Le porno, cancer du couple

porno cancer du couple belle et rebelle

Horreur ! En rentrant du boulot un peu plus tôt ce soir, vous avez grillé Jules devant l’ordi en train de mater du porno !

Vous tombez de haut ! Vous qui le pensiez différent des autres ! Las, le premier moment de gêne passé, vous entrez dans un accès de rage bien légitime, où la déception le dispute à l’écœurement. Piteux, Jules tente quelques justifications et vous jure ses grands dieux que « tous les hommes le font » et que « ça n’a rien à voir avec vous ». N’empêche. Vous vous sentez subitement reléguée au rang de bobonne aussi sexy qu’une serpillière. Car s’il y a bien un sujet qui déchaine les passions dans le couple, c’est bien celui du porno. Alors, avant de vous ruez sur l’ordi pour installer le contrôle parental, voici quelques considérations utiles à garder à l’esprit.

Du porno partout, n’importe quand

Avant de blâmer Jules et de faire pleuvoir sur lui un déluge de reproches, un petit état des lieux s’impose. Car Jules a sans s’en rendre compte touché le cœur du problème : si effectivement, presque tous les hommes regardent des films x, c’est bien parce que la pornographie s’est insinuée peu à peu dans nos vies, jusqu’à en devenir omniprésente. Or, ce phénomène est relativement récent. Si la vogue de la pornographie débute dans les années 70, les films x restent alors confinés aux salles spécialisées. C’est à partir des années 80 que la pornographie pénètre directement les foyers avec l’essor de la cassette vidéo et du film x diffusé chaque mois par Canal+. Les années 90 voient l’avènement de la pornographie de masse, véritable industrie qui trouve avec internet un prodigieux support de diffusion. Le x est désormais à portée de clic, disponible en libre-service jusque sur les smartphones, prêt à répondre à toutes les envies et pulsions. Difficile pour les garçons de résister à la tentation avec une telle facilité d’accès. Et puis d’abord, pourquoi le feraient-ils ?

Le porno, cheval de bataille du « sexuellement correct »

Demander à Jules de renoncer à ses films x est devenu une exigence de plus en plus difficile à formuler pour les filles. Il faut dire que les tenants du « sexuellement correct » actuel, psychologues médiatiques et autres pornos stars sur le retour reconverties dans la sexologie, n’ont de cesse de nous culpabiliser en clamant haut et fort que la pornographie est rentrée dans les mœurs. Jules ne ferait rien de mal en regardant du x, au contraire, le porno aurait même une fonction primordiale, celle d’« activer son univers fantasmatique », et de lui permettre de « cultiver son jardin secret qui n’appartient qu’à lui ». En clair, céder à ses pulsions plutôt que les réprimer, rester crispé sur son plaisir égoïste, telles sont les recommandations de ces gourous des temps modernes. Une mentalité bien dans l’air du temps qui relève plus du pousse-au-crime que de la véritable empathie.

Un seul remède : la detox

Alors, comment convaincre Jules d’arrêter le porno ? Comment déclencher chez lui une prise de conscience ? Pas simple. On peut commencer par argumenter qu’un film x est loin d’être un produit de consommation inoffensif, mais plutôt un spectacle d’une rare laideur, qui met en scène une sexualité vidée de tout contenu affectif. Sans parler du côté déprimant de la chose, quoi de plus sordide en effet que de contempler des hommes et des femmes s’avilir pour de l’argent ? Autant de réflexions qui devraient inciter Jules à se soustraire à ce déferlement d’images destinées à flatter ses bas instincts. Et s’il fait la moue et n’accroche pas véritablement à votre argumentation, une solution radicale s’impose : piquer son orgueil et le mettre au défi de se passer de porno pendant 40 jours. Il grimace et redoute le sevrage? Très bien. Il va vite comprendre à quel point il était intoxiqué ! Car si l’on part du principe que la pornographie est au sexe ce que la junk food est à la gastronomie, une petite detox s’impose ! Allez, de toute façon, avec des années de visionnage au compteur, du x, il a dû en voir assez pour alimenter ses fantasmes pendant les 150 prochaines années ! Au final, ces 40 jours d’abstinence devraient l’aider à réaliser que se préserver soi-même de la pornographie, c’est faire preuve de maturité, pour soi-même et pour son couple, et donc refuser d’adopter la posture du jouisseur immature que la société de consommation entend lui faire adopter. Avec à la clé, une sérénité et une complicité retrouvée dans le couple.

Aurélie Gillot

29 commentaires pour "Le porno, cancer du couple"

  1. Tulipe dit :

    ça fait du bien de lire un article comme celui-ci. Les mecs sont devenus tellement accro au porno que cela en devient pitoyable.

  2. idamono dit :

    Le syndrome du plombier a encore frappé (et oui, vous savez,:si qq’un ,qui ne vous est rien, vous dit une vérité vous l’entendez mieux que si c’est votre chéri). Donc mon chéri m’envoie un lien vers cet page,… MERCI, il me semblait avoir dit tout ça (moins bien, plus condensé et avec une force de conviction égale à ma fureur/déception lors des différents grillages de mon Jules) et là, il l’a entendu si nettement qu’il veut le partager avec moi; Vive le plombier!

  3. Uomo dit :

    Sans vouloir faire l’avocat du diable… Lorsque la jolie fille “belle et rebelle”, chic et apprétée, s’est transformée, sous prétexte de “casage officiel” ou de “première grossesse”, en Miss jogging et pantoufles avec 25 kilos de plus et 5 migraines par semaine, cela peut aussi (malheureeusement) encourager ce type de piteux défouloir…

  4. LANDRY dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord, j’aime beaucoup ce que vous faites, et je partage sur Facebook !
    L’hypocrisie n’étant pas mon fort, suffit de voir mon “profil”, un aveu : effectivement, comme tous les hommes, j’ai regardé du porno.
    D’abord, suis un peu circonspect quant aux sevrage. Certains hommes un peu primitifs, voire un peu tarés (parle de ceux qui se complaisent dans le visionnage de truc , absolument répugnant) n’y renonceront jamais … Faut renoncer à ces mecs !
    Et puis, le porno ne finira-t-il pas par tuer le porno ? (sauf pour les sus-mentionnés ci-dessus). Je veux dire que j’ai connu une époque où le porno était, comment dire … “bon enfant” ! Si on remonte encore dans le temps … c’en devenait “rigolo” (ai vu récemment une vidéo de ce genre au “Musée de l’érotisme” à Paris . Ah les mecs en chemises de nuit et fixe-chaussettes … un poème. Et les nanas, pas tristes non plus !). Et puis il y avait aussi “le doux parfum de l’interdit”.
    Or maintenant ! Avec la surenchère, la porno est devenue positivement abject, (et je pèse mes mots), que certains trucs pornos sont devenus “pire qu’à dégueuler”. La nana avec 15 types, les animaux, le triple “fist fucking” , bien pire, oublions les détails …. etc etc…. Sans parler de l’insupportable mépris de la femme et de son image avilie.. Alors non, non non et non. Des années que je me refuse absolument à voir ça. Aurai l’impression de me “dégrader” … et me mépriserai !
    Ne pense pas être le seul ! J’en connais (peut-être des tartuffes, mais ne pense pas.)
    Et si Jules a besoin de ces sordides machins pour “activer son univers fantasmatique », selon le jargon de l’époque …. peut-être lui expliquer que c’est bien triste pour lui, et qu’il n’a qu’à se servir de son imagination, pour ses fantasmes (que tout le monde possède, c’est bien entendu !)

  5. Jacquot dit :

    Êtes-vous célibataire ?

    • LANDRY dit :

      “Êtes-vous célibataire ?” de Jacquot : suppose que cela s’adresse à moi ! Comprends pas trop le sens de cette question mais bon !

      Non non, je suis marié … et c’est d’ailleurs la 3° fois ! (mais j’ai eu des périodes où j’ai vécu en célibataire, avec des “amies” de passage !

  6. Jordanne dit :

    Face à ce réel problème, que ferait une fille belle et rebelle ?
    Eh bien déjà elle comprendrait qu’elle ne doit pas elle-même se soumettre à la domination de la pornocratie. Or, elle le fait implicitement en s’épilant le pubis ! Car cette mode, apparue au début des années 2000, n’est que le résultat de la présence massive et facilement accessible de la pornographie, comme vous le soulevez dans votre article.
    Face à des mecs qui, pendant les années de leur apprentissage de la sexualité (on va dire 10/20 ans) se sont masturbés frénétiquement devant des porn-stars totalement épilées, la réaction rebelle c’est de leur dire que nous ne sommes pas, justement, des porn-stars !
    Etre belle et rebelle, c’est accepter sa pilosité (y a des limites, ok) comme une marque de sa féminité, et ne pas vouloir être réduite à une fente et un orifice. Car c’est bien ce qu’il reste d’un sexe totalement épilé…
    Etre belle et rebelle, c’est ne pas se soumettre à la pression sociale (les copines, les potins, les magazines…) et commerciale (le marché de l’épilation, les magazines soumis à leurs annonceurs, etc.) qui vous font penser puis croire que les poils c’est moche, c’est sale, ca pue, ca gratte, etc.
    Etre belle et rebelle, c’est envoyer chier un système qui veut soumettre la femme par son hygiénisation, la standardisation de son sexe, une disponibilité vaginale, de la même sorte que d’autres systèmes la couvrent d’une burqua, l’excise ou l’infibule.
    Quelle sera la prochaine étape ? Ouvrez les yeux, elle est déjà là : la chirurgie plastique des petites lèvres. Mais oui, enfin. Que notre sexe ressemble au reste : un objet de consommation respectueux des normes !
    Etre belle et rebelle, alors, c’est rejoindre le combat rigolo mais sérieux de Téléchatte (www.telechatte.fr) !

  7. Jordanne dit :

    Oops les liens sans les http ne sont pas cliquables ! Ce serait dommage de ne pas pouvoir cliquer sur http://www .telechatte.fr, le complément indispensable à cet article ! Désolé pour cette 2e couche (mais je suis une rebelle isn’t it ?) ^^

  8. AXL dit :

    D’accord sur le fond mais pas trop de poils quand même svp. :)

  9. Sexomancien dit :

    Bravo bel article, analyse féminine de grande qualité le porno est bien lié à la société de consommation. Mais attention Jules n’a pas tous les défauts, Julie est aussi souvent responsable de ce qui lui arrive, elle est sous perfusion de la presse et autre magazines féminins. Donc bien d’accord avec vous, il faut réveiller les zombies…

  10. Donatien dit :

    J’adore l’intervention de Jordanne qui sous une apparente surenchère dans le côté “réac” arrive à conclure en renvoyant vers un site qui collectionne les photos de pubis! C’est pas du porno y a des poils!
    Il n’empêche que sur le fond elle a raison, l’épilation totale c’est moche, ça fait petite fille et lorsqu’elles s’y attendaient pas, ça pique!

    A belle et rebelle: “Bah vous n’avez qu’à tenir votre femme.” Ca veut dire quoi ça? Il fait peut-être ce qu’il peut pour essayer de la bouger sa matronne le pauvre gars….

  11. tiboudshut dit :

    J’irais dans le même sens que Jordanne, en rappelant que l’épilation, le string, les sex toys, la lingerie sexy sont aujourd’hui à la mode grâce, ou à cause du porno! et cela ne déplait pas à tout le monde… si ??? parmi vous combien n’ont pas de string, ne porte jamais de lingerie sexy, ne se sont pas acheté un sex toy et arbore encore la gouffa à maman??

  12. Homo sapiens dit :

    Je sors de ma grotte pour m’ouvrir à la lumière de la vérité et cet article tombe pine poil dans la lueur de ce que j’ai toujours pensé. La pornographie a fait de nous mes frères du sexe “fort”, des émasculés faibles et lâches. La jouissance égoïste, superficielle, instantanée nous a aliéné au rang d’animal. Soyez francs: un Homme, s’il devait exister aujourd’hui, devrait être responsable et c’est là qu’il tient ça virilité.
    Si vous, mes compagnons asservis, vous voulez être un véritable héro viril, alors rejetez le porno qui transforme les filles en poupées salopes, redonnez de l’honneur à notre sexe en bannissant les images édulcorées qui vous transforment en drogué sans vigueur et sans saveur. Sortez de l’obscurité et découvrez votre petite amie, une fille en vraie, découvrez aussi le bonheur de sortir de l’emprise de l’intoxication sexuelle. A quand le site des hommes forts et rebelles?

  13. dreckos dit :

    Perso quand j’en regarde c’est quand je me sens seul (même si je suis en couple).

    Si tu veux décontaminer ton mec au porno, il faut qu’il se sente mieux dans sa vie ou l’aider à la supporter en étant plus présente pour lui même au téléphone par exemple. (s’il t’aime)

  14. solenka dit :

    “En rentrant du boulot un peu plus tôt ce soir, vous avez grillé Jules devant l’ordi en train de mater du porno !”…1) Si j’ai envie de faire de sexe à ce moment, je profite de la situation 2) Si je ne suis pas dispo, je le laisse tranquille, savourant le fait que le chéri soit autonome dans sa sexualité.
    En passant un peu de lecture qui visiblement ne vous fera pas de mal:
    http://www.amazon.fr/Penser-pornographie-Ruwen-Ogien/dp/2130538673

  15. Skydoll dit :

    Merci pour cet article.
    C’est vrai que ce truc nous (je n’ai pas l’air d’être la seule) pourri la vie.
    Je pense que les mecs de maintenant confondent érotisme et porno.
    En plus c’est légitimé par les magazines féminins qui conseillent, pour “pimenter” son couple, de rejoindre Jules dans ses frasques.
    Suis désolée mais moi, Les pornos ne m’exitent pas.
    Je trouve l’érotisme plus sexy que l’étalage de bidoche en gros plan…
    Je pense qu’il y a d’autres moyens de se faire fantasmer que de rester passif devant tous ces trucs qui sont désormais en libre service.
    C’est vrai, le sexe est devenu de la junk-food et les mecs des “obèses”.
    Pourtant, on commence à prôner le “bio”, le plaisir de redécouvrir les saveurs, de “manger sain”..
    Peut-être un jour le sexe “sain” pour le plaisir de redécouvrir le sexe…
    On croise les doigts !!

  16. al_kuhul dit :

    Hello…
    C’est tout à fait vrai ce que dit cet article…

    Je suis malheureusement dépendant de cette saleté… et je n’arrive pas à m’en défaire…
    Je suis un jeune célib, et ca n’arrange rien, si au moins j’avais une princesse pour qui me battre…

    D’un autre côté, tant mieux que je n’aie personne dans ma vie, au moins je la blesserais pas…

    J’en ai marre de cette connerie, mais j’arrive pas à arrêter… La plupart des mecs en sont là. Les filles, demandez-leurs d’arrêter trois semaines…. La plupart ne pourront pas…

  17. The Man Who Shot LV dit :

    Belle et rebelle, j’aime bien l’esprit. L’article est bien écrit et je salue son auteurE. Mais faut faire attention à ne pas devenir “Belle et Moraliste.” Le porno c’est comme tout, un peu ça va, il faut pas basculer dans l’excès voilà tout. Et il y a surtout différent degrés, c’est vrai qu’il y a des trucs sales, mais pas que.
    Oui le porno est dénué de tout affectif et c’est fait pour. Le but n’est pas de tomber amoureux par procuration, mais juste de satisfaire ses pulsions. Il faut comprendre que les hommes doivent les assouvir et qu’ils n’ont pas besoin de sentiments pour le faire. Est-ce que j’apprends quelque chose à quelqu’un? Il serait temps de déconstruire le monde de Cendrillon et autre Belle au bois dormant qui d’ailleurs donnent une image de la femme guère plus reluisante que les actrices du porno.

    Qu’est-ce qu’il vaut mieux que Jules regarde un porno 1-2 fois par semaine ou qu’il prenne son pied avec d’autres filles? D’accord le raisonnement est un peu extrême. Mais l’homme n’est pas fait biologiquement pour être monogame, et quand je dis ça ce n’est pas un jugement de valeur. C’est un fait. C’est la nature.
    Je crois qu’il faut juste ne pas stigmatiser le porno (ni ceux qui en consomme) comme “le cancer du couple” car au contraire si c’est maîtrisé ça peut même lui apporter un équilibre. Il y a plein de filles qui l’ont compris et pour qui ça ne pose aucun problème que leur mec fasse ça de temps en temps.
    Après je ne parle pas de ceux qui matte des films tous les jours à s’en faire saigner la verge, là ça devient en effet une addiction comme une autre, qu’il serait bon de traiter. Précisons donc les choses et ne crions pas de généralités qui n’apportent rien. Tout interdire ne règle rien. Engageons le dialogue pour trouver un équilibre au lieu de bassiner Jules avec une morale plus rétrograde que rebelle.

    Belle et rebelle, dans le genre le commentaire de Jordanne est très juste.

    • Aurélie Gillot dit :

      Bonjour et merci pour vos compliments sur mon article!

      Vous êtes mignon, vous essayez de vous justifier parce que vous regardez du porno !

      Les garçons n’ont pas besoin de regarder du porno pour satisfaire leurs pulsions, comment faisaient-ils avant sa diffusion massive il y a seulement une trentaine d’années?”

      Sinon, vous tombez dans le relativisme typique auquel je faisais allusion : le porno soi-disant bénéfique pour le couple (il vaudrait mieux s’interroger sur le désir que Jules et Julie éprouvent l’un pour l’autre s’ils en sont réduits à se servir du porno comme d’un stimulant), le remède à l’infidélité (bon, là-dessus, inutile d’insister il me semble, si on a envie de tromper son conjoint, c’est pas le porno qui vous arrêtera).

      Je pense vraiment que pour bien comprendre les effets dissolvants du porno sur les hommes, il est nécessaire de s’en priver pendant quelques temps, histoire d’avoir assez de recul. Alors, je ne peux que vous conseiller de suivre ma petite detox de 40 jours! Vous verrez, le propre de la detox, c’est qu’en la faisant, on s’aperçoit qu’on était beaucoup plus mazouté à l’intérieur qu’on se l’imaginait, beurk! Allez, courage! On en reparle après, d’accord?

  18. Sarah Brunel dit :

    Avoir une morale dans une société qui n’en a plus, c’est peut-être aussi cela être “rebelle” cher “The Man”…

  19. Julien dit :

    @ L’auteure “Les garçons n’ont pas besoin de regarder du porno pour satisfaire leurs pulsions, comment faisaient-ils avant sa diffusion massive il y a seulement une trentaine d’années?” montre que vous ne connaissez pas l’effet cliquet, dont le phénomène que vous critiquez n’est qu’une des innombrables facettes !

  20. Annonyme dit :

    Ouai c’est de la belle merde. Autant d’un côté je suis le premier à dire qu’il ne faut pas dramatiser, autant je vois le mal que ça a fait à mon amie d’apprendre que j’en consommer. Ouai, et c’est vraiment pas facile de s’en sevrer. Pire que le tabac. Le tabac j’ai réussi et pourtant j’ai pas mal fumé avant ça. Et pourtant, ma femme me comble sexuellement. Je ne sais pas. C’est vraiment de la merde. Il n’y a rien à dire. Aller, je vais réessayer les 40 jours de désintoxe. La première fois j’ai tenu 3 semaines, puis après un mois et c’est vrai que je me sentais fort d’avoir arrêté. Ceci n’a pas redonné confiance pour autant à mon amie qui m’a avoué qu’elle avait peur de me savoir isolé avec un ordinateur. Ouai, mince quoi. J’ai bien tenté de la jouer “relativise” pour me défendre, mais voilà, je suis conscient qu’on ne fait pas exprès d’avoir mal et d’angoisser. Par contre, c’est vrai que la peur que le jour où je trouve quelqu’un de plus jolie je n’hésite pas à la quitter à cause que je regarde du porno, c’est quand même un peu simpliste. Mais je comprends la douleur derrière cela. Ouai, quelle merde. Internet pour cela nous a bien rendu accrocs, et si pas tout les mecs, en tout cas moi ça c’est sûre…

  21. Olivier dit :

    Je confirme en tous points l’analyse de cet article. Le sujet est tabou donc les articles rares. Ceux qui s’interrogent sur les conséquences de cette addiction sont vus comme des rétrogrades. Je pense au contraire qu’ils sont des héros des temps modernes. Refuser ce déferlement consumériste d’images avilissantes n’est pas facile, il faut de la volonté pour y arriver, ce qui manque cruellement à notre génération.

    C’est en effet pire que le tabac: une fois essayé on n’arrive pas à s’en défaire. Une véritable aliénation, un poison de l’amour qui blesse en particulier votre femme et pourrit votre relation de couple. Cela va évidemment avec la masturbation, autre cancer difficile à éradiquer sans thérapie. Les deux s’entretiennent et diminuent votre libido, atténuent vos “performances sexuelles” (ce terme consumériste ne me plait pas plus mais vous comprendrez) pour vous pousser à acheter des pilules pour compenser (c’est dans la même logique).

    Tout est fait sur internet et à la TV pour vous faire plonger et consommer cette saloperie. Comme les additifs dans les clopes, c’est la même logique piégeuse pour vous éviter d’en réchapper et devenir un consommateur docile et aveuglé.

    Vivement une révolution des moeurs qu’on puisse s’en sortir: comme on a réussi à virer le tabac des lieux public, il faudrait se débarrasser du porno sur nos écrans et nos panneaux publicitaires. L’écologie sexuelle a de beaux jours devant elle…

    Je ferai tout pour éviter à mes enfants d’être atteints par cette saleté et en devenir accros. Malheureusement l’école, qui a décidé de “soustraire les enfants aux déterminismes familiaux”, risque de les piéger à notre insu…

    Merci pour cet article qui ose mettre des mots sur ces maux actuels. On va s’en sortir!

  22. Dupont Chantal dit :

    Merci pour cet article sur les accrocs du porno. Je me souviens très bien, que des cousins (du meilleur monde versaillais), déjà mariés, se retrouvaient entre copains (sans leurs femmes), pour visionner les premières cassettes “hard”, et cela dans les années 70. J’étais très choquée, que des hommes encore jeune mariés, de surcroît catholiques pratiquants, chantant à la chorale de la cathédrale de Versailles, cèdent à cette nouvelle mode du porno, qui commençait donc par miner l’élite, celle-qui 40 ans plus tard, a dû défiler avec leurs enfants et leurs petits-enfants, durant les Manifs Pour Tous !

  23. Bruno dit :

    Le porno, planche de salut pour sauver l’âme du couple ?

    Bonjour, ouch ! qu’il est vrai que ce sujet peut être au combien fâcheux…
    Mais voyons comment peut-on blâmer ainsi sans vergogne ces jeunes ados, de la love attitude ! Ne cherchant qu’à atteindre, pardon faire atteindre à leur sens, le 7em ciel ! la 158em merveille du monde ! Le Nick-nirvana plus ultra du Karma !!
    Non mais sérieux, descendant quasi direct de générations capitalistes et consuméristes, poussant l’homme à atteindre une excellence sans faille, qui déjà, survivant d’un système adolescent qui la placer là où il ne voulait pas forcement être, à en plus dû quitter celle-ci pour s’adjoindre aux compétences nécessaires face à la vie, 1 fois sur 2, une post-adolescente ayant survoler les quelques principes vitaux indispensable à l’autodidact(ie) amoureuse !
    et bien c’est un miracle que certains arrive encore à ban… devant ces films !
    mira…culeux, sement, non, même en décortiquant sa conscience, j’ai pas réussi à comprendre que qui je suis, ne l’intéressait pas plus que ce que j’aie suivi…
    Voilà on en reviens maintenant à notre cher écran d’ordinateur… il est ou le bug…

    Bon bah du coup, si on oublie pas que la moralité est tout de même essentiel à sa construction personnel, et bien il est assez évident qu’un support est nécessaire à la construction du couple.
    Un homme ayant chercher à s’accomplir à visiblement compris que la femme ne peut être que son meilleur allier, c’est pour ça que beau et rebelle il n’aura de cesse d’être “là” où il ne faut pas être..

  24. J’adore cette atmosphère poétique !

  25. Bruno dit :

    Le terme fantasme peut signifier :
    Fantasme (psychologie), vision illusoire ou situation imaginaire
    Fantasme (sexualité), situation imaginaire érotique ou sexuelle

    La sexualité est un détour que la psychologie prend, pour rejoindre le chemin de la réalité, ça fonctionne également pour, La psychologie est un détour que la sexualité prend, pour rejoindre le chemin de la réalité.
    Sinon pour les plus sceptiques ; La réalité est un détour que la psychologie prend, pour rejoindre le chemin de la sexualité…

    Avez-vous déjà re-visionner un des épisodes de votre dessin animé préféré quand vous veniez tout juste de quitter l’ère maternelle pour celle plus primaire des premières observations ? Oui cette épisode, celui la même qui à participer à développer votre esprit de curiosité, votre capacité d’analyse de la situation, l’importance de faire un choix face à une situation critique !
    Je me surprend toujours autant à me faire cette remarque à chaque épisode, la représentation de l’individu face à des situations est d’une consternante simplicité invasive…

    Pour ne souligner que l’idée, je donnerai comme exemple celui ou un héros masculin est face à un méchant monstre, dans beaucoup de dessins animés, “le” gentil héros est choqué, tétanisé par le degré de cruauté du dit méchant, mais se doit par l’ omni-“onomatopées”-présence du courage, de faire ou ne pas faire certains choix, là déjà, petite tête blonde aux grands yeux écarquillés que j’ai étais, on me fait assimiler un des ces choix pour permettre à mon esprit de continuer à suivre le destin du héros…
    J’en ai pas vraiment le choix, l’histoire l’exige…

    Certains raccourcis empruntés par l’esprit pour suggérer un idéal, se révèlent être de sérieux handicaps pour faire mûrir une vision “déjà bien orienté” malgré elle…

    Seul remède la détox…?

    ou autrement dit, Messieurs brisés vos fantasmes, ces dames exigent un droit de passage pour les éveillés… ;-)

    Mais pour mieux le comprendre, il faudrait parler de la position de l’héroïne dans ce combat à mort pour la survie du bien. Elle à souvent elle, une prédisposition naturelle à être “parti” du conflit sans pour autant faire partie de l’histoire. Ce qui aura pour conséquences de lui faire assimiler qu’elle doit être le choix d’une petite tête blonde ( héros ! ) face à une situation critique.

    Quand on voit pas la raison d’un problème, on nie le sens même de ce qu’est un problème… mais en revanche on raisonne notre choix…

    Deux vaisseaux, deux directions…

    L’éducation sexuelle cherchent son âge d’or, mais ne devrait elle pas d’abord y trouver un âge de faire ?

Un truc à dire ?