Pourquoi l’infidélité est-elle devenue la règle?

love affair

Oula, vaste sujet que celui-là… Rien qu’en le débutant, je me demande si je vais réussir à m’en sortir… Sans doute devrais-je suivre les conseils de cet excellent (et fort bel…) ami universitaire et philosophe (06 en MP pour les bonnes copines…) m’invitant à dresser un « plan » afin de structurer mes articles et de construire un propos véritablement cohérent. Mais je n’ai jamais réussi à écrire ainsi et, par d’ailleurs, le format du « webzine » est assez bien adapté aux élucubrations désordonnées de mon goût…

Mais faisons tout de même un effort d’organisation…

Tout d’abord, le constat: Aujourd’hui, 95% des gens de moins de 60 ans ont trompé, trompent ou tromperont leur conjoints (estimation basse).

J’inclus évidemment dans les dites « tromperies », les dragouilles sans conclusions, les relations « ambigües », les discussions « virtuelles », les « allumages sans décollages »… bref toutes ces petites saletés prétendument sans conséquences qui occupent tant nos jours…

Ensuite la problématique: Pourquoi?

Puis la conclusion: Peut-on en sortir?

1) Pourquoi?

Et bien pour moult raisons… la première d’entre-elles étant bien évidemment la mort de toute morale coercitive et transcendante, même chez ceux qui continuent à en agiter les panoplies. Cadavre le plus profondément enterré du lot: le catholicisme véritablement vécu et intégré et non muséifié dans une pratique mécanique et purement sociale.

Depuis ces décès, chacun est libre de se confectionner sa petite éthique personnelle, son prêchi-prêcha excusatoire qui, au final, autorise tout à condition que cela soit empaqueté dans une adroite et pompeuse exégèse…

Je trompe mon conjoint comme une secrétaire du Nord-Pas-calais en manque de coups de bites à la sorties au Macumba Club mais cela n’a rien à voir… Moi, ma tromperie est « solaire », « dyonisiaque », c’est une « quête » en quelque sorte, une « expérience métaphysique » quoi, un retour au « christianisme des temps primitifs » (pourquoi pas?)…  De toute façon, je suis une personne si exceptionnelle, si particulière, que je peux m’extraire de l’étroitesse de la morale commune, obscurantiste et petite-bourgeoise, héritée du sombre 19e siècle puritain…  Résultat, je fais comme tout le monde, mais ce n’est pas grave puisque ca n’a rien à voir avec les autres on vous a dit!

Autre raison fondamentale: l’ennui. Et oui, que voulez-vous, je me fais chier! J’ai tout eu trop facilement, j’ai trop reçu et pas la force de transmettre. De plus j’ai un boulot à la con (même si « trop mortellement grave prenant »…) durant lequel je peux « chatter », « facebooker » et « bloguer » pendant des heures, aucun engagement collectif, associatif ou politique en dehors du bureau  et aucun talent ni centre d’intérêt particuliers, alors il faut bien que je meuble tout ce temps libre! Et avoir une cour, mimer la passion, le drame, mentir, jouer, tricher, mythomaniaquiser… cela occupe…  indiscutablement…

Ensuite, bien sûr, parce que je suis une « moderne » c’est à dire un pure individualité, incapable d’empathie ni de réelle compassion (donc inapte à l’amour qui exige un sacrifice de liberté) et ne pouvant pas concevoir qu’un « bien », même extrêmement ponctuel, pour moi puisse être un « mal » par rapport à un absolu ou à des « principes » (quelle horreur!)  auxquels je ne crois définitivement plus même lorsque j’en utilise encore le vocabulaire.

Enfin parce que, l’époque étant ce qu’elle est, il n’y aura jamais ni punition ni sanction à mes errements, pas d’ostracisme ni de relégation, et que de ce fait, le bon étant au final traité comme (voir moins bien que ) le méchant, on aurait vraiment tort de se gêner…

2) Peut-on échapper à cela?

C’est pas gagné. D’autant qu’il faudrait d’abord commencer par le vouloir.

Sarah Brunel

8 commentaires pour "Pourquoi l’infidélité est-elle devenue la règle?"

  1. Z dit :

    Après 15 ans de mariage, ma femme tient absolument à ce que nous allions dans une boîte échangiste. Que faire ????

  2. AXL dit :

    Choisir mieux la prochaine.

  3. Youpimatin dit :

    Ca dépend, est-elle échangeable?

  4. Marie dit :

    à AXL: pas très drôle comme réponse. C’est pas du jetable…
    à Z: refuser, et consulter d’urgence un conseiller conjugal (chrétien de préférence à mon avis).
    Il n’y a aucune honte, construire un couple c’est 50 ans de travail, c’est magnifique et ça vaut la peine (dixit ma maman après 43 ans de vie commune… moi j’en suis seulement à 7 !) mais c’est aussi très difficile, on a besoin d’aide dans cet apprentissage, et mieux vaut le faire avant de commettre une grosse bêtise… Donc moi je lui dirais, à votre femme: “ok ma chérie mais APRES avoir vu (plusieurs fois) un conseiller conjugal histoire de comprendre d’où te vient cette idée que je ne partage pas !!”
    Des adresses de conseillers: vous pouvez consulter le CLER, amour et famille, http://www.cler.net

    Bon courage.

    Marie

  5. Bob dit :

    Et que faites vous des religions païennes ou les parties fines (orgies en fait) étaient monnaie courante ?
    Et si je peux me permettre, la religion chrétienne n’a jamais empêché les infidélités. L’infidélité viendrait peut etre du fait que les femmes veulent remplir les rôles autrefois séparés de l’épouse, de la maitresse et de la putain. Oui j’ai lu Zemmour, c’est mauvais pour moi.

  6. En lisant vos commentaires on voit réapparaitre les éternels sujets de la moralité et de la religion!
    Le problème est ailleurs, et je sais de quoi je parle car je travaille sur un site de rencontres basées justement sur les relations adultères:
    L’homme – au sens général du terme – est animé par l’instinct de survie de notre espèce … c’est un besoin “animal” chez nous.

    Maintenant, penons l’exemple d’un homme et une femme. Ils se rencontrent … ils tombent amoureux, se marient et ils finissent par avoir des enfants. Il arrive alors un jour, ou plus ou moins inconsciemment, l’un des deux considère qu’il a atteint son objectif, du coup ses besoins sexuels baissent parfois jusqu’à disparaitre alors que chez son conjoint ce n’est pas le cas – chaque être humain est différent – et cela n’empêche en rien que ces deux personnes s’aiment toujours.
    Certains restent “malheureux”, d’autres décident d’aller “voir ailleurs” ce qu’ils ne trouvent plus chez eux … c’est pas plus compliqué que ça la raison de l’infidélité

  7. Extraconjugal dit :

    Je me permets aussi d’intervenir dans la discussion à travers une autre question. Est-il préférable de rester malheureux en couple ou bien de s’accorder le droit de douter, d’avoir envie de voir ailleurs, sans pour autant ne plus aimer son partenaire ou même vouloir le quitter ? …

Un truc à dire ?