Les hommes ont-ils une âme?

mars-attack hommes ont ils une ame

La femme était l’avenir de l’homme que disait le poète au siècle précédent. L’avenir étant devenu son présent désormais, il était temps de regarder dans le rétro et de se demander si les hommes ont (encore) une âme*?
Polémique oblige.

Prenons un exemple , futile et accessoire comme les femmes savent si bien le faire, pour argumenter le propos: les tâches ménagères. Quelques décennies en arrière, lorsque les femmes n’étaient pas encore obligées de subir l’esclavage salarié pour subvenir elles-aussi aux misérables finances du foyer, les choses étaient bien plus simples. Ces taches ménagères étaient de leur entière responsabilité. Chose d’autant plus légitime que les horaires et la pénibilité du travail masculin était incomparable avec la majorité de nos salariés du tertiaire du 21ème siècle. Allez demander à un mineur de faire la vaisselle sans vous prendre une tarte à 5 doigts.

“Chéri, je sais que tu viens de bosser 12 heures à l’usine mais pourrais-tu passer l’aspirateur s’il te plait mon ange?”

Malgré la disparition de la pénibilité physique (et non morale) du travail, force est de constater qie l’aide masculine n’a pas beaucoup évolué. Il est permis de se demander parfois si il n’est pas nécessaire de légaliser le mariage femme/machine à laver tant l’electroménager nous est bien plus utile qu’un lémurien sur canapé.

Autre exemple futile qu’est la courtoisie. Combien de portes tenues, combien de ses petites attentions ont disparu depuis plus longtemps que le Panda sauvage. Demandez à vos grands-mères combien de fois on leur a demandé si elles suçaient gratos et combien de fois elles ont du jouer des coudes pour monter dans une rame de métro. Et ne parlons pas d’être défendue lorsque nous sommes emmerdées ou agressées. Il nous vous aura certainement pas échappé messieurs, que les hyènes sont parmi nous. Au premier Wesh mamzelle, les regards se baissent et c’est chacun pour soi.

Les chevaliers servants sont-ils en pause cabinets?

Il n’est pas possible de demander à sa femme d’être une princesse lorsque l’on ne se comporte pas soi même en prince charmant. En attendant que vous retrouviez la porte de sortie des toilettes, nous avons appris à nous défendre nous mêmes.

Et pour finir le propos, parlons de la dévirilisation généralisée qui a crée une génération d’hommes asexués ou incapables de se confronter au sexe opposé. Des bataillons de pornaddicts incapables d’aligner trois mots avec une femme sans buter sur chacun d’entre eux. Ou d’autres ayant littéralement abandonner l’idée de vivre avec une femme car ne les comprenant pas et s’enfermant dans une homosexualité de substitution. Pour être un homme, il y a des responsabilités à endosser. Il ne suffit pas de claquer des doigts pour rameuter une demi douzaine de playmates/mères de famille/cuisinières/au choix à compléter si l’on est soit même une lopette irresponsable.

Si notre monde moderne vous apparait messieurs autant porté sur la charité, la compassion et le sentimentalisme, la culpabilité vous revient entièrement. Demander à des femmes de se comporter en hommes quand ceux-ci défaillent est une aberration. Rien n’oppose la charité et la vérité, la compassion et la justice, les femmes et les hommes. En conclusion, l’homme n’a plus d’âme depuis qu’il a perdu la face. Et puisque chacun d’entre eux à une femme, une mère ou une épouse, il va falloir, chères demoiselles, leur expliquer sans ménagement.

* Lire au passage l’explication de ce mensonge rappelé à l’occasion par certaines féministes

 

9 commentaires pour "Les hommes ont-ils une âme?"

  1. Ultima Frontiera dit :

    En tant qu’homme, je suis assez d’accord sur le fond. Sauf que le constat marche aussi dans l’autre sens, malheureusement. “Il n’est pas possible de demander à son homme d’être un prince charmant lorsque l’on ne se comporte pas soi même en princesse”.

    Personnellement je préfère avoir une vision plus globale. Depuis plusieurs décennies, c’est l’identité au sens large qui est attaquée par le système (via l’idéologie dominante féministo-maçonnico-soixantehuitarde), dans un but de déracinement global. Ceci incluant donc l’identité masculine et l’identité féminine.

    D’un côté, on culpabilise les hommes, on les rabaisse, on les dévirilise comme vous l’expliquez pertinemment. De l’autre, on encourage les femmes à être des “hommes comme les autres”, des carriéristes, des consommatrices individualistes. Ainsi, plus de complémentarité traditionnelle, juste des pions qui consomment et qui ne pensent qu’à leurs gueules. Beaucoup d’entre nous sont pris dans les mailles dans ces nouvelles valeurs dominantes, mais beaucoup d’entre vous le sont également, de la même manière.

    Il y a donc plusieurs façons d’aborder le problème. On peut dire que la faute revient entièrement aux hommes, ou qu’elle revient entièrement aux femmes. On peut faire le jeu des élites en tombant dans une espèce de guerre de sexes à la con (“bouh, c’est pas nous, c’est vous”).

    Ou sinon, on peut voir la chose comme ceci: il y a les collabos, et il y a les résistants. Hommes ET femmes. Honneur à toutes celles et ceux qui marchent avec dignité, fier(e)s de leur féminité / masculinité. Je pense en faire partie et je crois que c’est aussi votre cas. Nous, nous avons une âme. Complémentarité et respect mutuel (pas de sexisme !) doivent être les maîtres mots entre nous. Au contraire, celles et ceux qui se complaisent dans ce système consumériste où valeurs et morale sont dépravées en sont dépourvus.

    Bref, une fois n’est pas coutume, je suis un peu déçu par le côté généralisant et unilatéral de votre article, même si dans l’absolu j’y adhère en partie.

    Malgré tout j’apprécie votre site et vous souhaite bonne continuation.

  2. Eric dit :

    “Polémique oblige.” ou “polémique obligée” ? De toutes façons, polémiquons….
    Puisque vous posez la discussions dans les termes “les femmes c’est comme ci, les hommes c’est comme ça” je vais adopter la même rhétorique.
    Je suis tout à fait d’accord avec le constat sur “l’homme d’aujourd’hui” et le regrette comme vous et surtout pour vous. Moi, je suis trop vieux pour changer, donc je tiens niaisement les portes et laisse ma place dans le métro. Toutefois, je suis inquiet pour mes fils qui grandissent dans ce milieu dévirilisant et odieusement matriarcale.
    Mais, en cette veille de la fête des pères, permettez moi de pointer du doigt les responsables de cet état de fait (la dé-virilisation et la goujaterie grandissante des jeunes mâles) qui perdure : ce sont les mères ! Lisez une femme, Evelyne Sullerot qui dans “Quels père quels fils” analyse lucidement les conséquences du féminisme dont elle fût un des chantres.
    Certes, si les mères sont responsables de la dé-virilisation de leurs fils, c’est bien sur parce les maris et pères ont démissionné. La solution me paraît être dans la recherche de la complémentarité homme femme dans l’éducation, le couple (pas la paire) base de la famille qui permet à l’enfant de se réaliser. En bref, ne faites pas la guerre des sexes, faites l’amour …. conjugal !
    Une citation pour finir « Mais après tout, de quoi vous plaignez-vous? Vos mères l’ont voulu, vous l’avez eu, l’émancipation de la femme ! » (adapté de l’article de Nina Debrese, http://www.belle-et-rebelle.com/2011/06/wonderwoman/#more-897 )

  3. Luc hebrard dit :

    ERIC Il ne faut pas culpabiliser les mères qui ont voulu travailler et améliorer les revenus de la famille
    A cette époque il n’y avait pas de RMI ,RSA ,.allocs pour les fournitures scolaires ,ni d’aides médicale ,presque pas de crèches ,ni de congés maternité .Alors à moins que les maris aient une paie conséquente fallait bien qu’elles travaillent non?

  4. Eric dit :

    Qui parles des femmes qui travaillent ? Pas moi, Luc ! Je parle du féminisme et de ses conséquences sur l’éducation de nos fils ! Et comme écrit Evelyne Sullerot dont j’ai parlé plus haut “père manquant, fils manqué”…
    Et je ne voudrais pas être désagréable, Luc, mais il faut se méfier des arguments du genre “A cette époque il n’y avait pas de RMI ,RSA (…) ,ni de congés maternité”.Si je ne me trompe pas, en France, depuis 1909, toute salariée enceinte a le droit au congé maternité, à condition d’informer au préalable son employeur….
    1909 ! Moi je vous parle des années 70….

  5. Luc hebrard dit :

    ERIC ,Le feminisme était l’affaire d’une classe sociale que l’on appèlerai aujourd’hui : les bourjois bobo gauchisants paganistes et surement pas des femmes qui se tapaient 8h par jours +les charges familliales ‘.Les intellectuelles ‘,avocates etc; que l’ on retrouve en directrices de redactions , c s a, etc et qui tel un vieux cadavre , continuent a sevir en rabachant les mémes histoires sur le role de la femme et de l’homme au sein de la famille .
    Si un père a un fils en QUOI ? son AUTORITE DEPENDRAI DE L’IDEOLOGIE FEMINISTE JE NE COMPRENDS PAS..! Quand on a du carractère , on ne se laisse pas influencer aussi facilement je pense ..! (.Le principe de dire c’est pas de ma faute c’est à cause de…) ça me met toujours mal à l’aise .
    Mais bon je n’aie pas de fils alors je devrai peut-ètre me taire ?

  6. Eric dit :

    Bon, Luc, on ne va peut être pas monopoliser les forums de la presse féminine… A vous lire, soit vous êtes très jeune, et c’est tant mieux pour vous ,soit nous ne vivons pas vous et moi dans le même cadre spatio-temporel.
    Encore merci aux belles et rebelles de nous avoir laissé nous exprimer !

  7. Luc hebrard dit :

    Non je ne suis pas très jeune (MENTALEMENT PEUT-ETRE QUE SI ) JE VOUS ASSURE QUE JE VIE DANS LE MEME CADRE TEMPOREL
    MAIS PEUT-ETRE PAS DANS LE MEME CADRE SPATIO .
    A + ERIC

  8. Marie dit :

    Chers tous,

    Je crois que lier la débandade de la morale chrétienne et le féminisme, le taux de divorce et le féminisme, s’est faire fausse route.
    C’est l’erreur du “féminisme” au sens courant du mot – celui du “planning familial”, etc etc. A les entendre, le féminisme passe nécessairement par l’IVG, le divorce, la pilule, la pilule du lendemain, l’IMG, la fivette, bientôt les mères porteuses, etc etc etc. Bref: le rejet de toute morale, de toute limite.

    Mais c’est aussi l’erreur dans laquelle vous tombez, de façon rigoureusement symétrique: en déplorant la “libération” des moeurs (qui ne libère de rien du tout et au contraire est un esclavage, et qui est, je crois, responsable de la dévirilisation comme de la déféminisation car en désacralisant le sexe on désacralise, du même coup, la différence des sexes) vous le liez au féminisme. Conclusion: comme vous rejetez la “libération” des moeurs (et je vous suis sur ce point), vous proposez tout simplement un retour en arrière (et là je ne vous suis pas du tout).

    A lire les féministes, ou à vous lire, on conclut ceci: vie libertaire et féminisme sont liés. Soit on accepte les deux, soit on rejette les deux.

    Stop ! Ce sont deux concepts bien différents ! Il me semble que bien des couples mariés contemporains, fidèles, harmonieux, où l’homme n’a pas de problème de virilité et la femme n’a pas de problème de féminité, nous prouvent l’erreur de cette conception. Dans ces couples, il peut arriver que la femme gagne plus ; il peut même arriver que l’homme soit au foyer sans se sentir “dévirilisé”, car sa femme et lui savent que sa masculinité est quelque chose de bien plus grand qu’un simple rôle social – et le regard admiratif et respectueux de sa femme, de ses enfants, le lui prouve; il est possible que la femme parte en déplacement professionnel, que l’homme habille les enfants le matin, que ce soit elle qui fasse les comptes et lui la cuisine – mais rien de tout cela n’est systématique, bien sûr. Il n’y est pas question d’autorité de l’un sur l’autre mais d’autorité conjointe sur les enfants (à grand renfort de dialogue conjugal évidemment); et la fragilité ambiante des couples qui les environnent les pousse à une union encore plus forte.

    Prenons le meilleur du féminisme – car oui, il y en a à prendre: la prise de conscience qu’être femme c’est aussi bien que d’être homme (et cessez de faire comme si c’était faux qu’il est solidement ancré, encore aujourd’hui, dans la tête de chaque petite fille qu’être petit garçon c’est “mieux”. Ne serait-ce que l’affreuse expression “garçon manqué” immanquablement envoyée à toute petite fille un peu remuante et vive. Lisez Simone de Beauvoir: elle n’a pas écrit que des sottises vous savez. Ou lisez les propos sexistes de toutes les époques passées – si vous manquez d’idées, je vous en donnerai).

    Mais rejetons le pire de notre époque: le rejet de toute norme, le destructeur “il est interdit d’interdire”, l’individualisme masculin comme féminin, la toute-puissance du “un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux”.

    Voilà. J’arrête ma plaidoirie !

    Marie

    ps: Eric, j’aime bien votre intervention, et justement je trouve qu’il n’y a rien de mieux pour lutter contre la toute-puissance maternelle qu’un père qui s’investisse vraiment dans la gestion du foyer (car on dit “tâches ménagères”, mais le travail est à celui qui le fait: il s’agit bien souvent de “direction ménagère”!) et dans l’éducation des enfants (y compris changer les couches et donner le bain).
    Vous vous inquiétez pour votre fils. A vrai dire, je ne m’inquiète pas pour le mien (et vous semblez très équilibré, je ne m’inquiète pas beaucoup non plus pour le vôtre). Mon fils aura un modèle merveilleux et très viril dans la personne de mon mari son père, son idole, et du haut de ses deux ans il me paraît déjà merveilleusement et comiquement “garçon”. Il aura aussi ses oncles, dont plusieurs sont de très gentils machos ; de ses cousins, qui vont du plus intello-rêveur au plus baroudeur…
    Je m’inquièterais un peu plus pour mes filles, qu’on enferme dès la maternelle dans le rose éclatant, les princesses cuculs, voire le maquillage, et qui me disent bien souvent “ah non ça c’est pas pour les filles, c’est pour les garçons”. Regardez les magazines, les jeux: les “stéréotypes de genre”, ce n’est pas qu’une invention des gender. Et c’est très bien… si ce n’est pas une caricature. Or nous sommes à une époque qui, à force de ne pas avoir de repères, caricature ses repères, et caricature la différence des sexes.

  9. Yannouks dit :

    Bonjour je suis un gars est j’aime votre site qui j’espere influenceront des mentalités a changé.
    D’accord sur le contenu de l’article qui montre que ses ont les médias qui ont une trop grande influence sur beaucoup trop d’hommes : la télé => le nouveau messi.
    Il ya un site qui récéle de testosterone pour ceux et celles qui aimerait retourner au language “cru” que pouvez avoir des hommes d’antant: fdpdelamode.com c’est un tmblr.

Un truc à dire ?