Big Other

camp des saints

Récemment réédité, Le Camp des Saints de Jean Raspail est un roman qu’il faut lire. Parce qu’il décrit exactement le monde où nous vivons et comment nous y sommes arrivés. En quelques centaines de pages, on comprend tout.

La lâcheté ambiante causée par l’enseignement droits de l’hommiste à l’école, le martèlement politiquement et sémantiquement correct des médias que les politiques adoptent servilement. Et la possible fin de notre civilisation noyée sous la masse d’immigrants extra-européens.

1973. Jean Raspail imagine un roman. Un bateau d’un million d’Indiens quitte son pays natal pour échouer quelques mois plus tard sur les côtes provençales. 2011. Ce n’est pas un roman. Des milliers de Tunisiens débarquent à Lampedusa.

Ce n’est pas le même pays d’origine, mais c’est la même logique qui fait que ces errants s’entassent dans un bateau pour venir en Europe. Ce sont les mêmes discours, « Il faut raisonner en terme de solidarité», que tiennent nos médias, nos politiques et nos associations de défense des sacro-saints Droits de l’Homme, que ceux que Raspail avait imaginé.

Le Camp des Saints est une question : « Dans quel recoin de soi-même, au fond de quel labyrinthe d’idées reçues et de sentiments imposés faudra-t-il fouiller pour y trouver un reste d’odieux courage à opposer à la pitié ? ».

Cette interrogation est au cœur de notre monde moderne où l’on ne conçoit plus la guerre. Sinon que dans les livres d’histoire ou à l’autre bout de la planète, en Afghanistan par exemple. Pétris de bons sentiments, persuadés de vivre dans un monde de bisounours, que la guerre, c’est nie wieder, nos contemporains laissent arriver des flots de migrants, armes et bagages à la main. « Nous les aurons par les ventres de nos femmes » avait dit, en 1974, Boumediene dans un discours à l’ONU.

C’est ce phénomène que décrit Raspail. Certes, il l’écrit dans sa préface, il a accéléré le processus. L’action de son livre se passe en une journée, la réalité a pris quelques dizaines d’années supplémentaires. Mais les flots de migrants sont là, le politiquement correct est inscrit dans nos lois, les discours de la HALDE et autres CRAN se gravent dans nos chères têtes blondes à grands coups de télévision et de publicité. D’éducation nationale aussi. Au sens strict du terme. « 32742 instituteurs découvrirent, à la même seconde, le sujet de rédaction du lendemain. « Décrivez la vie, à bord des navires, des malheureux passagers de l’armada, développez vos sentiments à leur égard, en imaginant par exemple, que l’une de ces familles désespérées vienne vous demander l’hospitalité » Imparable ! Le cher petit ange a l’âme naïve et le cœur sensible des enfants, il va tartiner sur quatre pages un pathos infantile à faire pleurer les concierges, il sera premier et on lira sa copie en classe et tous les copains enrageront d’avoir compté trop chichement leurs larmes. C’est ainsi qu’on fabrique les hommes aujourd’hui. » Nous sommes ainsi désarmés, par notre éducation, devant cette population dont l’atout principal est la misère. Les médias nous le rappellent quotidiennement, eux sont malheureux, eux sont pauvres. La France ? Mais elle n’a jamais existé ! Les Français ? Mais nous sommes tous issus du métissage ! Etrange comme le monde actuel bannit quiconque amoureux de son peuple et de son histoire, le sacrifie même, au profit d’un étranger qui vient s’installer et imposer ses lois. 

Cet ouvrage nous conte la valse de la débandade. Une sorte de corrida où le courage finit par disparaitre dans les tréfonds des bons sentiments. Il faut paraitre plus convaincu que son voisin, que l’Autre, c’est l’avenir. Cette dictature de l’altérité, Jean Raspail l’appelle Big Other dans sa préface éponyme. Il y raconte l’histoire de son livre, succès éditorial boudé par les médias mais qui grâce au bouche à oreille est devenu un livre culte. Prêter à un ami son exemplaire du Camp des Saints, c’est à coup sûr devoir le racheter. Il ne vous sera pas rendu, il a été prêté à quelqu’un d’autre. Ce livre est trop important pour rester au fond d’une bibliothèque. Si un jour vous peinez à expliquer à une personne vos idées politiques, plutôt que de longs discours, offrez Le camp des Saints.

Le camp des saints, Jean Raspail.

Mathilde Parsimperi

6 commentaires pour "Big Other"

  1. M. dit :

    Super ton article Mathilde! Il a du chien et ça me donne un bon coup de pied aux fesses pour le relire!

  2. labolisbiotifool dit :

    Cet ignoble bouquin, raciste, égoiste, malfaisant, hitlérien, a fait quelque bruit
    lors de sa sortie ( je l’ avais lu à l’ époque ), mais vite vite on l’ avait enfoui
    dans la mémoire collective, discrètement, sans vague … Et puis après tout, Raspail
    déja à cette date était un vieux gâteux faisant sous lui, incapable d ‘un raisonnement
    normal.
    Bon, c ‘ était il y a quelques années …

    Et puis voila la vérité toute nue qui finit par ressortir ! C ‘ est dingue, non ?
    Et le bouquin fait un carton !

    On a tous un petit Hitler au fond de nous …

    Salauds de Français !

  3. Marie dit :

    Ooh qu’elle est grossière celle-ci !!! Et insultante avec cela !
    Savez-vous que Jean Raspail pourrait vous attaquer en justice -et gagner- pour injures publiques ?

  4. CavalierFrançais dit :

    Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu…

Un truc à dire ?