La consécration du crime légalisé

Konk sur l'avortement

La loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2013, adoptée le 1er octobre par le Parlement, est désormais à considérer comme l’apogée de la promotion du « meurtre légalisé » en France. En effet cette loi met en place à partir de 2013 le remboursement complet de l’avortement par la Sécurité Sociale.

Une exécution déjà bien remboursée.

Jusqu’à présent et depuis sa légalisation en 1975, l’avortement en hôpital public coûtait  383,32 € et était remboursé à 80%. Quant à l’avortement par médicament, il fallait compter 191,74€. Il était remboursé à 70%. La Sécurité Sociale prenait déjà en charge une bonne partie de la mise à mort des bébés. Mais cela ne suffisait apparemment pas aux pouvoirs publics. Ainsi, à partir du 1er janvier 2013, étape finale de sa promotion : l’avortement sera gratuit.

L’avortement un service public ? Et ta sœur ?

Ce nouveau dispositif est indéniablement contestable aussi bien sur le plan des justifications techniques avancées par les différents protagonistes, que sur le plan moral.

La ministre des Droits des femmes  Najat Vallaud-Belkacem, à la source de ce dispositif,  a considéré que « la question de l’accessibilité financière et géographique des contraceptifs et  de l’IVG se pose comme un enjeu de continuité du service public ».  C’est par cette déclaration qu’elle a érigé l’avortement en tant que service public. La loi a alors repris ce principe. En définissant la mort des « tout-petits » comme un service public, elle légitime dès lors sa prise en charge par des fonds publics.

C’est un choix purement individuel

La définition même du service public intègre la notion d’intérêt général. A moins que Mme Vallaud-Belkacem ait des informations supplémentaires sur le taux de natalité en France, et qu’il soit nécessaire de réduire le nombre de naissances face à une natalité trop importante pour le bien de la société –ce qui est fortement improbable au regard de la baisse continue de la natalité-, il est impossible de voir dans l’avortement un semblant de besoin collectif. La décision de mettre fin à une vie est une décision purement individuelle (et pour des raisons principalement égoïstes).

Dit pourquoi t’as plus de dents papi ? Trop cher mon petit…

Afin de mettre en avant l’absurdité de la qualification d’actes médicaux en services publics, on peut prendre l’exemple des soins dentaires. Ces derniers sont réputés pour être extrêmement chers. Ses soins sont parfois vitaux pour les personnes âgées par exemple,  ils ne relèvent pas seulement d’un besoin de confort. Pourtant ces soins ne sont pas considérés comme un service public et donc ne sont presque pas remboursés. Faudrait-il comprendre alors que dans la logique du gouvernement, il serait d’intérêt général de tuer des enfants non désirés mais pas d’aider les personnes âgées à manger ?

Un petit génocide comme bonne résolution pour 2013 ?

Le remboursement se base également sur l’idée d’égalité. Ainsi en remboursant complètement l’avortement, toutes les femmes, peu importe leurs revenus, y auront accès.  Le principe d’égalité qui, à la base, était légitime, est appliqué aujourd’hui à toutes les sauces. On avait déjà pu remarquer cette absurdité avec les différentes discriminations positives mises en place, mais le summum du ridicule est atteint ici : tout le monde a un même accès au crime. Il est permis de tuer en toute impunité et gratuitement en plus !

Allez-y puisque c’est gratuit, comme de vivre d’ailleurs…

Surtout, le remboursement de l’avortement est amplement contestable moralement. Ce dispositif va avoir pour effet de banaliser, voir même d’encourager l’avortement. Cette promotion de la mort marque une rupture totale avec une valeur centrale de la société qu’est le respect de la vie humaine. De plus, il remet en cause le principe de légalité notamment dans son rapport à la morale. Ce qui est légal est-il forcément conforme à la morale sociétale ? De ce point de vue là,  l’avortement et son remboursement complet est illégal, car contraire à la morale de base (« ne pas tuer »).
Ce dispositif constitue donc une porte ouverte à la légalisation de l’euthanasie, et de toutes formes de crimes sous couvert d’intérêt général. Des dérives sont pour sûr à prévoir.

Et puis au fond, on est plus à 1 millions près !

Enfin le remboursement complet de l’avortement est très critiquable financièrement, à l’heure où le gouvernement essaye -soit disant- de désendetter la France. La dette de la Sécurité Sociale est une part importante de la dette française. Ce dispositif va coûter 13,5 millions d’euros, de quoi alourdir la dette de la Sécurité Sociale. Le gouvernement a cependant prévu de compenser ces dépenses supplémentaires par l’augmentation des taxes sur la bière, le tabac. Les cotisations sociales prélevées sur les salaires seront-elles aussi augmentées.
Fumeurs, buveurs et travailleurs, préparez-vous donc désormais à payer pour la promotion du crime légalisé.

Aliénor Calotin

21 commentaires pour "La consécration du crime légalisé"

  1. Sarah dit :

    Ne pas être d’accord avec le remboursement complet de l’avortement c’est une chose. Mais de là à considérer celle qui sont concerné par l’IVG comme “d’horrible montre égoïste tuant sans culpabilité un être innocent qui mérite de vivre bla , bla bla..” C’est limite un retour en arrière.
    Et ce n’est pacque en France on a de la chance que l’avortement soit autorisé que toutes les femmes avortent. Beaucoup prennent la décision de garder leurs enfants comme beaucoup qui décident le contraire . Chacune à droit de choisir ce qui leur convient le mieux selon leurs situation actuelle.

  2. victoria dit :

    Je suis très déçus par cette article… je ne pensais pas que “belle et rebelle” était aussi vieux jeu et “pro life”…. je suis d’accord avec Sarah chacun fait comme bon lui semble concernant l’avortement et de là à parler de crime organisé je trouve ça vraiment abusé et plus du tout d’actualité EN 2012 . Des femmes se sont battu pour ce droit qui selon moi et une belle victoire au même titre que le droit de vote des femmes….bref tout ça pour vous dire que vous venez de perdre une lectrice qui ce généra pas pour parler de cette article autour d’elle en le dénonçant! sur ce je vous laisse je dois aller dé-liker votre page sur facebook. .

  3. Emilie dit :

    Entrons donc dans le débat!
    Ma grand mère m’a souvent parlé de cette période difficile de sa vie où elle ne pouvait offrir à ses enfants un bout de viande correct, c’est à cette période qu’elle me disait “avoir failli y passer” et pourquoi? Parce que les faiseuses d’anges couraient les rues et que bien sûr l IVG était encore loin d’être légalisé. Sans honte, avec beaucoup de tristesse elle évoquait ces moments, car il y en eu plusieurs, et oui la pilule n’existait pas. Alors bien sûr c’est assez simple maintenant d’aller polémiquer, mais rappelons nous de nos grands-mères et que celle qui n’a jamais zappé sa pilule une fois lève la main! Aujourd’hui nous vivons dans l’opulence (et encore pas tous) mais demain? Demain peut-être que vous aussi vous lutterez pour offrir une alimentation décente à vos enfants, un pull du chauffage. Si vous vous pensez assez forte pour assumer 6 gamins dans ces conditions, chapeau! Mais ne jetez pas la pierre à celles qui n’ont pas cette force.

  4. Christophe dit :

    Bonjour ,
    J’ai fait votre connaissance via facebook et je m’en félicite!
    Pour faire court, vous lire m’a réjouit et vraiment, après une courte réflexion je me dit que OUI ; vous etes BELLE ET REBELLE . Belle dans votre façon de voir les choses , dans votre considérations pour la vie humaine, pour ces vies en devenir .Rebelle dans votre façons d’aborder ce qu’est l’avortement ; un infanticide . Nous vivons dans un monde inquiétant car de nos jour avorter devient un acte banal comme si c’était dans ” l’air du temps “. Devenue un geste technique sans éthique ; ce qui était hier morale est devenue une position rétrograde . De nos jours si vous ne vous conformé pas a la pensée domimante _, a la pensée du siecle présent ou le mal s’appelle : bien et ou l’on voit que le Bien commence a etre considéré comme ; Mal
    Bref; Soyez Rebelle et vous resterez Belle et merci pour votre mordant et vos propos incisifs et bien que ce sujet ne prete aucunement a rire je n’est pu m’en empecher lorsque j’en suis arrivé a vos réponse face a vos lectrices qui semblaient outrées de votre positions sur le sujet . Et a propos de positions ; le ‘”: Et mon cul sur la commode “‘ m’a véritablement fait pété de rire .J’la connaissais pas mais j’lai aimé! Sur ce,je vous quitte là car comme dirai “la petite” Victoria il me faut maintenant retourner sur FB mais moi ce sera pour vous mettre un like
    Aller ; pleurez pas ; vous perdez une lectrice mais j’ai une bonne nouvelle ; vous venez de gagner un lecteur ! :-)
    Bonne continuation a vous et merci pour j’connaissais pas !
    Merci et bon dimanche

  5. Lili dit :

    J’ai fait une fausse couche à 7 semaines! je peux vous dire qu’on pouvait compter les doigts de ses mains, les doigts de ses pieds! on voyait clairement la bouche, les yeux et même les oreilles! je n’ai pas vu la photo dans un magazine ou un site internet, je l’ai vu sous mes yeux et j’ai moi-même été impressionnée de pouvoir voir tous ces détails de son corps à seulement 7 semaines de vie intra-utérine!!!

    Alors oui, on ne peut pas juger les personnes qui décident d’avorter! il y a mille situations différentes et peut-être compliquées! on parle souvent des cas de viols! mais arrêtez votre hypocrisie, sur les milliers (ou millions) d’avortements que connaît la France, combien font suite à un viol, interrogez le personnel médical, beaucoup de patriciens n’ont pas eu l’occasion de croiser ce cas dans leur carrière! et puis les situations difficiles faut arrêter! quand on fait l’amour il faut être RESPONSABLE! parce que MOI je trouve la vie trop dure, parce que MOI je trouve que ce n’est pas le moment d’avoir un bébé, parce que MOI je trouve ma situation familiale trop instable, parce que MOI je trouverai toujours mille et mille raisons de ne pouvoir accueillir un enfant, ça me donne un droit de vie ou de mort sur cet enfant? c’est marrant, il vaut mieux laisser de dangereux criminels, violeurs, tueurs en liberté ou en prison parce que la peine de mort c’est ignoble, mais un enfant qui n’a rien demandé, rien fait de mal a le droit d’être tué PAR SES PROPRES PARENTS sans un semblant de “procès”? ce qu’on lui reproche c’est d’arriver au mauvais moment, c’est d’oser demander à ses parents qui l’ont créé (mais alors pourquoi créer si c’est pour tuer???) de l’amour, une place dans leur famille!
    Alors je le répète oui il y a des cas où on ne peut pas juger une personne qui décide d’avorter, même si on on est fondamentalement convaincu que c’est un meurtre, mais ces cas exceptionnels, vraiment très exceptionnels se comptent sur les doigts d’un mains parmi les milliers et millions d’avortements recensés.
    Les autres ne sont que le fruit d’un égoïsme meurtrier et d’une irresponsabilité faussement innocente.

    PS : Et pour “celles qui ne se sentent pas assez forte pour assumer 6 gamins dans ces conditions”, n’oubliez pas votre pilule si vous en prenez, car cet oubli ne vaut pas et ne justifiera jamais un meurtre , et puis de toute façon la pilule n’est pas fiable à 100% donc méthode naturelle ou pilule (selon les convictions de chacun, c’est un tout autre débat) un enfant peut toujours arriver!
    On ne boxe pas si on ne souhaite pas recevoir de coups même si on adore se battre! ou alors il faut en accepter les conséquences inévitables! on ne change pas la nature! tout ce qui s’oppose à elle devient tout simplement CONTRE NATURE!!!

  6. Tristana dit :

    a 3 mois de grossesse sont cœur bat … certes cela es une ébauche de cœur mais il vie cet embryon.. chaque femme peux dispo de son corps mais pas celui de son enfant ! l’avortement es un meurtre !!! , 300e un avortement, 15e la pilule sa ce passe de commentaire …
    j’ai eu mon 1er fils j’avais 17 ans et jamais de ma vie j’ai penser un seul instant a avorter ! faut assumer ces bêtises , aujourd’hui j’ai 42 ans, 7 enfants ! et je suis très fière d’eux et pourtant j’ai du les élever seule … aujourd’hui je rêve du 8iene et dernier bébé , vue mon age sa deviens dur :)

  7. jusquiame dit :

    Vous considérez ça comme un droit et une victoire? C’est un droit de pouvoir coucher “juste pour le fun”? Faire l’amour sert d’abord à faire des enfants! Le sexe a une conséquence et si on n’est pas près à assumer un enfant, on ne couche pas.

    • Clara dit :

      oui coucher juste pour le fun en attendant d’un jour avoir une situation correcte pour accueillir un enfant. Parce que franchement aller à la messe tous les dimanches,jouer du cricket, ou bien danser dans les rallyes sur 3 nuits par semaine ça casse pas 3 pattes à un canard

  8. bruno dit :

    Le débat se transforme en ébats…
    Je vais donc pouvoir me permettre d’en rajouter une couche… même si je suis conscient que je risque de choqués certaines consciences, pour peut que l’on parle bien de conscience.

    Si l’avortement est un meurtre, certains des commentateurs de ce post sont des criminels en puissance.
    La conscience parlons en, mieux.
    La nature ne permet pas aux nouveaux nées d’avoir une conscience d’eux même, ni de leurs environnements, encore moins de pouvoir percevoir un danger immédiat. Combien d’accidents domestiques sont liés à l’inconscience des très jeunes enfants ?
    Quelques exemples ?
    Un enfant entre 0 et 2 ans, à t-il conscience qu’en tombant dans la piscine, il y risque sa vie…?
    À t-il conscience qu’un chien maltraité, peut le tuer…? Se dit-il au moment ou sa mère s’apprête à le mettre dans un congélateur, qu’il va mourir…?
    Ca suffit, la liste est bien trop inhumaine pour être exhaustive.
    Ca ma toujours choqué de voir comment la conscience et le raisonnement peuvent servir les intérêts du plus petit nombre*

    Émilie je rejoins ton commentaire, en soulignant le courage qu’il faut à une femme “consciente” pour prendre en charge 6 enfants, et sans les pères en plus… bref, là pour moi ca devient une sorte d’exception, surtout quand on attend le septième ou huitième en ayant toujours cette forte conviction pour la vie, effectivement chapeau.
    Le mauvais point est, heureusement qu’on autorise pas la “pma” pour arriver aux même résultat…
    Parce que dans ce cas là, l’homme se retrouverai autant estimer qu’un animal, et sa tête finirait par trôner au dessus de la cheminée, chasser de tout foyer ou la femelle est majoritaire, puisse que seul la semence compterait dans cette logique.

    Aurais- je un point de vue contre-nature ? Non je crois pas, désolé de m’immiscer dans votre conscience, mais je le fais car justement, notre conscience d’adulte n’est pas celles des nouveaux nées.
    Foutaise ! me direz vous, et je suis bien mal amené à confirmer ou infirmer ce que c’est que de donner la vie. Je le reconnais, mais je préfère avant tout reconnaître l’incohérence de la société, dans sa prise en charge du vivant, au profit bien souvent d’un schizo-altruisme capitaliste…

    L’avortement ne devrait pas être un problème en soi, il est ce qu’il est. L’origine de ce mal être est pour moi bien plus une question moral divine, qu’un débat financier malsain. Il coute ce qu’il coute à une société qui tente de prendre le contrôle de ces instants de réflexions d’une jeune femme qui face à cette société, se demande quelle part elle va bien pouvoir prendre et quelle place elle va bien pouvoir occuper ! La première fois par une pseudo naïveté, la seconde par une révolte féministe, puis las de se battre contre elle même se range du côté de la moralité de son histoire…

    Si votre bonheurs Mesdames ne tient que par et pour donner la vie, alors demandez vous quel est celui de l’homme dans sa conception de la vie ? Mais faites le en utilisant des références morales de conscience universelle, et non par des références de vos vies personnels.

    Une amie m’a dit un jour au sujet de la relation homme/femme, si il n’y avait pas de chiennes, il y aurait moins de chiens…
    Attaquez vous aux causes et non aux conséquences d’un problème, sinon vous ne ferez jamais rien de plus que mettre en avant l’inintelligible éducation de notre société.

    Le sujet à était crée je le pense pour en débattre, pas pour y déverser vos frustrations.
    Enfin je peux l’espérer…

  9. Arwen dit :

    Moi, au contraire, je soutiens à donf la miss qui a écrit cet article: respecter une vie humaine, c’est être “vieux jeu”? Alors OK, j’assume!

  10. Sophia dit :

    C’est curieux ce besoin des vieux d’évoquer en permanence le temps jadis des « faiseuses d’anges » et autres avortements clandestins. Obsédés par le passé ils refusent de voir le présent : 220 000 IVG par an , 220 000 femmes laissées seules avec leur cachet, la froideur morbide du bloc et les saignements. Le pire est dans la tête : « c ’est ton choix, ton corps, ton problème, garde pour toi ta culpabilité … puisque TUE L’A VOULUE : Avorte et tait-toi »
    220 000 vies stoppées net. Chaque année. 600 par jour. En France. en 2014. Pas d’autre choix.
    Et on ne peut pas changer les choses ? On ne devrait pas en parler ?
    Courage les filles, on relève la tête, puisque tant d’hommes ont détourné la leur.

    A certains égards, le Code Noir encadrant l’esclavage représentait un progrès pour les esclaves, mais bon, abolir l’esclavage c’était quand même mieux…
    La loi Weil représente un progrès pour les femmes ? => Passons à la phase suivante : l’abolition de l’avortement !

  11. Katy dit :

    Une chose que je n’ai jamais comprise: pourquoi parle-t-on du “droit de la femme à disposer de son propre corps” dans le cas de l’avortement alors que c’est du corps de son bébé dont il s’agit?
    C’est comme le droit de disposer de son corps dans le cas de la pilule contraceptive: le droit de s’empoisonner pour pouvoir se faire sauter sans que le mec ne culpabilise en cas de grossesse non-désirée.

    Autre chose que je trouve un peu triste dans ces commentaires: l’argument de l’âge utilisé par certains commentateurs pour justifier leur désaccord avec les arguments d’autres personnes dont, certes, le style est moins mature, mais quel que soit notre âge, chacun son avis.
    La preuve: je suis anti-avortement malgré mon âge (assez jeune) donc, l’âge ne veut rien dire.

Un truc à dire ?