L’enquête de la Rédaction (2):: que se passe t-il entre les oreilles des hommes ?

de la tour

Suite de notre enquête :: Les Hommes … Mais que pensent-ils de nous réellement ? Qu’aiment-ils chez cette Femme depuis toujours convoitée, admirée ? Cette femme qui jusqu’il y a quelques dizaines d’années encore était gardienne du foyer, des traditions et garante de la transmission ? L’influence de la société lui a-t-elle fait perdre son âme ? Avec le temps, a-t-elle perdu de ses charmes ?

Pour satisfaire notre curiosité et tenter de comprendre ce qui ne tourne pas rond chez nous (ou ce qui tourne rond !), Belle et Rebelle a mené l’enquête en posant 7 questions à des hommes d’origine géographique et d’âge différent. Certains d’entre eux ont bien voulu se livrer pour nous …

Dounet, 28 ans, marié, il habite à Paris.

  • Ingénieur de métier, il passe son temps libre à marcher, faire de la boxe et s’occuper de sa femme.
  • Son rêve : avoir une grande maison pleine d’enfants, en attendant il se contente d’être fier des bâtiments qu’il a construit.
  • Son dicton : Plus est en nous !

 

1. La FEMME : vous avez cinq mots pour la qualifier, quels sont-ils ?

Intelligence, douceur, partage des mêmes valeurs, Humour et beauté.

2. Il est aujourd’hui à la mode pour la femme européenne d’être une « business-woman », qu’en pensez-vous ?

Revendication de l’esprit paritaire et de revendication d’égalité des sexes. Ça marche dans certains cas, mais dans la grande majorité des cas, elle n’est pas à sa place. Une femme pour moi se définit autrement notamment par la maternité. Elle est dans notre civilisation, la gardienne du foyer et des traditions. C’est une place qui est primordiale et bien plus valorisante que business-woman.

3. Quand on vous parle de la « femme au foyer », quelle réaction cela vous inspire-t-il ?

Du respect.

4. Ce que vous n’aimez pas chez les femmes d’aujourd’hui ?

L’égalité des sexes.

5. Ce que vous aimez chez les femmes d’aujourd’hui ?

Leur liberté.

7.Y-a-t-il un personnage féminin que vous  aimez tout particulièrement ? Pourquoi ?

Non.

 

Flavien, 21 ans, célibataire, il vit à Anvers où il étudie à l’École Supérieure de Navigation.

  • Une de ses plus grande fierté est d’avoir organisé et réalisé une traversé en « first 32 » Toulon/Sud Sardaigne en trinôme alors qu’il avait 18 ans.
  • Aujourd’hui, il est chef dans un mouvement de scoutisme, il adore lire, faire de l’équitation et jouer au tennis.
  • Son plus grand rêve est une charge à cheval, comme à Eylau.
  • Sa devise, empruntée à la Hollande : Je maintiendrai

 

1. La FEMME : vous avez cinq mots pour la qualifier, quels sont-ils ?

Beauté, Vie, Muse, Foyer, Karina Alexandrovouvna Rachiniev.

2. Quelles sont les qualités primordiales que vous recherchez chez une femme ?

Ce qu’a dit le Docteur Merlin m’a beaucoup ému (de tête…): “Elle m’attend celle qui sera l’autre patrie de mes enfants, celle pour qui le mot pourquoi s’évanouira”

3. Il est aujourd’hui à la mode pour la femme européenne d’être une « business-woman », qu’en pensez-vous ?

Plusieurs choses, d’abord dans le monde dans lequel nous vivons, un foyer a besoin, de façon assez générale, d’un double salaire. Il semble aussi évident qu’une femme qui a étudié, et par conséquent qui peut accéder à des postes qui l’intéressent travaille, et par la même devienne une  « business-woman ». Si on cherche sur Google image « business-woman » on se rend compte de l’image de cette nouvelle classe de travailleuse. Jeune, sexy et…en tailleur… De quoi faire pleurer de haine les féministes soixante-huitardes qui se battaient contre le port du soutien-gorge… A l’heure où l’école prend en charge d’élever les enfants, le couple a perdu toute notion du foyer. Qui se souvient encore de la racine même du mot élever (des enfants)? Quoi de plus noble que la transmission, que l’élévation, mot pourtant au combien explicite, des enfants héritiers de 30 000 ans d’Histoire. Non, la femme moderne, la « business-woman », ne veut plus entendre parler d’enfants et d’éducation. Elle veut être comme l’homme. Comme l’homme? Quoi de plus absurde, de plus malsain, que de vouloir être comme quelqu’un?  Je ne sais plus qui disait : “jusqu’au moment où nos  femmes modernes ont proclamé être l’égale des hommes, elles les ont surpassés sans que cela ne dérange personne”.

4. Quand on vous parle de la « femme au foyer », quelle réaction cela vous inspire-t-il ?

Une espèce de schizophrénie fort peu évidente…  Premièrement une admiration pour la femme qui prend en charge d’élever ses enfants, de sacrifier une carrière, ses années d’études etc… Et d’un autre côté l’image de la catho inélégante à 30ans passés, d’une vache à lait engrossée une fois par an et qui ne vit que des allers-retours entre le tennis du dernier et l’équitation de la 3ème ne m’attire guère…
J’en discuterai avec ma femme!

5. Ce que vous n’aimez pas chez les femmes d’aujourd’hui ?

Elles ont vaguement tendances à vouloir être comme l’homme et non pas à s’assumer en tant que femme.
De nos jours, la femme réussit si elle fait comme l’homme, si elle le  surpasse dans ses propres domaines sans chercher à briller dans d’autres.

6. Ce que vous aimez chez les femmes d’aujourd’hui ?

Leur élégance, le renouveau de la mise en avant du corps de la femme.
Elles ont repris conscience de leur possibilité de briller dans le domaine publique par leur propre réussite, ou de l’exemplarité de leur foyer, à l’instar de la Matrone Romaine.

7. Y-a-t-il un personnage féminin que vous  aimez tout particulièrement ? Pourquoi ?

Sans réfléchir, je répondrai Hypatie (Horreur suis-je complètement formaté…?!), parce qu’elle incarne la femme savante, qui irradie la cité de son savoir, et dont le courage étonne encore aujourd’hui puisqu’on en fait des films (cf “Agora”).
J’ai un faible pour Blanche de Castille, d’une rare beauté, qui, pendant ses régences, a dû faire face à des difficultés et des conspirations qu’elle a écrasées.
Elles incarnent la femme Européenne, puissante et sage.

Propos recueillis par Lore Constantin.

10 commentaires pour "L’enquête de la Rédaction (2):: que se passe t-il entre les oreilles des hommes ?"

  1. Marie dit :

    Vous savez qu’une femme peut faire carrière ET élever ses enfants ? Que l’ambition professionnelle n’empêche pas de vouloir avant tout bien élever ses enfants du moment que les priorités sont claires ? Et que c’est possible, sisi… du moins si son mari a à coeur de participer aux tâches ménagères et à l’éducation autant que possible ? Que pour une femme, avoir de l’ambition professionnelle ne signifie pas forcément devenir une “business woman” ?

    Marie, 4 enfants superbes (et plutôt réussie pour l’instant, leur éducation, en toute immodestie… mais je ne suis pas seule responsable, leur père y est pour une bonne moitié !), ‘gardienne du foyer’ travaillant à temps plein et adorant son métier (bon, moins que ses enfants quand même, je vous rassure), et arrivant même à trouver du temps pour écrire des futilités sur internet – grâce à un mari plus moderne que vous, Messieurs ! Tiens donc, peut-être que “Belle et Rebelle” pourrait l’interviewer, cela changerait ?

    • Simon dit :

      @Marie

      Ce ne sont plus tellement les mères qui élèvent et éduquent leurs enfants, ce sont des sous-traitants (crèches, écoles,…). Dès 3 ans, les enfants sont progressivement endoctrinés par une éducation nationale prosaïque qui diffuse chez eux toutes les idées nécessaires à la République. L’illusion du progrès, le féminisme (maladie féminine), l’ultra-cartésianisme d’inspiration marxiste (maladie masculine), le mensonge du multiculturalisme, l’histoire simplifiée et découpée en tranches ainsi que l’avidité matérialiste s’ancrent si profondément dans leurs esprits qu’ils ne seront pour la plupart plus capables de s’interroger sur la véracité des informations qu’ils ont reçu.
      Ainsi, pour citer un exemple, l’illusion du progrès occulte toutes les preuves de l’existence de sociétés en excellente santé des siècles avant aujourd’hui. La vallée des Hunza n’est pas plus étudiée que la vallée du Loetschental, personne ne prend le temps d’expliquer aux enfants que de nombreux cranes issus de sociétés primitives révèlent des dents parfaitement alignées et rarement cariées. L’ouvrage de Marshall Sahlins n’est pas non plus étudié.
      Les étudiants ne sont pas formés au pluralisme, à l’hétérodoxie, à la recherche personnelle et la curiosité insatiable.

      • Marie dit :

        Si si Simon, je vous assure, les parents élèvent encore un petit peu leurs enfants, l’école ne fait pas tout, la crèche, l’école, les nourrices ne remplacent pas les parents…

        Et quoiqu’élevée moi-même, comme vous sans doute, dans cette affreuse école de la République, qui en effet a bien des défauts, ce sont bien mes parents qui m’ont élevée et formée à la curiosité, à la recherche etc, comme vous le dites si bien. Je dis: mes parents, et non ma mère, car je dois beaucoup à mon père (n’ oublions pas trop vite leur place dans l’éducation à force de vouloir promouvoir la femme au foyer…).

  2. AXL dit :

    Ha oui, un mec qui passe la serpillière, fais la cuisine et torche les gosses pour que sa femme ait le temps de minauder sur le net, c’est vrai, c’est si rare aujourd’hui.. Vite, vite une entrevue!!! Et la médaille de la “modernité” en prime!

    • Marie dit :

      Parce que cela n’est pas assez noble pour “un mec”, de “passer la serpillère, faire la cuisine et torcher les gosses” ? Non, “un mec” est mieux à écrire de façon vulgaire sur internet (on ne peut en effet pas qualifier votre prose de “minauderie”, je vous accorde cela).

      On sent, à votre message, la grande admiration que vous portez au travail ménager, au travail du foyer… Vous avez raison, quand on est un homme, “un mec”, un vrai, et qu’on porte comme vous un regard si plein d’enthousiasme sur ces tâches, autant les laisser aux femmes, puis les engluer dans une admiration feinte: “ô Femme, ô toi la gardienne du foyer, la flamme de la famille, ô toi qui passe la serpillère, fais la cuisine et torche les gosses d’une façon si divine….”

      • Clotilde dit :

        Bien dit, Marie ! Mais pourquoi tant d’agressivité dans ces réponses masculines ? Pourquoi certains hommes se sentent-ils tout de suite menacés quand on parle du travail de la femme ?
        Il faut arrêter de parler de “la femme au foyer” comme d’un concept abstrait. Les deux époux emploient simplement au mieux leur temps pour leur famille. Dans la plupart des siècles passés, les femmes restaient chez elles parce qu’il y avait du boulot à temps plein dans leur maison ! Généralement plusieurs enfants, pas de machine à laver ou de robots divers, les vêtements à fabriquer, souvent des animaux à soigner, vous pensez vraiment qu’elles étaient “au chômage” ? Et c’est la femme qui restait à la maison parce que c’est elle qui porte et allaite les enfants, c’était donc plus simple. Et regardez tous les tableaux montrant des anciennes scènes de travaux champêtres : les femmes sont aussi là à ramasser les épis ou conduire les boeufs, preuve qu’elles n’étaient pas cantonnées arbitrairement à leur cuisine et “torcher les mômes”!
        A notre époque et dans les pays occidentaux, les données ont changé : que la femme reste à la maison est, à part quelques exceptions de familles nombreuses ou de travail à domicile, un choix personnel de qualité de vie. Et là, à chaque couple d’en discuter, pourquoi leur choix serait-il influencé par des commentaires plus ou moins intelligents sur internet ?

  3. Pierre dit :

    Sauf que quand le mari fait le ménage, change les enfants, donne le biberon, fait la cuisine, (ce n’est pas nos jeux d’enfants, nous!) en plus bien entendu de remplir ses devoirs de bricoleurs du dimanche, de mécanicien, de tondeurs de gazon, de fendeur de bûches etc, quand il remet éventuellement en question sa carrière professionnelle pour privilégier celle de sa super “moitié” (qui a la prétention de pouvoir tout assumer, la bonne blague Marie, redescendez sur terre), tout ce beau monde courant après la montre et toujours plus de consommation (chéri on va chez Ikéa?), il a de grandes chances, cet homme flirtant souvent avec le chômage, de finir cocu et quitté à la quarantaine par sa wonder woman libérée par les lois républicaines meetic et gleeden réunis, car frustrée de ne plus avoir à la maison l’épaule rassurante et virile qui la faisait vibrer. Tu m’étonnes…
    85 % des demandes de divorce sont formulées par ces femmes toujours curieusement incomprises, leur bien-être passant bien entendu avant celui de ses enfants (avec le petit tour chez le psy pour la phase déculpabilisation). Elle n’est pas belle la femme moderne?
    Pire que tout, elle ne sait même plus cuisiner :-).

    • Femme sans haine dit :

      C’est pas faux ce qu’il dit le Pierrot ! ;-)

      Affligeant certes, mais il faut reconnaître qu’il y a une part de vrai dans ce que vous dites…

      Car les généralités ne servent jamais qu’une vision bien réduite des choses pour les simplifier et s’éloigne de fait de la vérité. ^o^ Mais c’est valable aussi pour les com’ précédents.

      Tant qu’on n’arrêtera pas de se cracher à la gueule que LES hommes sont horribles et paresseux (et ne savent plus bricoler) et que LES femmes sont chiantes et castratrices (et ne savent plus cuisiner), on ne sortira pas du schmilblick ! Alors sortons des schémas féministes au ras des pâquerettes qui font la gueguerre aux hommes. Elles n’ont rien compris, et les mecs qui rentrent dans ce jeu-là non plus. Kssss !

      ♥♥♥

  4. MySpecialEvent dit :

    Une page qui va peut-être enfin réunir, voire réconcilier hommes et femmes. Très pertinent.

  5. Solenn dit :

    Même petite enquête sur les hommes de mon entourage : (voici les deux premiers qui viennent de me parvenir, je continuerais)

    Abdelfatah, 44 ans, divorcé, deux enfants de 16 et 19 ans, Lyon
    Enseignant le sport en lycée. Passion : son club de taekwondo où il enseigne depuis plus de dix ans.
    son rêve : que chacun de ses élèves trouve l’épanouissement dans le sport
    son dicton : plus on commence bas, plus on peut progresser

    1. La FEMME : vous avez cinq mots pour la qualifier, quels sont-ils ?
    Je vois plutôt une pluralité de femmes, mais s’il faut qualifier un idéal féminin je dirais : la beauté, la joie, aimer, stabilité, solidité

    2. Il est aujourd’hui à la mode pour la femme européenne d’être une « business-woman », qu’en pensez-vous ?
    Si c’est pour vendre son âme au détriment de ce qui la rend réellement heureuse (famille, amis, passions…) et se complaire dans l’accumulation de richesses, cette dérive est dangereuse.

    3. Quand on vous parle de la « femme au foyer », quelle réaction cela vous inspire-t-il ?
    Une vision passéiste, réductrice du rôle des femmes. Même sans travailler, une femme n’appartient pas à son foyer : elle bouge, elle vie, elle s’implique… Je n’aime pas l’idée d’enfermer quelqu’un entre quatre murs, fussent-ils ceux de son foyer.

    4. Ce que vous n’aimez pas chez les femmes d’aujourd’hui ?
    Leur soumission au culte de l’apparence

    5. Ce que vous aimez chez les femmes d’aujourd’hui ?
    Leur implication dans la vie publique

    7.Y-a-t-il un personnage féminin que vous aimez tout particulièrement ? Pourquoi ?
    Rosa Park, une femme qui a su prendre des risques pour une cause plus grande qu’elle, qui a su sortir de son confort et militer pour une juste cause.

    ______________________________________

    Maxime, 25 ans, en couple, Vienne

    Bibliothécaire, passionné d’histoire, de polar et de cinéma
    Faire publier ses romans
    Qui ne tente rien n’a rien

    1. La FEMME : vous avez cinq mots pour la qualifier, quels sont-ils ?
    plutôt ce qu’elle représente pour moi : l’union, la vie, le partage, la fertilité, l’origine

    2. Il est aujourd’hui à la mode pour la femme européenne d’être une « business-woman », qu’en pensez-vous ?
    je ne connais pas de business women dans mon milieu, plutôt des femmes qui travaillent, parfois galèrent, ont du mal à joindre les deux bouts. Je pense plus aux femmes qui ont une “double journée”, le travail plus la maison. Elles déploient une énergie qui semble parfois infinie, et un courage sans limite. Certainement que dans le milieu des affaires, ces femmes impliquées dans leur travail ont les moyens financiers de compenser ça (recourant aux nounous et autres femmes de ménage), mais dans mon entourage proche, je vois plutôt celles qui portent à bout de bras leur famille.

    3. Quand on vous parle de la « femme au foyer », quelle réaction cela vous inspire-t-il ?
    La femme au foyer c’est plus proche du fantasme que de la réalité. Les femmes ont toujours travaillé : aux champs, dans les fermes, dans les boutiques, puis dans les usines… Etre femme uniquement au foyer a toujours été un luxe, qui s’est répandu dans la bourgeoisie du XIX° siècle, où la situation des rentiers a permis à leur femme de rester à la maison sans exercer d’activité de nature économique. C’est loin d’être une norme universelle et intemporelle.

    4. Ce que vous n’aimez pas chez les femmes d’aujourd’hui ?
    la course à la consommation (hemm… les jours de soldes approchent ^^)

    5. Ce que vous aimez chez les femmes d’aujourd’hui ?
    Le fait qu’elles savent être plus tolérantes avec les défauts des hommes, elles ne cherchent plus superman ou le prince charmant, elles savent être réalistes

    7.Y-a-t-il un personnage féminin que vous aimez tout particulièrement ? Pourquoi ?
    Alice Guy, première réalisatrice de films, première créatrice de scénarii et d’effets spéciaux. Avec Georges Méliès, ce sont mes héros du cinéma.

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    Voilà, dès que les suivants me parviendront je les posterai.
    Pour info : j’ai juste envoyé l’enquête à tous les hommes listés dans mon répertoire mail, les réponses sont volontaires.

Un truc à dire ?