La viande, un concentré de souffrance dans nos assiettes

pin up fishing

Je préfère vous prévenir d’entrée de jeu, il se peut qu’après la lecture de cet article, vous posiez sur le contenu de votre assiette un regard différent. La raison ? Je vais vous parler de la viande !

Cette viande sans laquelle vous peinez à envisager un repas, cette viande qui aiguise les appétits au point que nous en consommons cinq fois plus qu’il y a 50 ans. Enfin, quand je dis nous, je veux dire vous, surtout, car moi, la viande, j’ai arrêté d’en manger. Oh non, de la propagande végétarienne, pensez-vous ! Peut-être, mais pas seulement. Car si je vais prendre un malin plaisir à titiller votre surmoi alimentaire, c’est pour vous permettre de garder à l’esprit quelques réflexions utiles avant d’attaquer (ou non) votre prochain steak frites.

Meat is murder

Généralement, lorsque qu’une âme bien intentionnée tente de rétablir quelques vérités sur la viande au cours d’une conversation, elle doit bien souvent faire face à une véritable levée de boucliers de la part de ses interlocuteurs : « l’homme a toujours mangé de la viande ! », « l’homme est carnivore par nature ! », « il faut manger de la viande pour être en bonne santé ! ». Bref, c’est un déferlement d’idées reçues qui fusent presque instantanément de la bouche de vos contradicteurs. C’est que les mangeurs de viande tiennent à leur steak et n’aiment pas trop être bousculés dans leurs certitudes ni dans leurs habitudes et entendent continuer à s’adonner à leurs plaisirs carnivores en toute tranquillité, et surtout, sans trop culpabiliser si possible.

Pour répondre sans détours à ceux qui entendent donner une légitimité historique à la consommation de viande, on pourra rétorquer que l’ancienneté d’une tradition n’est pas gage de sa moralité : pour preuve, le meurtre est une pratique tout aussi ancienne !

S’agissant de la thèse selon laquelle l’homme serait un mangeur de viande naturel, il est facile de mesurer l’univers qui nous sépare d’un animal comme le lion, véritable carnivore qui se trouve dans la nécessité de tuer pour survivre, contrairement à nous, qui mangeons de la viande par simple goût de la chair. On pourra renchérir qu’une étude comparée de l’anatomie et de la physiologie d’un animal carnivore et d’un humain permet de constater une quasi-absence de caractéristiques communes, tendant ainsi à prouver que nous ne sommes décidément pas faits pour adopter le même régime alimentaire.

Quant aux prétendus bienfaits de la viande qui nous rendrait forts et en bonne santé, il s’agit tout bonnement d’une vieille croyance populaire relayée par votre mamie pour vous faire finir votre assiette quand vous étiez enfant. Car en réalité, on peut parfaitement se passer de viande sans souffrir d’aucune carence. Plusieurs associations de diététiciens de par le monde ont conclu qu’une alimentation végétarienne bien menée est bonne pour la santé et parfaitement adéquate du point de vue nutritionnel.

A ceux qui s’étranglent déjà à la vue d’un morceau de tofu, on répondra que de nombreuses cuisines européennes accordent une large place aux plats végétariens, comme par exemple la cuisine provençale ou bien encore la cuisine italienne, et que l’apport protéinique de la viande est alors naturellement compensé par des équivalents végétaux.

Méfaits écologiques de la viande : un plaidoyer pour la décroissance

Pour être tout à fait honnête, manger de la viande tous les jours, vous saviez déjà que ce n’était pas très bon question écologie. Les bobos, les décroissants de tous bords et Nicolas Hulot ne manquent pas de vous le seriner tous en chœur : la consommation de produits carnés a des conséquences écologiques désastreuses pour la planète. L’élevage industriel est ainsi responsable de la majorité des émissions de gaz à effets de serre, de déforestation à grande échelle, de pollution des eaux… Modifier ses habitudes alimentaires pour préserver les ressources naturelles de la planète semble donc inévitable à brève échéance.

L’élevage industriel ou la maltraitance animale généralisée

Mais les premières victimes de l’élevage industriel, ce sont bien sûr les animaux. Et les chiffres sont glaçants : chaque jour, 3 millions d’animaux sont abattus pour notre consommation, et ce nombre est porté à plus d’un milliard par an rien que pour la France. Chacun sait que l’élevage industriel est un univers de type concentrationnaire qui néglige le bien-être animal le plus élémentaire pour maximiser les rendements et les profits : les poules pondeuses sont enfermées dans de minuscules cages dans lesquelles elles peuvent à peine bouger ; les porcs ne voient jamais la lumière, sont nourris avec des déchets industriels et sont bourrés d’antibiotiques et d’antidépresseurs ; les veaux sont anémiés volontairement pour conserver leur viande blanche… La liste des sévices infligés aux animaux d’élevage est longue. Pour en arriver là, il aura fallu au préalable que les citadins que nous sommes aient perdu tout contact avec les animaux, que ces derniers vivent et meurent loin de nous, à la périphérie des villes. Invisible, l’animal sera d’autant plus facilement réifié. Il devient alors aisé de se détourner de la question de son bien-être et de sa mort.

Petit cours d’éthologie pour les nuls

Paradoxalement, notre époque si prompte à revendiquer son héritage intellectuel des Lumières se distingue pour le coup par une véritable ignorance en matière animale. Encore aujourd’hui, les animaux sont pour la majorité d’entre nous une terra incognita, un continent inexploré. Malgré notre proximité avec les animaux de compagnie, l’éthologie reste une discipline ignorée du grand public, et ses rudiments ne sont même pas enseignés à l’école.

Voici donc quelques notions élémentaires destinées à combler vos lacunes : des animaux, le grand éthologue Konrad Lorenz disait qu’ils sont d’une manière générale « moins intelligents que ce que l’on pense, mais beaucoup plus sentimentaux que ce que l’on imagine ».

Bien sûr, l’univers d’un animal n’est pas aussi complexe que celui d’un homme. Mais les animaux ont eux aussi des goûts, des attachements à certaines bêtes ou personnes. Ils sont aussi capables d’une pensée non verbale. Prenons l’exemple du cochon, cet animal sympathique et si méconnu, au fond. Car, vous ne pourrez plus l’ignorez dorénavant, ce cochon, que vous vous plaisez à consommer sous forme de saucisses, de côtelettes ou bien encore de jambon, est un animal particulièrement intelligent. Tenez-vous le pour dit, son intelligence surpasse celle du chien : et pour cause, car il fait partie des quelques espèces animales à avoir réussi le test du miroir pour la conscience de soi. Et oui, comme les grands singes et les éléphants ! Des études ont même permis de démontrer qu’un cochon possède des facultés cognitives identiques à celles d’un enfant de trois ans. Et accrochez-vous, pour finir, il a été prouvé scientifiquement que le cochon maîtrisait les bases de l’arithmétique ! Autrement dit, un cochon sait faire une soustraction et une addition. Perturbant, n’est-ce pas? Bon, ça y est, je sens que vous allez regarder votre tranche de jambon différemment la prochaine fois !

Manger de la viande est contraire à notre intuition morale

Quiconque a déjà visionné des images provenant d’un abattoir a pu le vérifier : les animaux ne veulent pas mourir, pas plus que vous et moi. Et s’il est louable de se préoccuper de leurs conditions de vie, élevage bio ou pas, c’est à l’abattoir qu’ils finissent immanquablement.

Dans son essai « Manger la chair », le philosophe Plutarque, qui a vécu au 1er siècle de notre ère, disait : « Pour un peu de chair, nous leur ôtons la vie, le soleil, la lumière et le cours d’une vie préfixé par la nature : et nous pensons que les cris qu’ils jettent de peur ne sont point articulés, qu’ils ne signifient rien, là où ce ne sont que prières, supplications et justifications de chacune de ces pauvres bêtes qui gémissent.(…) Regardons-nous comme indifférente la perte d’une âme ? ». Car au fond, c’est de cela dont il s’agit : mettre à mort un animal, c’est arracher l’âme d’une créature sensible au monde.

Alors, évidemment, toute l’habileté de notre époque consiste dans le fait de nous avoir rendu la viande presque présentable : juste un petit morceau de chair sanguinolent emballé hygiéniquement dans sa barquette en polystyrène. De sorte que le mangeur de viande réussit à faire abstraction des séquences qui précèdent celle de l’achat chez le boucher. Une ellipse bien commode qui permet d’assouvir ses appétits carnés en toute quiétude. Alors que pour le végétarien, il n’y a pas d’ellipse qui tienne : il se représente parfaitement l’ensemble des séquences : il voit la bête vivante à l’abattoir, il entend ses cris de peur, ses supplications pour sa vie, il voit le sang qui gicle, s’imagine la douleur, voit la main qui dépèce. Autrement dit, son imagination est parfaitement activée par le morceau de viande qui se trouve sous son nez! Et il sait que manger un steak, c’est cautionner l’ensemble de ces actes, à plus forte raison lorsqu’on se trouve au bout de la chaîne de production.

Participer au réenchantement du monde

Ceux parmi vous pour qui la réflexion n’est pas qu’un jeu intellectuel l’auront probablement compris : il n’est pas possible de balayer la question de la viande du revers de la main. A moins de s’aveugler volontairement. Si l’abandon de la viande doit rester un objectif, les moins volontaires pourront se contenter de devenir des carnivores occasionnels, d’acheter des œufs bio et d’arrêter le foie gras. Quoiqu’il en soit, il serait dommage de laisser ses appétits carnés oblitérer son idéal d’amélioration de la condition animale. Les occasions de participer à une forme de réenchantement du monde ne sont, somme toute, pas si nombreuses.

Aurélie Gillot

 

14 commentaires pour "La viande, un concentré de souffrance dans nos assiettes"

  1. André dit :

    1. L’idée du “gaz à effet de serre” et du “réchauffement climatique”, je passerai dessus, mais je vous conseille de réviser cela, c’est de la pseudo-science (historiquement les périodes de réchauffement et refroidissement se succèdent depuis toujours). Les problèmes environnementaux ne sont pas là.

    2. Certes, l’homme n’est pas carnivore, il n’a pas des dents pointues et ressemble plus aux animaux végétariens (nos dents ressemblent à celle des vaches). Mais les Indiens d’Amérique et les Bochimans consommaient beaucoup de viande et étaient en excellente santée. L’homme est donc, à tout point de vue, un animal particulier ! Seulement, la viande moderne, biologique ou non, n’a pas la fraîcheur de la viande qu’ils consommaient eux ! C’est surtout cela qu’il faut critiquer : la viande moderne ne doit effectivement pas être consommée en grande quantité, précisément pour cette raison.

    3. Il a été reproché aux hommes dans l’un de vos articles de ne pas être sufisamment “virils”, et certaines femmes/demoiselles dans les commentaires se sont plues à dire qu’ils devaient faire un certain poids pour être “virils”. Or, mes chères, je vous signale que si les hommes mangeaient de la viande seulement une à trois fois par semaine, ils seraient certainement bien moins lourds, car c’est une constante historique que les peuples consommant peu de viande font au moins dix kilos de moins en moyenne. Schizophrénie dans votre discours ? (bon, je sais, belle et rebelle n’a pas qu’une seule voix…)

    Sinon, globalement je suis d’accord. L’homme qui consomme de la viande à l’excès, c’est la figure de l’ogre dans les contes de fées ; c’est une figure critiquée depuis longtemps, pour de bonnes raisons. Et effectivement, on peut être végétarien et même granivore et en bonne santé ; mais c’est plus difficile d’avoir une alimentation équilibrée avec un régime végétarien qu’avec un régime carné. Par ailleurs, je trouve qu’il est excessif de se passer complètement de viande, et plus encore d’oeufs.

  2. AXL dit :

    Tout cela est bel et bon et je partage nombre de vos constats, seulement je n’en tire pas les mêmes conclusions. Vous dites: Plus de viande! Je dis: Choisir sa viande!

    Car l’essentiel des maux que vous dénoncez ( à juste titre) ne sont pas liés à la consommation ou non de viande mais à l’industrulaisation et à la massification de cette consommation. Ce qui déshumanise notre rapport à la nourriture, notamment carnée, c’est la Technique.

    Il faudrait être bien malhonnête pour mettre sur le même plan la bidoche produite dans de gigantesques mouroirs industriels et le veau sous la mère tué pour célébrer un mariage dans une campagne de France. (ce qui ne signifie pas qu’il n’y est pas du sang et que le veau ne soit sans doute pas ravi d’être égorgé).

    Ensuite on pourrait aussi vous rétorquer que sans consommation des animaux, plus d’animaux tout court . Je serais étonné qu’un paysan entretienne des cochons ou des oies pour le seul plaisir de leur compagnie.. Les animaux d’élévage disparaitraient donc de la surface de la terre… évitant la souffrance certes mais l’existence tout autant…

    Je ne crois pas que l’on réponde efficacement à un excès par un excès contraire. Comme dans beaucoup de choses, la mesure me semble le plus sage chemin.

    Ensuite en ce qu iconcerne la souffrance animale “intrinsèque” à toutee consommation carnivore, qu’elle qu’elle soit. Certes, masi il y aussiune question de priorité, je serais étonné que vosu ayiez renoncée à tout vêtement ou sac à main, téléphones portables ou écrans plats fabriqué en chine, au vietnam ou au bangladesh et donc produits de l’exploitation et de la souffrance des hommes et parfois des enfants… Pourtant les gadgets et les colifichets sont moisn indispensables que l’alimentation…

    Par ailleurs vous omettez éagelement totalement un aspect : le plaisir.

    Manger ce n’est pas que se nourrir.

  3. Eric dit :

    Ne croyez pas que je vais essayer de vous convaincre de l’inanité de votre discours ! Ne mangez pas de viande ! ça en fera plus pour ceux qui pensent différemment …. Ceux, par exemple, qui supposent que si Leur Créateur (ou Dame Nature si vous aimez mieux) leur a mis des canines dans la mâchoire avec des incisives, des prémolaires et des molaires, c’est peut être pour une bonne raison.

    Mais sans doute savez mieux que la Nature de quoi le corps humain à besoin.

    (Et à vous lire, j’ai l’impression que vous n’avez jamais eu faim, et c’est tant mieux pour vous, car je ne parle pas de ‘l’appétit” qui nous stimule les papilles, non, je parle de la faim, celle “à bouffer des haubans” celle des crampes d’estomac contre laquelle votre “intuition morale” ne pèse pas lourd, et en tout cas, pas longtemps !)
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  4. Aurélie Gillot dit :

    Quand je parlais de levée de boucliers…
    Bon, pour préciser les choses : concernant les effets néfastes de l’élevage industriel sur l’environnement, ceux-ci sont bien réels : pollution des nappes phréatiques par les élevages intensifs de porcs en Bretagne et en Alsace, déforestation en Amérique du sud au profit de culture de soja OGM destiné aux poulets. De plus, la FAO a publié en 2006 un rapport qui certifie que l’élevage de bovins produit plus de gaz à effet de serre que les automobiles.

    D’autre part, je vois mal en quoi le poids des hommes pourrait être lié au fait de manger de la viande ! Mais je suppose que ça fait justement partie des vieilles croyances populaires que j’évoquais. La preuve : même les gringalets en mangent, donc la viande n’a rien d’un aliment miracle ! Je recommande plutôt à ceux qui veulent paraître plus « virils » de se mettre à la musculation !

    Concernant la remarque sur le veau sous la mère, je suis entièrement d’accord. Je suppose que si je mangeais de la viande, je chercherais moi aussi un élevage fermier, dans lequel le veau a été élevé dans des conditions respectueuses. Malheureusement pour vous, ce genre de production est complètement marginal de nos jours.

    A ceux qui opposent défense des animaux et préoccupations humanitaires, je ne vois pas en quoi l’un exclurait l’autre. On peut parfaitement éprouver de la compassion pour les animaux ET se soucier du bien-être des hommes et des enfants qui travaillent dans les usines en Chine. Cela relève d’un même souci éthique : pour ma part, je n’achète pas de sacs en cuir et achète du made in France autant que possible.

    Quand à l’argument qui consiste à dire que « la faim justifie les moyens », je suppose que si vous êtes prêt à manger n’importe quoi, cela inclut aussi la chair humaine ? Car après tout, quand on meurt de faim, on peut légitimer aussi le cannibalisme je suppose.

    • Eric dit :

      Quelque soit notre fin dernière ou nos faims passagères, je ne pense pas qu’elles justifient tous les moyens.
      Mais les intuitions morales sorties des imaginations fertiles se représentant l’horreur de abattage, ça, c’est des trucs de bobos et de gosses de riches qui n’ont pas beaucoup vécu ni souffert, tant mieux pour eux (pour elles), mais ne me demandez pas d’approuver.
      Par ailleurs, vous ne répondez pas à au moins deux objections : pourquoi la Nature, la sotte, vous a t’elle doté de canine, alors que c’est fait pour déchirer la viande ? et autre question, vos chaussures, vos sacs à main… ils sont tous en raffias ? pas de veste ni de jupe en cuir, j’espère ! imaginez la souffrance de la pauvre bête que l’on a cruellement tué pour l’écorcher afin que vous portiez ses dépouilles sur vous !

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  5. AXL dit :

    Déja ne plus acheter de viande surgelée et/ou en grandes surfaces et en manger moins souvent, ca serait pas mal.

    Et quid du poisson et des fruits de mer, ils souffrent aussi, et tout, donc je suppose que faut pas non plus en manger? Le cri déchirant de la moule ébouillantée…

    • ah non pas les moules, c’est trop bon !
      et puis quoi après ? on fait plus de frites parce que c’est inhumain ? teuteuteu comptez pas sur moi Monsieur AXL

    • Jo dit :

      Vous ne devez pas être au courant que chaque année, des millions de dauphins, requins, baleines et autres animaux marins sont pêchés par erreur ou meurent dans les filets. De plus la pêche est beaucoup trop excessive, si ça sontinue comme ça, la mer sera bientôt vide de vos poissons préférés pour la consommation, fini le thon en boîte ou les sardines…
      Quant à leur souffrance, elle est la même que les cochons ou les boeufs, ils sont égorgés ou éventrés conscients et abandonnés à leur sort, leur laissant une dizaine de minutes pour mourir. Entre autres.
      De toute façon, un végétarien ne mange pas non plus de poisson.

      Eric, ont peut se passer de cuir. Quant aux canines, oui en effet l’homme est sûrement fait pour manger de la viande, à l’origine on chassait ce qu’on pouvait trouver. Manger de la viande de temps en temps je ne suis pas contre. Mais de nos jours, la consommation est juste excessive et l’élevage bien trop cruel.

  6. André dit :

    “D’autre part, je vois mal en quoi le poids des hommes pourrait être lié au fait de manger de la viande ! Mais je suppose que ça fait justement partie des vieilles croyances populaires que j’évoquais. La preuve : même les gringalets en mangent, donc la viande n’a rien d’un aliment miracle ! Je recommande plutôt à ceux qui veulent paraître plus « virils » de se mettre à la musculation !”

    -> Les études très complètes de Weston Price sont catégoriques. Il a constaté, chez les nombreux primitifs qu’il a “étudiés”, que les “mangeurs” de viande étaient plus lourds de dix kilos en moyenne. Concernant les pratiquant de musculation, tu verras peu de pratiquants, spécialement assidus, qui ne se privent de viande ! Les livres de musculation font d’ailleurs tous la promotion de la voracité, de la viande de boeuf et compagnie. Le régime carné est beaucoup plus calorique que le régime végétarien ou même végétalien. La viande représente un apport calorique important, à la différence des oeufs et des légumes !

  7. Gla dit :

    Un texte intelligent. J’ai arrêté la viande il y a quelques années et je n’ai pas du tout envie de recommencer.

  8. Fanny dit :

    Sans prendre parti et par toute simple curiosité, à lire : “Apologie du carnivore” de Dominique Lestel

  9. Mirabelle dit :

    Je viens de découvrir Belle et Rebelle, et j’adore ce webzine étant une fervente identitaire, mais là je suis franchement déçue, voire horrifiée, par cet article. Comme cela a été dit précédemment, ce n’est pas la consommation de viande qui est à remettre en cause, mais la manière dont les animaux d’élevages vivent et meurent. “Arrêtez de manger de la viande, pauvres petits zanimaux”, c’est typiquement ce genre de clichés, assénés par des bobos lobotomisés et une presse gauchiste, que je m’attendais à vous voir réprouver.

    Et cet argument bancal qui m’a mise hors de moi : “le meurtre est une pratique tout aussi ancienne”… Sauf que le meurtre a toujours été réprouvé et puni ; pas la consommation de viande, que je sache !! Le premier meurtre de l’Histoire est celui d’Abel par son frère Caïn, jaloux de son petit frère, qui avait plu à Dieu en lui offrant SON PLUS BEL AGNEAU en sacrifice (mais oui, il avait fait couler du sang !), tandis que Caïn n’avait offert à Dieu que quelques légumes moches, par radinerie.

    Ça ne fait pas depuis bien longtemps que l’homme a industrialisé de manière intensive la consommation de viande et réduit les animaux à l’état de steaks et côtelettes sur pattes. C’est effectivement scandaleux – sur ce point nous sommes tous d’accord – mais est-ce pour autant une raison suffisante pour taire nos instincts naturels ? Consommons moins, consommons mieux ! Vive la mesure ! Ne mangeons pas de viande tous les jours, achetons de la viande française et pas brésilienne, ce n’est franchement pas beaucoup plus compliqué.

    Sans vouloir faire un cours de religion, je vous rappelle tout de même que la Bible dit ceci, en Genèse 1 – 28 : “Puis il les bénit en leur disant : Ayez des enfants, devenez nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la ; soyez les maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et de tous les animaux qui se meuvent sur la terre.” Ce qui signifie clairement, sans avoir besoin de débattre, que l’Homme a été doté par son Créateur de la sagesse nécessaire pour gérer correctement les ressources mises à sa disposition. Ce qu’il a fait pendant des milliers d’années ! De la même manière, est-ce parce que les grands groupes industriels et les pays producteurs contrôlent totalement le cours du baril de pétrole et le font varier à leur guise que nous arrêtons d’utiliser notre voiture ? Est-ce parce que la déforestation est de plus en grave et intensive que nous arrêtons d’acheter des meubles, des journaux, des livres ? Est-ce parce que le système capitaliste fait aujourd’hui vaciller tout l’Occident que nous arrêtons de consommer ?? Tout cet article est bancal et décevant. La prochaine fois, et ceci dit sans méchanceté, s’il vous plaît, tournez sept fois vos doigts au-dessus du clavier avant de nous assener une bien-pensance contre laquelle vous êtes censée vous rebeller.

Un truc à dire ?