Y’a d’la merde dans le tuyau

pillule par milliers

Aujourd’hui 85 000 substances chimiques différentes se trouvent sur le marché. Pour pratiquement aucune nous n’en connaissons les effets. Sommes-nous le fruit d’une expérimentation à taille humaine ?

Dans une société où les cancers des testicules affluent et où l’on observe une récurrence de cas de stérilité, il est temps de se poser la question : ces substances chimiques ont-elles un impact sur l’être humain ?

Une étude basée sur la recherche des causes de stérilité masculine a mis en évidence chez les hommes une chute du nombre de spermatozoïde de 50% en 50 ans. Pour les Parisiens, leur nombre de spermatozoïde aurait diminué de 40% en 20 ans.

De leur côté, ils nous rabattent la valeur nutritive de ladite substance afin de nous convaincre. Mais dois-je vraiment faire un effort tandis qu’eux n’en font pas en fournissant un produit de médiocre qualité ?

Si la capacité des hommes à se reproduire est touchée, la nôtre l’est forcément! La guerre des ventres s’annonce mâle…

Dans l’utérus, le sexe de l’enfant ne se différencie que 6 semaines après la rencontre de papa et maman. Le fœtus possède en même temps les conduits qui lui permettraient de devenir un garçon ou une fille. Mais la décision finale repose sur le code génétique. XY pour les hommes et XX pour les femmes. Sur les hommes, le chromosome Y possède le gène SRY. Il stimule des cellules à l’origine de la production d’hormone anti-müllérienne (anti sexe féminin). Alors que les canaux féminins régressent, en parallèle, se font les premières sécrétions de testostérone nécessaire dans la formation de l’appareil génital masculin.

Entre 1950 et 1980, le Distilbène, œstrogène fétiche (à l’époque) à été distribué à 6 millions de femmes. Les fœtus masculins exposés à cette hormone pendant la vie utérine ont développés à l’âge adulte des malformations ou des cancers testiculaires.

Cause génétique ou environnementale ? Un résultat observé en si peu de temps oriente une recherche causale environnementale.

En 1980, 50% des œufs d’alligators du lac d’Apopka n’étaient pas viable : micropénis, faible taux de testostérone… Dans le lac où avaient été effectués ces prélèvements, l’eau avait été contaminée par un important pesticide. L’eau, bien que redevenue normale, le problème persistait : les alligators avaient été exposés alors qu’ils n’étaient que des fœtus !

Sur place les scientifiques ont reproduit le schéma en appliquant sur des œufs le pesticide en question. Les résultats corrélaient à l’âge adulte : ils ne pouvaient se reproduire.

“Chéri, c’est toi qui accouche ce coup-ci ?”

Chez les têtards mâles, exposés à l’herbicide Atrazine, produit commun dans l’environnement, les grenouilles sont devenus hermaphrodites : leurs testicules contiennent des œufs.

À ce train-là les salles d’accouchement seront bientôt remplies d’hommes porteurs…

Il existe donc bien un lien entre le degré de pollution et une anormalité génitale. Les pesticides rendraient t-ils l’appareil masculin vulnérable en adoptant un rôle de perturbateur endocrinien ? Cancer, chute du sperme, cryptorchidie…

Des tests ont été réalisés aux Etats-Unis, ils comparaient la présence de pesticide, le taux de testostérone et le nombre de spermatozoïde en fonction de la zone d’habitation. Chez les hommes vivants en zones rurales on a trouvé un taux de pesticide élevé et une concentration en testostérone faible.

Dans le domaine de la recherche expérimentale sur le cancer, ils utilisent des cellules souches qu’ils font grandir en les stimulants via des oestrogènes. Le tube témoin dans lequel n’était donnée aucune hormone a pourtant commencé à mûrir lui aussi. Les cellules se trouvaient dans un tube en plastique composé lui-même de substance qui se comportait comme des hormones féminines à l’origine de la croissance des cellules souches.

Quant aux bébés rats sous bisphénols pendant la grossesse, les cellules cancéreuses qu’ils ont tous développées et ceux quelques soit la quantité ingurgitée par la mère, ont apprécié le biberon !

Maquillées comme un camion volé

Parlons maintenant des phtalates que l’on retrouve partout : jouets, pvc, maquillages. Impossible d’y échapper !

Des rates en gestations ont été exposées aux phtalates. Les mâles qui naissaient avaient des malformations génitales et un nombre de spermatozoïdes réduit à l’âge adulte.

Au Danemark alors que 1/5 des jeunes danois ont une qualité spermatique faible, 2000 femmes ont été suivis pendant leur grossesse. Des prises de sang ont été effectuées pour connaître leurs expositions aux phtalates. Chez les bébés où les mères avaient été très en contact avec la substance, on observait une distance anneau génital diminuée, des cas de cryptorchidie et des perturbations hormonales.

Principalement retrouvés dans les cosmétiques, des hommes ont totalement été enduit de crème. 1h après leur sang contenait des phtalates qui certes disparaissaient 24h plus tard seulement l’efficacité d’une crème réside dans son application quotidienne….

Les observations faites sur la faune sauvage, les rats de laboratoire et les hommes devraient être les déclencheurs d’un signal d’alarme tiré à grande échelle.

Malheureusement, en toxicologie ce n’est pas la durée d’exposition qui compte mais la quantité ingurgitée. Et les tests qu’effectuent les laboratoires pour maîtriser et prévoir les risques sont faits sur des molécules isolées et non pas sur le cocktail que nous ingurgitons régulièrement. C’est sous-estimer l’impact qu’ont ces produits sur nous.

Dingues de mon slip

En 1960, 1 femme sur 20 était touchée par un cancer du sein. Aujourd’hui c’est 1 femme sur 8.  Une origine embryonnaire est-t-elle là aussi à envisager ?

C’est dès le début qu’il faut prendre soin de la vie. Les Danois l’ont bien compris puisqu’ils déconseillent aux femmes enceintes de se teindre les cheveux ou de mettre du maquillage.

Alors mesdames, si vous ne voulez pas êtres responsables d’un appendice peu flatteur pour votre fils, où si vous souhaiter simplement devenir grand mère, il est temps que ce que vous gobiez soit de qualité !

**Alice** SexyGirl69

11 commentaires pour "Y’a d’la merde dans le tuyau"

  1. AXL dit :

    Sexygirl69… ha ha ha… fallait oser le pseudo… C’est quoi ton Skyblog?

    Signé: TBM75

    :)

    Article intéressant ceci-dit mais faut avouer que la signature le crédibilise pas des masses. Enfin c’est un détail.

  2. André dit :

    Quand j’ai passé les épreuves de sélection de l’armée de terre, un candidat sur dix avait un cancer des testicules – et tout le monde avait autour de vingt ans.

  3. AXL dit :

    75cm… non, tout de même… il faut être raisonnable… Même au Cameroun…

  4. Homo alpis dit :

    Pour les cancers du sein, il faut voir aussi le rôle des oestrogènes de synthèses contenus dans la pilule (contraception orale).
    Beau texte SG69, merci du cadeau.

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