Pourquoi les médecines alternatives ?

doctor belle et rebelle

Ce matin, Mathilde se pose les bonnes questions. Faut-il abandonner les remèdes d’antan et le bon sens populaire juste parce que la médecine institutionnelle est toute-puissante?

Mais quel est le rôle de la médecine ? Dans notre société actuelle, les gens se rendent chez le médecin lorsqu’ils sont malades… mais ça n’a pas toujours été le cas ! En Chine par exemple, ils ne paient le médecin que lorsqu’ils sont en bonne santé. Et s’ils tombent malade, on considère que le travail n’a pas été bien fait et donc on ne paie pas pour être guéri… Le médecin de l’empereur était même éliminé si ce dernier tombait malade !

Or lorsque nous nous rendons aujourd’hui chez le docteur, c’est qu’il y a un souci quelque part… Les médecines classiques actuelles sont donc dites « de maladie » et non de santé. Alors que d’autres se réclament de la deuxième catégorie. On les appelle médecine douce ou alternative, leur credo ? Prévenir et soigner le « terrain ».

Par exemple, la naturopathie (natur path en anglais, les chemins de la nature) se définit comme « l’art de rester en bonne santé ». Hippocrate affirmait déjà « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Vous allez donc consulter un naturopathe, qui va vous prodiguer des conseils pour agir sur votre terrain, pour que vous soyez fort et en bonne santé et que vous ne tombiez pas malade. Vous avez des problèmes d’intestins ? Vous allez ensemble chercher la cause de ces maux, remonter les symptômes pour trouver le point d’action le plus efficace. Plus long et moins pratique que de prendre un antidouleur… mais les résultats visés sont à long terme. L’objectif n’est pas d’éliminer les conséquences d’un mal mais de trouver la cause, de la soigner pour que les soucis, les conséquences s’éliminent d’eux-mêmes…

C’est une méthode qui s’accorde très bien avec l’ostéopathie, qui permet de « mettre la structure d’aplomb pour que les énergies circulent ». Car pour les tenants de ces pratiques, l’énergie est à la base de tout ou presque.

Ça vous fait rire ? Mais les précurseurs ont toujours tort… Regardez William Harvey, qui, au 17ème siècle, a théorisé le premier la circulation sanguine. Ses collègues de l’époque l’appelaient « circulateur », jouant ainsi sur le sens du mot latin circulator, qui signifie charlatan. Et pourtant Harvey est considéré comme le père de la cardiologie moderne !

Alors pourquoi ces méthodes ne s’imposent-elles pas plus sur la scène médicale ? Et sont même parfois interdites ? Car il y a un tas de gens qui cherchent, recherchent, explorent des nouvelles pistes… Mais malheureusement, dans un monde où l’argent gouverne, ils n’ont que peu de chances d’aboutir : ils sont hors du système pharmaceutique officiel, celui qui rapporte de l’argent et entretient les maladies des gens pour qu’ils reviennent chez le médecin et rachètent des médicaments…

Pourtant, la récente affaire du Médiator, montre une fois de plus, la limite des médicaments allopathiques, qui ont des « effets secondaires » importants qui finissent eux-mêmes par devenir de nouveaux problèmes de santé…

3 commentaires pour "Pourquoi les médecines alternatives ?"

  1. Alice dit :

    Je crois que si la médecine fonctionne aussi bien à l’heure actuelle c’est parce que nombre de patient souhaite mettre leurs espoirs dans la croyance qu’elle peut augmenter leur durée de vie… Et croire qu’elle pourra ainsi retarder leur mort. A défaut d’être religieux, il faut bien se raccrocher à quelque chose! Et pourtant: explication toute simple: les gens ne vivent pas plus vieux, ils sont simplement plus nombreux à vivre plus longtemps. C’est donc la mortalité infantile qui a un véritable effet sur ces pourcentages et pas les pseudo progrès de la médecine…

    De plus on peut expliquer l’effet du médiator de manière assez simple: vous avez mal au dos: un petit antalgique, une mauvaise circulation sanguine: un fluidifiant, un mal de crâne: du dolipran… Et à la fin on aboutit a un cocktail explosif plutôt qu’à une cure. Parce que les gens écoutent trop leur corps au lieu de se mettre un coup de pied aux fesses et qu’ils se plaignent de tous les maux du monde parce que ce monde ne leur prête pas assez attention!

    Après on peut regarder simplement la médiocrité des études de médecines: des concours d’apprentissage de par coeur sur des recettes de marabout d’effet de médicament. Celui qui aurai pu être un bon médecin est remplacé par celui qui saura aligné le meilleur traitement pour madame Henriette et tous les symptômes qu’elle présente. Et non pas posé un véritable diagnostic causal basé sur une analyse empirique et sur le déterminisme. Et puis franchement vu les soirées de médecine entre les jeux de baskets, les tartines et les soirées infirmières, j’aurai du mal à confier ma santé à un médecin vu ce qu’il a osé faire subir a son corps pendant ses études…

    Donc oui les médecines traditionnelles sont un bon palliatif face à l’inefficacité d’un système médical comme le notre. Les sciatialgies, les cruralgies, les entorses à répétition soignés sans problème dans ce genre de cabinet en sont la preuve quotidienne quand on traîne depuis 3 ans chez son médecin et qu’il n’a jamais réussi à vous soulager plus de 3 semaines.

    Toutefois ils ne faut pas tomber dans les baskets du premier charlatan, magnétiseur et apposeur de main. La médecine manuelle se base sur l’anatomie, la physiologie et leur rapports entre eux. Aucun rebouteux d’antan ne viendra vous parler d’énergie ou de fluide: il vous dira la bougne elle est là faut taper dedans! S’il en vient à parler d’énergie: FUYEZ, parce qu’il a trop regarder Naruto!

    Pour comprendre cela il suffit de parler de l’effet placebo: le patient a tellement foi en son médecin ou son traitement qu’il pensera aller mieux alors que son état ne se trouve pas changer.

    Mais quand même on ne peut pas les blâmer tout le temps la médecine allopathique réussi parfois à traiter là ou la main ne peut plus!

  2. toads dit :

    “Mais quand même on ne peut pas les blâmer tout le temps la médecine allopathique réussi parfois à traiter là ou la main ne peut plus!”

    Parfois ? ;) Sacré euphémisme

  3. Simon dit :

    @Alice

    Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’en dépit des connaissances que la science a accumulé au fil des décennies, la population n’a jamais été aussi dégénérée qu’aujourd’hui! Ce n’est tout de même pas rien…Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les statistiques officielles sur les maladies dégénératives dans leur ensemble.
    Des livres tels que celui de Weston A. Price (Nutrition and Physical Degeneration) ou de G.T. Wrench (The Wheel of Health) nous décrivent des sociétés anciennes qui vivaient à l’abri des maladies. Elles ont cependant pour la plupart disparu . Les produits du commerce moderne (pain blanc, pâtisseries, confitures, chocolat sucré,…etc) ont exterminé l’essentiel.
    La médecine officielle s’est concentrée sur la gestion de la maladie plutôt que sur celle de la santé. Elle ne s’est pas impliquée dans la politique agricole (les sols sont pourtant les premiers vecteurs de la santé) ni dans l’opposition aux principes industriels (qui sont véritablement antagonistes à la santé).
    J’essaie actuellement de décrire ces réalités dans un livre. Mais ce n’est pas simple à expliquer et à structurer; j’y passe donc beaucoup de temps actuellement.

Un truc à dire ?