« En passant par la Lorraine avec mes sabots … Oh Oh Oh ! »

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Nous avons tous à un moment ou un autre fredonné de vieux airs traditionnels, la plupart du temps sans savoir d’où ils venaient. Ils sont tout simplement en nous, et certaines bribes surgissent  spontanément de notre mémoire.Et pourtant impossible de retrouver l’intégralité des paroles ! Votre voix s’arrête là, sur ce stupide « Oh, Oh , oh ! »

Et pourtant, ce sont des chants qui ont bercé notre enfance, qui viennent de temps immémoriaux, qui racontent des histoires plus folles les unes que les autres, l’Histoire avec un grand H, mais aussi des histoires qui nous donnent des leçons, nous transmettent un héritage, nous délivrent des secrets, nous décrivent des paysages, des sentiments, des sensations, traduisent des rêves, un vécu, mais que nous oublions de chanter et qui petit à petit sortent de notre mémoire.

Pourquoi chanter ?

Quand un enfant pleure, sa mère le berce en fredonnant un « File la laine »: sa voix l’apaise, cette voix si connue, si calme, si douce : la mère et son enfant communiquent, elle lui transmet des vibrations en le tenant dans ses bras ou en étant tout simplement près de lui.

Le chant est aussi un fortifiant. Je me souviens de longues traversées à la voile, assise dans le cockpit chantant à tue tête « Quinze marins » pour couvrir le bruit de la tempête, comme si je voulais crier plus fort qu’elle. Cette explosion de la voix avait l’avantage de couper mon mal de mer pourtant terrible. Mon corps prenait le dessus, sa force s’exprimait à travers mes chansons.

Mais le chant éveille aussi l’attention. Lorsqu’on chante en groupe, on apprend à écouter l’autre, sans quoi le résultat ne serait qu’une ignoble cacophonie. Une fois que chacun est au diapason, le groupe prend forme, et il arrive parfois qu’un grand frisson s’en dégage.

Le chant est aussi vecteur de sentiments : on fait la fête avec « Fanchon », on pleure un proche avec « Le chant de fidélité », on part à la guerre avec « Honneur, Fidélité», on est tout simplement heureux avec « Les deux compagnons ».

Courage, joie, force, douceur, tendresse …  le chant exprime la profondeur de notre âme. Il n’y a qu’à feuilleter les carnets de chants scouts, véritables conservatoires des chants traditionnels qu’il nous reste pour voir qu’il existe un chant pour chaque occasion : du chant marin, au chant para, en passant par la chanson à boire ou au chant de cérémonies, on trouve toujours un refrain à notre convenance.

Pour ne pas perdre cette formidable tradition, je vous invite à retrouver nos airs sur trois sites choisis de façon tout à fait arbitraire

http://chantmilitaire.blog.de/

http://www.europe-musique.fr/

http://tra-son.fr/lecteur_mp3.html

Tous à vos carnets de chants !

Lore CONSTANTIN

4 commentaires pour "« En passant par la Lorraine avec mes sabots … Oh Oh Oh ! »"

  1. Mathilde dit :

    Tout à fait d’accord avec Lore ! Le chant est primordial! très bel article!

  2. Luc hebrard dit :

    PS
    LES ILLUSTRATIONS DE VOS ARTICLES SONT TOUJOURS EXELLENTES .JE NE SAIS PAS QUI A LES IDEES MAIS BRAVO C’EST UN REGAL D’IMAGINATION ..§

  3. Pierre dit :

    Effectivement, très bel article ! Celà m’a fait penser à une belle chanson de Gilles Servat : Chanter la vie, l’amour et la mort (http://youtu.be/33SuNjTyZ2g)

  4. Giro dit :

    Je recherchais un vieux clip qu’il me semblait avoir vu sur ces pages et je tombe sur votre article…

    Je trouve ça super ! D’ailleurs, j’ai été à la journée de Paris sur la péniche en janvier et il y avait un carnet de chants… Ce qui me fait d’autant plus rire en lisant ces commentaires car à la dernière page, si je me souviens bien, il y avait justement cette chanson de Gilles Servat : chanter la vie…

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