentée, il faut se fixer un but et s’y tenir dans tous les cas. Il sera important par la suite de garder le même parcours sur plusieurs séances afin d’avoir un étalon permettant de calculer sa progression selon son temps.

Si l’on est débutante, se fixer de petites distances pour commencer : 1 à 2 km pour progresser vers 5km par la suite. L’idée est de courir à terme au moins 30 minutes.

Il est bien sûr inutile de préciser que la beauté du parcours a toute son importance, car on court avant tout pour se faire plaisir et respirer !

La fréquence :

Point trop n’en faut, mais il faut être régulière. Au minimum une sortie de 30 minutes par semaine si l’on veut progresser, et deux sorties de 30 minutes chacune pour se maintenir en forme.

Après la course :

Au retour, avant de prendre une douche, pensez à boire jusqu’à satiété et à pratiquer au moins 10 minutes d’étirements afin de récupérer au mieux.

A mon avis il vaut mieux partir le ventre vide (avoir bu et mangé quelques heures auparavant) et s’alimenter au retour : par exemple avoir pris un bon petit déjeuner et courir vers 10h30/11h. Cela évite d’avoir des nausées et permet au corps d’utiliser l’énergie absorbée quelques heures avant.

Ca y est, vous êtes prêtes pour vous lancer, ouvrez la porte, c’est à portée de pied !

Si vous n’êtes pas tellement motivée, voici quelques astuces livrées en vrac pour vous donner, en guise de coup de pied au derrière, un coup de pouce :
 
Courir en ville :
-        Préférez les petites rues et les parcs aux grandes voies surchargées de véhicules, car lorsqu’on fait du sport les poumons s’ouvrent au maximum.

-        Choisissez une bonne paire de chaussures : courir sur le bitume crée des chocs qui endommagent le dos, les articulations et peuvent provoquer des blessures « graves » (fractures de fatigue …etc.)

Courir à deux :

-        Idéal pour discuter et se motiver, mais mieux vaut choisir un partenaire de course qui a le même niveau que vous !

Courir en musique :

Je n’aime pas trop cette idée qui consiste à s’enfermer dans une bulle virtuelle. Pour ma part, courir c’est s’imprégner de notre environnement, écouter le chant des oiseaux, le bruit du vent dans les arbres, sentir le soleil brûler sa peau ou la pluie marteler le sol et faire plisser les yeux. Ecouter de la musique en courant, c’est fuir la réalité, fuir l’effort, fuir son environnement.

Certains diront que ça leur donne un rythme …

Courir sur la plage :
-        En plus d’être agréable, c’est bon pour les mollets !

-        Et si on court pieds nus, c’est le gommage gratuit garanti !

Courir sur un stade :
-        Au contraire du bitume, courir sur le tartan (revêtement amortissant rouge du stade) est bien meilleur pour les articulations et le corps en général.

-        Pour nous les filles, aller courir au stade est un gage de sécurité (surtout tard le soir après le boulot).

-        Un stade fait 400 mètres, il est alors aisé de calculer son temps et sa performance : pour faire un kilomètre il faudra alors faire deux tours et demi de stade et se chronométrer pour évaluer ses progrès.

Courir sous la pluie :

Quel bonheur que de sentir la pluie transpercer son T-Shirt ! Quel bonheur que de se sentir vivre, alors que tout le monde se réfugie au premier café du coin ! Aucune espèce de bienséance ne peut nous arrêter : on est mouillée, les cheveux dégoulinants, la figure rouge, haletante, mais on est libre comme un jour où l’on se fiche de tout !
 
Il y a mille façons de courir. Chacune doit découvrir son rythme et ses préférences (avec ou sans musique, au stade ou dans les bois, sous un soleil de plomb ou sous la pluie … ?) Mais quel bonheur que de pouvoir décider au dernier moment d’un footing !

De franchir la porte sur un coup de tête ! De se défouler en maîtrisant son corps !

Je vous souhaite à toutes d’éprouver ce que mille coureurs éprouvent à chaque sortie … une drogue saine ! Vous en voulez ? …

Lore Constantin

 

Un truc à dire ?