La question existentielle du lundi matin

mariage forcé la question existentielle du lundi

Mais pourquoi les hommes ne veulent pas s’engager ? Sarah Brunel se pose la question existentielle du lundi matin.

Je sais bien que la diversité des êtres est l’une des grandes et sublimes richesses de notre époque mais force est de reconnaître que bien souvent, malgré tout, les gens se ressemblent étrangement, comme deux gouttes d’eau même, en tout cas en termes de psychologie et de comportement. Tous se rêvent extraordinairement originaux et uniques mais agissent au quotidien de façon p arfaitement semblable et interchangeable. Et pas toujours pour le meilleur…

Prenons le cas des hommes face à l’engagement… ben y’a quand même rarement de surprise, c’est un peu toujours la même chanson avec pour itératif refrain le fameux « Courage, fuyons ! ».

Le « mec » moyen (Avez-vous noté que, le langage s’adaptant au réel, le terme adolescent « mec » a progressivement totalement remplacé celui « d’homme » désormais inadapté aux êtres de sexe masculin androgyno-torturés qui hantent nos rues et parfois nos chambres à coucher…), a, en effet, une angoisse majeure: qu’on le prive de sa « liberté », celle-ci consistant en un subtil mélange d’ivrognerie festive, de soirées console de jeu ou poker, de matchs de foot et de baisouille sans lendemain.

Caricatural ? T’as qu’à croire ma grande !

Donc, notre « mec » épris de « liberté » est affreusement terrorisé par les responsabilités et les sacrifices nécessaires à l’existence d’un couple digne de ce nom et plus encore à la fondation d’un « foyer » (terminologie odieusement pétainiste dont je m’excuse auprès des lectrices).

A sa décharge, il faut dire que rien n’est fait non plus pour l’encourager dans le sens d’un quelconque engagement… Entre des parents-copains qui n’osent plus entraver le moindre « désir » de leur si précieux fiston ni risquer d’interférer dans son « épanouissement » en lui collant  périodiquement un petit coup de pied au cul et une société médiatico-spectaculaire qui n’incite qu’au zapping, à la jouissance immédiate et à la consommation compulsive, notre pauvre « mec » moderne est chaleureusement convié à se laisser aller le plus totalement possible à ses penchants égoïstes et irresponsables.

Face à lui : la Femme. La Femme qui, elle, n’a qu’un rêve et une unique ambition : s’engager et bâtir ! Construire et entretenir un nid confortable et protecteur pour y pondre ses œufs amoureusement veillés et aux soins desquels elle passera toute son existence dans le dévouement, l’amour et la fidélité…

Quoi ? Que me dites-vous ? Ce n’est pas tout à fait ça ? Je m’égare ? J’ai une vision biaisée et d’un autre âge ? Ha… Attendez, je vérifie mes sources…

Ha oui, en effet, il semblerait que certaines évolutions plus ou moins récentes m’aient échappées.

Reprenons donc.

Face à lui : la Femme. La Femme qui, elle, se voudrait bien mère mais sans sacrifier sa brillante carrière de media-planner, se rêve à la fois princesse et salope, ne veut pas tomber dans la « routine » mais « s’éclater »,  ne sacrifiera jamais sa « vie de femme » à sa famille, lit des revues pour savoir « quelle garce elle est » et aime bien renouer des liens avec ses ex via Facebook et Copains d’avant…

Finalement ce ne sont pas tant spécifiquement les hommes qui « refusent de s’engager » mais bien toute une génération d’éternels adolescents égotiques et capricieux, incapables d’embrasser le monde au-delà de l’horizon de leur nombril et pour qui toute contrainte est une intolérable atteinte à leur « Moi » hypertrophié.

Sans doute est-ce là l’une des grandes victoires de la parité.

Sarah Brunel

10 commentaires pour "La question existentielle du lundi matin"

  1. lareac dit :

    C’est effectivement ce déracinement galopant qui mine tout dans la société.
    Le nivellement, la mise de l’Homme au milieu du monde, nous mettent devant une société assiégée par les délires de la consommation.

  2. kokoro dit :

    Je tiens à m’excuser pour les quelques fautes d’orthographe qui m’auront échappé par impossibilité d’édition des commentaires et, malheureusement, manque de temps pour relire.

  3. Pat77 dit :

    Tout à fait d’accord avec la conclusion: notre génération refuse toute idée d’engagement, de responsabilité, voire de sacrifice.
    Tout est dû, tout est Droit, rien n’est Devoir.
    Nous sommes une génération consumériste et lâche: c’est ce qui caractérise toute société décadente.

    Pour le reste, et c’est en tant que mâle que j’écris ces lignes: beaucoup d’hommes aimeraient s’engager, mais les femmes préfèrent se faire berner par les gros cons, les beaufs égoïstes, les beaux parleurs (à défaut d’être parfois des bons coups, mais ça, il est souvent trop tard au moment de s’en apercevoir !) bref par tous ceux qui les prennent pour des connes. Et le plus souvent, ça marche.
    Il faut croire que c’est pour se venger qu’à leur tour, les femmes prennent les honnêtes garçons pour des cons, des kleenex, et parfois des porte-monnaie ambulants.
    Oui, les garçons gentils, honnêtes, respectueux (à défaut, certes, d’être toujours des canons) finissent par préférer la compagnie virile mais conviviale d’une bande de copains, autour d’une bière. Ils ne veulent plus être pris pour des blaireaux.
    Au final, beaucoup d’hommes et de femmes finissent seuls, sur Meetic.
    Quelle époque formidable.

  4. paulette dit :

    Je suis tombée par hasard sur ce blog et ce que j’y lit me laisse perplexe. Dans le genre caricatural c’est énorme. Je pense que vous faites de votre cas une généralité, c’est probablement pour cette raison que je sens de l’aigreur dans votre billet. Non tous les hommes ne sont pas comme cela, et si les hommes ne veulent pas s’engager avec vous, cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas s’engager….Quant aux femmes, entre la bonne mère de famille et la carriériste aux dents longues, il y a quand même au milieu plein d’autres femmes qui ne tombent ni dans un extrême ni dans l’autre.

  5. Glasgow dit :

    Hé bien, je dirais que qui se ressemble s’assemble. Les personnes qui recherchent une relation longue, qui évolue en préservant les libertés de chacun noue cette même relation avec une personne semblable.
    Ceux qui au contraire, préfèrent rester libre, chercheront un compagnon/une compagne du même goût.

    Je dirais même que la tendance aux relations sans engagement ne va que rendre plus brillants et admirables les couples qui durent.

    Et oui, c’est une avancée considérable que de pouvoir quitter son mari sans devoir éprouver de honte, tandis que lui peut se remarier sans peine. Il faut juste en faire bon escient.

  6. Silver84 dit :

    Superbe article, et très réel y a rien a rajouter! ca fait du bien de savoir qu’il y a encore une étincelle de résistance dans se pays !

    quelque note trouver sur fb juste pour exemple….
    -Le seul moyen de se débarrasser d’une tentation, c’est d’y céder.
    -Trois sortes de gens disent la vérité : les sots, les enfants et les ivrognes.
    -Mariage d’amour mariage d’un jour.

  7. wanderwonder dit :

    A Mademoiselle Brunel,

    Ecoeurée par vos propos, je ne sais pas par où commencer…
    Votre article reprend (malgré vos dires) les codes des magazines féminins en agglutinant des inepties et des stéréotypes éculés et sans nuances. Au lieu de questionnements existentiels, il s’agit plutôt de divagations du lundi matin. En vous masquant derrière un discours soit disant spontané et révolté, vous vous permettez de faire vos petites attaques mesquines envers les hommes et les femmes. Je prends partie pour mes congénères masculins lorsque vous nous exposez vos vues au 3eme paragraphe. Le jour où vous aurez compris que la communication et la liberté individuelle dans le couple est la base d’une relation saine on en reparlera. Lorsqu’on arrive à ce genre de conclusion haineuse, c’est que le dialogue est tout simplement absent. On dirait le journal intime d’une adolescente de 15 ans. Celui d’une fille seule et sans réponses.

    Je comprends dès lors qu’un homme dépassant le niveau de la bête ne puisse supporter une femme qui tient ce genre de propos (voir comportements) hystériques. D’où le non-engagement puis la séparation. Et puis, la femme n’a t-elle pas d’autre chat à fouetter que de courir après une hypothétique “protection”? Qu’est-ce que l’amour selon vous? Si c’est un enchainement de rapports contractuels normatifs, non merci!

    Quand certaines se rêve à la fois princesse et salope d’autres s’imaginent future poule pondeuse et pseudo-féministe de comptoir.

    Rassurez vous vos injonctions à l’engagement “amoureux” en dégoûte plus d’un et des deux sexes.

  8. Sarah Brunel dit :

    Et si on se détendait un brin? Une petite tisane et, hop, zen !

    Vous faites d’ailleurs bien, mister “wanderwonder” , de parler “d’hystérie” vu le ton calme et serein de votre petit glaviot hargneux… Comme quoi l’histoire de la paille et de la poutre ça fonctionne toujours…

    Je passerai bien évidemment sur les allusions à mon âge où à mon supposé célibat qui démontrent à elles seule le niveau général de l’argumentaire…

    Je ne retiendrais que le merveilleux poncif suivant : “la communication et la liberté individuelle dans le couple est la base d’une relation saine “.

    Je pense pour ma part que justement il n’y a pas de couple ni surtout de famille solide et durable sans que les divers portagnosites sacrifient uune part de leur sacro-sainte “liberté indivuelle” à la construction d’une entité qui est supérieure à la simple somme de ces composants.

    Que vous ne soyez pas d’accord avec cela c’est une chose. Que vous ne supportiez pas l’idée qu’on ne soit pas contrainte de partager votre avis en est une autre…

  9. wanderwonder dit :

    miam merci pour la tisane,

    Mais pourquoi parler à chaque fois du couple comme si le but ultime serait de fonder une famille?
    Je pense qu’il existe d’autre cas de figure. Les compromis sont induits dans l’idée même du couple tout dépend de ce que les deux parties recherchent. Et c’est bien souvent là que le bas blesse. Il faut discuter dans le couple c’est l’engagement le plus important qui soit.

    “les garçons gentils, honnêtes, respectueux” dont parle pat27 existent, et heureusement! C’est avec eux que l’on construit un amour ideal et une complicité tendre qui peut mener à un engagement plus grand.

    Si les deux personnes ne sont pas capables d’énoncer ce qu’elles recherchent peut-on alors parler de couple?
    N’est-il pas déjà trop tard lorsqu’une des deux personnes s’échine à convaincre l’autre sur ce qu’il devrait faire?
    Peut-on se lancer dans une relation en ayant des convictions cloturées sur ce qu’il serait bon que l’autre devienne pour nous?

    Qu’en pensez-vous?

  10. Simon dit :

    Personnellement je suis assez d’accord avec ce qui est écrit par l’auteur de l’article. De par l’influence néfaste des idéaux libertins et ultra-matérialistes véhiculés par les médias et le star-system, auxquels il faut ajouter l’éducation gauchisante et maçonnique dont les nouvelles générations ont été victimes, il me parait évident que la psychologie des hommes comme des femmes s’est considérablement avilie et dégradée.
    Sans forcément souhaiter un retour des vieilles familles traditionnelles de la France agricole du dix-neuvième siècle (certes assez tyranniques) où l’homme interdisait souvent à sa femme de sortir seule et la privait (à hauteur de son degré de possessivité) d’une partie de ses libertés individuelles, il faut au moins reconnaitre que ce système encourageait l’engagement, la fidélité et l’honnêteté.
    Nul besoin d’idolâtrer ce système pour admettre qu’il avait des avantages.

Un truc à dire ?