Vu sur Internet :: Storm, un enfant sans genre

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Storm, un enfant sans genre

Vu sur ELLE Magazine le 30/05/2011

Storm est un petit ange blond aux yeux bleus de 4 mois. Sa particularité? Ses parents refusent de révéler son sexe, pour défier les conventions et les contraintes de notre société.

“Parce que nous vivons dans une société pleine de contraintes et que nous chérissons la liberté, nous avons décidé de ne pas révéler le sexe de Storm pour l’instant.”, voilà le mail énigmatique envoyé par un couple canadien à leurs proches pour la naissance de leur bébé.

Les parents de Storm (orage en anglais) refusent de donner à leurs enfants une éducation dictée par un genre en particulier. D’ailleurs, les deux aînés du couple choisissent eux-mêmes leurs vêtements. Jazz, 5 ans, aime porter des robes roses et garder des cheveux longs.

Quand on leur demande combien de temps ils comptent garder le secret, les parents répondent qu’ils mettront fin au mystère “quand nous vivrons dans un monde où les gens seront libres de leurs choix”.

CD

4 commentaires pour "Vu sur Internet :: Storm, un enfant sans genre"

  1. Alcofribas dit :

    Il faudrait leur proposer d’aller encore plus loin. Car je suppose qu’ils lui parlent à leur enfant. Et cela bien sûr en anglais, puisqu’ils sont anglophones. Mais l’enfant a-t-il choisi qu’on lui parle en anglais ? Lui a-t-on laissé le libre choix de la langue dans laquelle on allait s’adresser à lui ? Non ! Il y a là une horrible atteinte à sa liberté ! Quelle horreur, un monde dans lequel on ne laisse pas à l’enfant le choix de la langue dans laquelle on s’adressera à lui ! Peut-être d’ailleurs qu’il n’avait pas envie d’être socialisé par des humains, mais plutôt par des babouins. Lui a-t-on laissé le choix à ce niveau ? Non ! Quelle horrible contrainte !

  2. Luc hebrard dit :

    STORM
    Espérons que cet ORAGE soit d’inspiration divine …ET QU’IL NE S’ABATTE PAS SUR LE DOMICIL FAMILIAL..LE JOUR OU LES NUAGES DE SON ESPRIT FERONT PLACE A LA LUMIERE DU SOLEIL .

  3. Julia dit :

    J’ai plusieurs critiques à exprimer sur cet article et sur les commentaires en découlant.

    Je trouve cela un peu simpliste de copier-coller cet article sans explications et sans avis. Je trouve aussi que l’image choisie pour accompagner l’article est prise tout à fait hors-contexte, sans citer son origine et sans expliquer ce qui est montré.

    Concernant le cas de Storm : les parents de Storm ont decidé d’éduquer leurs enfants en évitant de leur assigner des vêtements/jouets/attitudes qui sont associés à un genre aujourd’hui.
    Les enfants ne vont donc pas grandir en ayant été inculqué de notions de l’ordre de : les filles portent du rose et des frou-frous et sont douces, vont jouer à la dinette et ne vont pas se salir, elles ont le droit de pleurer; les garçons portent du bleu et des pantalons, ils sont bagarreurs, jouent dans la boue, sont turbulents et forts.
    Les différences physiques et physiologiques hommes/femmes sont indéniables, cependant les rôles associés à ces deux genres dans la société n’ont pas grand chose à voir avec une réalité physiologique.
    Ce sont les normes aujourd’hui présentes dans notre culture occidentale, aux racines capitalistes, patriarcales et chrétiennes, qui donnent place à une grande partie des inégalités hommes/femmes.
    La place des femmes et des hommes dans une civilisation a varié dans l’histoire et dans les cultures, ce n’est pas une question de “nature”.

    Les enfants de la famille de Storm vont donc grandir avec une idée différente de ce que doit être un homme et ce que doit être une femme; ils auront tout de même été élevés par des parents qui les aiment et qui les encouragent à être des êtres humains respectueux, polis, courageux et bons, et cela sans rapport avec un genre particulier.

    Ces enfants pourront penser en dehors des normes et je trouve cela louable.

    Le seul problème, selon moi, dans l’éducation de Storm se situerait au niveau du “secret” entourant son sexe : ses frères connaissent son sexe, et ses grands parents également, mais sont tenus au secret.

    Pour répondre à Alcofribas: la question ici ne réside pas dans la liberté de choix de l’enfant dans son éducation. Tous les parents réalisent des choix lorsqu’ils éduquent leur enfant, et celui-ci pourra exprimer son avis sur son éducation en temps voulu: cela peut être un choix de religion (baptiser un bébé, par exemple, ou circonscrire un petit garçon), ou le choix d’élever des enfants respectueux des autres.
    Je pense que vous avez voulu exprimer la “sauvagerie” des parents de Storm au sens où ils n’ont pas voulu l’obliger dés sa naissance à rentrer dans la case “garçon” ou la case “fille”, et qu’une personne ne rentrant pas dans ces normes culturelles n’est donc pas “civilisée” ? Je tire cette conclusion de l’analogie que vous avez effectuée vis-à-vis de l’éducation par des babouins.

    Je ne pense pas qu’être une personne civilisée correspond à rentrer dans les normes, et je pense que ces personnes (qui ne rentrent pas dans les normes) sont critiquées car ce qui est différent fait peur.

    Je suis ouverte à vos réponses. Bien à vous.

  4. Anne dit :

    D’une manière froide et “scientifique” ou plutôt lié à ma curiosité, je trouve cela très intéressant :
    Pour démontrer l’importance de l’éducation sur les stéréotypes liés au genre, rien de tel qu’une “éducation expérimentale” où les enfants sont élevés sans genre.
    Maintenant, est-ce réellement positif pour ces enfants ? On sait que les stéréotypes de genre peuvent constituer des freins, des handicaps dans les domaines socio-professionnels et scolaire, donc dans un premier temps, on a envie de dire “oui”
    Mais les catégorisations sociales sont aussi importantes dans le sens où elles sont des guides pour les individus, des guides, c’est-à-dire des aides. Autrement dit savoir dans quelle case on se range et dans quelle case se range les personnes qui nous entourent nous facilite la vie : on “sait” comment se comporter les uns avec les autres de manière plus rapide et donc plus efficace (même si on se trompe…)

    Pour ces enfants, ne pas pouvoir dire “je suis une fille” ou “je suis un garçon” ne constitue-t-il pas un handicap dans la construction de leur image personnelle ? Il me semble que cela est assez tôt très important pour les enfants, mais est-ce lié à l’éducation ou à un réel besoin de savoir ?
    Je suppose que si ces enfants restent dans leur milieu familial, cela n’a que peu d’impact du moins jusqu’à un certain point (âge). Mais à l’école ?
    – Soit ils savent qu’ils sont filles ou garçons mais ne le disent pas : ils risquent de rapidement s’identifier au groupe de leur genre “les garçons font ça, je ne savais pas, mais maintenant je sais et je vais faire pareil…”
    – Soit ils ne savent pas et vont entendre parler de fille et de garçon vont percevoir des différences dans les attributions probablement et risque de devoir choisir … cela n’est-il pas trop difficile ? Et si ils font un choix ne correspondant pas à leur genre biologique, cela ne risque-t-il pas d’être source de problème identitaire ? Ou ils seront catalogués par leurs pairs (et par les enseignants) en fonctions de leurs choix (vestimentaires, jeux …)
    Il est à craindre que si aucun genre ne se détache, les autres, rendu mal à l’aise par l’incertitude (le genre est la première case de rangement que nous utilisons quand nous croisons quelqu’un) ne les mettent à l’écart (les gens évitent la singularité)
    Notre société est fortement organisée en fonction du genre. Ce qui est dommage, mais peut-on s’en passer ?

    Le plus important, je pense, reste l’amour que la famille porte aux enfants : en l’absence de genre, l’affection des parents peut, j’espère, permettre aux enfants de se construire une identité personnelle forte.

    A suivre…
    Reste à espérer que cette particularité ne transforme pas ces enfants en “bêtes de foire” !

Un truc à dire ?